FSALE
Mémoire Kolwezi: Hommage au colonel Philippe ERULIN

Mémoire Kolwezi: Hommage au colonel Philippe ERULIN

  L'amicale des anciens légionnaires d'Ille-et-vilaine a organisé une cérémonie à Port Blanc autour de la tombe du colonel Philippe ERULIN à l'occasion du 40ème anniversaire du combat de Kolwezi.

Histoire: 1939-1954: la Légion étrangère à Sidi Bel Abbès (3)

Histoire: 1939-1954: la Légion étrangère à Sidi Bel Abbès (3)

Histoire: 1939 à 1954: La Légion étrangère à Sidi Bel Abbès

Camerone avec l'Amicale de Rambouillet (ARALE)

Camerone avec l'Amicale de Rambouillet (ARALE)

  Camerone avec l’Amicale de Rambouillet (ARALE).

Clément RAGOT: le dernier Camerone du LCL JEANPIERRE

Clément RAGOT: le dernier Camerone du LCL JEANPIERRE

  L'adjudant-chef (er) Clément RAGOT est probablement le plus grand collectionneur de livres traitants de la Légion étrangère. Il possède des trésors d'archives qui feraient le bonheur de nombreux collectionneurs…

-->

Histoire : Les premiers combats de la Légion Etrangère en Algérie – 1832.

 

1er janvier 1832 : les 1er, 2e, 3e et 5e Bataillons de la Légion Etrangère occupent Alger, le 4e est à Oran, le 6e incomplet à Bône. Ils sont employés au desséchement des marais, à l’ouverture des routes, à la construction des redoutes.

  • Les débuts de la Légion en Algérie sont difficiles en raison d’une indiscipline chronique, mais son installation définitive permet de la faire intervenir comme troupe de mêlée.

7 avril 1832 : la Légion Etrangère reçoit son baptême du feu au sein d’une colonne mobile, près des avant-postes de Maison-Carrée, près d’Alger. Les premiers légionnaires vont tomber en Algérie.

27 avril 1832 : premières prises d’Arzew et de Mostaganem.

  • La tribu d’El-Ouffia, voisine du camp de la Légion Etrangère à Maison-Carrée, à quelques kilomètres d’Alger, provoque de fréquentes désertions. Elle est attaquée par la Légion et 300 Chasseurs d’Afrique. Les 1er & 3e Bataillons (suisses et allemands) de la Légion Etrangère enlèvent les redoutes qui défendent Maison-Carrée. La tribu est razziée. C’est le baptême du feu pour la Légion. C’est la première victoire.
  • 300 légionnaires campent près du marabout de Sidi Mohammed Tittery.
  • A l’ouest, le 4e Bataillon des Espagnols enlève aux partisans de Mahi ed-Din le port d’Arzew et, dans la foulée, le poste de Mostaganem.

Avril 1832 : les bataillons de la Légion Etrangère sont autorisés à constituer des compagnies d’élite : grenadiers et voltigeurs.

23 mai 1832 : dans les environs de Maison-Carrée, la tribu des El-Ouffia s’agite une nouvelle fois. Une colonne, sous les ordres du commandant Salomon de Mussis, comprenant 27 légionnaires commandés par le lieutenant Châm et 25 chasseurs d’Afrique, patrouille dans la région. Le commandant pousse une reconnaissance avec les chasseurs et laisse les légionnaires au bivouac. Les légionnaires sont attaqués par 75 cavaliers arabes. Les légionnaires vont défendre jusqu’à la mort le marabout de Sidi-Mohamed-Tittery, à une lieue de Maison-Carrée. Le petit détachement est exterminé. Leurs cadavres sont retrouvés affreusement mutilés. Le lieutenant Châm est le premier officier de Légion mort au combat. De cette tuerie, il n’est par miracle qu’un seul rescapé.

2 juin 1832 : le colonel Combes est nommé à la tête de la Légion étrangère.

24 juin 1832 : après sa victoire à Maison-Carrée, la Légion Etrangère reçoit son premier drapeau : ‘’le Roi des Français à la Légion Etrangère’’ d’un côté et ‘’Honneur et Patrie’’ de l’autre côté. Il lui est apporté en Algérie par le colonel Combes, son nouveau chef de corps.

le colonel Combes

 

Octobre 1832 : après avoir reçu ses deux derniers bataillons, la Légion Etrangère aligne un effectif de 5 538 officiers, sous-officiers et légionnaires.

11 novembre 1832 : attaque d’Oran.

  • L’émir Abd el-Kader attaque Oran avec 3 000 cavaliers et 1 000 fantassins ; il occupe la ligne de crête, le djebel Tafaraouïne, dominé par un marabout nommé Sidi-Chabel ; la première charge des cavaliers arabes est brisée sur les pentes du djebel ; alors, les Français passent à la contre-attaque avec les Chasseurs à droite et la Légion Etrangère à gauche : le 4e Bataillon des Espagnols est en pointe et le 5e Bataillon des Italiens en soutien ; les Espagnols sont presque tous des vétérans de la Guerre d’Espagne contre les soldats de Napoléon. Ils sont rudes, rusés. Ils savent se glisser sous le ventre des chevaux pour désarçonner et poignarder les cavaliers, désorganiser les escadrons ennemis qui se débandent ; le soir, l’émir doit se replier. Oran est sauvée.

22 novembre 1832 : il y a autour de Mascara, dans la plaine de l’Eghriss ; une grande agitation. Les trois grandes tribus des Hachem, des Beni-Amer et des Gharaba sont réunies à Ersebia. Il s’agit de proclamer la guerre sainte contre le Roumi, en l’espèce de Français qui, depuis plus de deux ans, insulte l’Islam par sa présence sur la terre du Maghreb. Le vénérable Mahi ed-Din, de la tribu des Hachem, est acclamé. C’est un vieux chérif d’une race très pure et d’une grande sainteté. Descendant d’une famille arabe de Médine, la ville sainte où est mort le Prophète, il a gardé des traditions de sa race. Etablie au Maroc, sa famille a, à la génération suivante, émigré dans l’Oranais. Mahi ed-Din s’y est fait une grande réputation de piété et de courage. En 1827, son jeune fils, Abd-el-Kader, atteignant ses dix-neuf ans, il l’a emmené faire avec lui le pèlerinage de la Mecque. Ce pèlerinage sacre un homme.

Le vieux chérif se retire un instant dans sa tente, où il a laissé son jeune fils Abd-el-Kader. Il l’interroge : ‘’Que ferait le jeune homme si Allah lui confiait le gouvernement de ses fils’’. Le grave jeune homme a un éclair dans les yeux : ‘’Si j'étais Sultan, mon père, dit-il, je gouvernerais les Arabes avec une main de fer et, si la loi m'ordonnait de faire une saignée derrière le cou de mon propre frère, je l'exécuterais des deux mains ! »’’.

Alors le vieillard prend son fils par la main, l’emmène hors de la tente, et aux hommes des trois tribus qui l’assiègent, il dit : ‘’Voici le Sultan qui vous est promis par le Prophète’’.

Ces milliers d’hommes, d’un seul cri, accueillent comme chef le jeune Abd-el-Kader, âgé de vingt-quatre ans, déjà connu pour son courage au combat. « Quant à moi, je ne connaitrai d’autre loi que le Coran ; je ne me laisserai guider que par les préceptes du Coran, par le Coran et rien que le Coran ». Telle est la déclaration du jeune émir « commandeur des croyants ». Et il a toutes les qualités requises pour devenir un grand homme d’Etat. Devant les tribus réunies, le jeune émir proclame le Djihad mais sans tirer aussitôt le sabre car il sait, après l’échec devant Oran, qu’il doit attendre son heure.

En décembre 1832, la Légion Etrangère compte sept bataillons aux origines bien marquées :

  • 1er bataillon : Suisses et anciens de Hohenlohe ;
  • 2e et 3e bataillons : Suisses et Allemands ;
  • 4e bataillon : Espagnols ;
  • 5e bataillon : Sardes et Italiens ;
  • 6e bataillon : Belges et Hollandais ;
  • 7e bataillon : Polonais.
  • Le bataillon polonais, sous l’autorité de commandant Horain, aligne 14 officiers polonais et peut-être les recrues les plus valeureuses. Ces enfants de la lointaine Pologne ont dû fuir leur terre patrie après l’échec de l’insurrection de 1830. La France, amie de longue date, est pour eux la terre d’accueil par excellence. Ils sont heureux de lui offrir leurs bras.

 

Jean Balazuc P.P.P.P.

 

Sources.

La Légion Etrangère – 150e anniversaire – Historia – 2e trimestre 1981.

La Légion Etrangère – Grandeur et Servitude – Historama – XI.1967.

Pieds-Noirs d’Hier et d’Aujourd’hui.

La Charte de la F.N.A.M.

Histoire de l’Afrique du Nord – Général Edmond Jouhaud – Editions des 2 Coqs d’Or.1968.

La Légion Etrangère – Voyage à l’intérieur d’un corps d’élite – John Robert Young et Erwan Bergot - Editions Robert Laffont. 1984.

Le 1er Etranger – Philippe Cart-Tanneur et Tibor Szecsko – Branding Iron Production – 1986.

Histoire de la Légion Etrangère de 1831 à nos jours – Capitaine Pierre Montagnon – Pygmalion – 1999.

Français par le sang versé – Les hommes de la Légion Etrangère – Képi Blanc – Editions du Coteau – 2011.

Le Cercle algérianiste.

Châm, lieutenant ; premier officier de la Légion Etrangère, tué au combat le 23 mai 1832, dans les environs de Maison-Carrée.

Combes, colonel, commandant la Légion Etrangère ; arrivé à Alger le 24.06.1832, avec le premier drapeau de la Légion Etrangère ; le 09.04.1833, il laisse la Légion au colonel Bernelle ; commandant une des trois colonnes d’assaut de la brigade du duc de Nemours ; tué lors de la prise de Constantine le 12.10.1937.

Horain, commandant, officier polonais de la Légion plein de courage et de force ; chef du 4e Bataillon de la Légion qui s’illustre dans les combats de Moulay-Ismaïl le 27.06.1834 et dans les marais de la Macta le 28 juin. Il trouve la mort en mai 1839 lors de l’expédition sur Djidjelli.

Salomon de Mussis, commandant ; le 23.05.1832, il est à la tête d’une colonne avec des Chasseurs d’Afrique et un détachement de légionnaires ; alors qu’il pousse une reconnaissance avec les Chasseurs, le détachement de légionnaires est anéanti par la tribu des El-Ouffia.

 

 

amoilalegion.png

Qui est en ligne TPL_ALTCOLLAPSE

Nous avons 253 invités et aucun membre en ligne