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Kolwezi: Hommage au colonel Philippe ERULIN

Kolwezi: Hommage au colonel Philippe ERULIN

  L'amicale des anciens légionnaires d'Ille-et-vilaine a organisé une cérémonie à Port Blanc autour de la tombe du colonel Erulin à l'occasion du 40ème anniversaire du combat de Kolwezi.

Histoire: 1939-1954: la Légion étrangère à Sidi Bel Abbès (3)

Histoire: 1939-1954: la Légion étrangère à Sidi Bel Abbès (3)

Histoire: 1939 à 1954: La Légion étrangère à Sidi Bel Abbès

Camerone avec l'Amicale de Rambouillet (ARALE)

Camerone avec l'Amicale de Rambouillet (ARALE)

  Camerone avec l’Amicale de Rambouillet (ARALE).

Clément RAGOT: le dernier Camerone du LCL JEANPIERRE

Clément RAGOT: le dernier Camerone du LCL JEANPIERRE

  L'adjudant-chef (er) Clément RAGOT est probablement le plus grand collectionneur de livres traitants de la Légion étrangère. Il possède des trésors d'archives qui feraient le bonheur de nombreux collectionneurs…

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Il n’est pas très habituel d’ériger un monument sur les lieux d’un combat à l’étranger. Trois raisons marquantes :               

- la fidélité à la mission reçue, 

- l’exemple d’humanité du commandant et docteur TALAVERA, qui après le combat soignât nos blessés,

- le rayonnement national et international de cet exploit.

A l’arrivée du colonel JEANNINGROS et de ses légionnaires, une fosse commune fut creusée à l’extérieur de l’hacienda, près du coin sud-est, avec une simple croix de bois, sur laquelle on pouvait lire : « Ci-git la 3éme compagnie du 1er bataillon de la Légion étrangère »

Au départ du Corps Expéditionnaire, une pierre tombale inclinée, surmontée d’une colonne, entourée d’une grille en fer forgée, remplace la croix de bois.

 

Un troisième monument, en 1892, œuvre de Mr. Edouard SEMPE, consul de France à Vera-Cruz, fut érigé par souscription publique, 5 mètres à l’est de l’ancien. Genre de chambre funéraire en mur de briques aux dimensions de 2m x 1m,10 et 0,80 de haut, recouverte d’une dalle en marbre. Les ossements y furent transférés. Le monument est entouré d’un mur de briques et d’une grille en fer forgé, qui lui donne une dimension de 5 mètres x 3 mètres 75. Un arbre, un «nacastle», fut planté contre le monument.

L’idée de l’érection d’un autre mausolée remonte à 1948, lorsque le colonel PENETTE, ancien officier de Légion, alors à l’Etat-Major des Nations-Unies à New-York, vint se recueillir sur les lieux de l’affrontement. Il trouva le monument en piteux état, pratiquement en ruines. A Mexico, dans la communauté française, on ignorait tout du combat qui s’était déroulé à Camaron. Le colonel PENETTE obtint de Mr. De NOGARET, consul de France à Mexico qu’il fasse procéder aux réparations nécessaires. Mais les réalisations ne purent voir le jour que très progressivement.

En 1953, le général PENETTE, attaché militaire à Mexico, continua à œuvrer pour la réhabilitation du monument et pour le culte du souvenir, qui se perpétuait pourtant à Sidi-Bel-Abbès. Il fit venir à partir de  1954, les sociétés patriotiques françaises en une sorte de pèlerinage. Venu se fixer définitivement à Mexico en 1958, il s’attacha à la recherche historique et à la réalisation d’un nouveau monument

Cette recherche historique permit de retrouver, notamment, la tombe du sous-lieutenant MAUDET dans le soubassement d’une colonne de l’église de Huatusco.

Pour le nouveau monument, l’Etat libre et Souverain de Vera-Cruz, n’opposa pas d’objection. Il importait aussi d’être assuré qu’en France le projet serait fortement soutenu.

Une adhésion chaleureuse du Général de GAULLE, Président de la République, des anciens légionnaires les plus éminents : S.A.R. le Comte de Paris, S.A.I. le Prince Napoléon, Mr. Pierre MESSMER, ministre des Armées, les généraux KOENIG, OLIE, MONCLAR, MIQUEL, PECHKOFF, Mr. Hubert GERMAIN, du général GARDY, alors inspecteur de la Légion étrangère, du Maréchal JUIN et du général WEYGAND, permit d’envisager sa réalisation. Une association « Camerone » créée le 25 juillet 1960, présidée par le général PENETTE, composé de Français, de Mexicains et d’Etrangers constitua une base légale.

Les plans de l’architecte Vladimir KASPE furent acceptés en mars 1962. La maquette réalisée par Mr TANASESCU servit de guide et de propagande (elle doit être conservée au Musée de la Légion étrangère). L’entrepreneur fut Mr. ORTIZ GARCIA de Cordoba.

Le choix de l’emplacement fut une légère hauteur située à environ 200 mètres de la localité de Camaron. L’association « Camerone » acquit un terrain de 10 hectares le 18 février 1962, pour l’érection du mémorial.

Il fallut faire face au coût d’un tel monument. Des dons affluèrent du monde entier, le général KOENIG organisa à Paris un comité de parrainage qui rassembla les sommes suffisantes pour couvrir les dépenses, avec le soutien des ministres concernés.

Le premier coup de pioche fut donné à la fin du mois de mai 1962. Des obstacles imprévus (politiques et géologiques), ralentirent les travaux qui purent être poursuivis au début de janvier 1963.

Fait particulier, l’association « Camerone », avait conclu un accord avec la famille du commandant TALAVERA, qui avait souhaité qu’il soit inhumé là où il avait combattu et soigné les légionnaires.

Les 5 et 6 avril, on enleva la pierre tombale de 1892, les cendres furent exhumées et entreposées dans le nouveau monument. Une chambre funéraire avait été aménagée, de 2m50 de long, 2m de large et 2m de haut, avec des murs en béton de 15 cm d’épaisseur. Recouverte d’une épaisse dalle de béton, elle garantit aux reliques qu’elle contient un abri sans limite de temps. La tombe représente alors, un grand socle rectangulaire fait de plaques de marbre, de 7m50 de long et d’une largeur de 5m.

Le 20 avril 1963, pour le centenaire de Camerone, le monument fut inauguré sous la présidence de Mr. OFFROY, ambassadeur de France au Mexique, en présence de nombreux anciens légionnaires et de personnalités françaises et mexicaines. Drapeaux mexicains et français flottent côte à côte. Une salve de la section en armes de l’Armée mexicaine déchire l’air, et le sergent-chef ESPEROU sonne « aux morts ».

Les travaux reprirent au mois d’aout 1964, et achevés en février 1965, dans son architecture finale. Le monument est orienté est-ouest, presque carré, de 90m de long et de 85m de large. Il est entièrement cimenté, de façon à former des carrés gris de 5m x 5m qui représentent une croix de 100m de long visible d’avion.

 

                                        MÉMORIAL  ANCIEN

 

 

      LA  TOMBE  DU  COMMANDANT  ET  DOCTEUR  TALAVERA

Elle se situe à proximité du mémorial, non loin de l’endroit où le docteur TALAVERA, après le combat, soignât les légionnaires blessés.

 

 

   LA  MAQUETTE  DU MÉMORIAL   EN   1962

 

                                          MÉMORIAL  ACTUEL

  LE  FOND  DU MÉMORIAL  A  ETE  REFAIT  EN  MARBRE  NOIR

 

SOURCES : - extraits du fascicule du général PENETTE - édité en 1976

                     - photo de la tombe du docteur TALAVERA : LCL Yves-Jean BAUBIAT

                     - photo mémorial ancien : Wikipédia

                     - photo mémorial actuel : KB N° 755

 

Major  (er) MIDY- FSALE

En charge de la mémoire

 

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