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Blaise Cendrars et Jean Galmot: Guyane !

Blaise Cendrars et Jean Galmot: Guyane !

  En 1919, au lendemain de la grande Guerre, Blaise Cendrars rencontre Jean Galmot, homme d’affaire hors du commun. Cendrars disait de lui: “Quand je le vis entrer dans mon…

AG des AALE en Allemagne et en Autriche

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Un beau regroupement de bérets verts...(2)   Le samedi 10 juin 2017, les  Anciens légionnaires des Amicales d’Allemagne et d’Autriche ont tenu leur Assemblée générale dans le cadre exceptionnel et…

Congés annuels

Congés annuels

La Fédération des Sociétés d'Anciens de la Légion étrangère sera fermé du 24 juillet au 20 août 2017. En cas d'urgence: fsale@legionetrangere.fr

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2000

Servranckx Jacques, né le 21.01.1928 à Etterbeek en Belgique ; devenu Français en 1936 suite à la naturalisation de son père ; saint-cyrien de la promotion Nouveau Bahut 1945-1947  ; lieutenant au 1er R.E.I., il débarque à Sidi-Bel-Abbès et découvre la Légion Etrangère en Algérie en 1948 ; volontaire pour encadrer des renforts de la Légion Etrangère, il est affecté au 2e R.E.I. ; il est chef de la section d’intervention du Train blindé de la Zone Nord, adjoint au commandement ; il s’acquitte de sa mission malgré de nombreux accrochages jusqu’à ce qu’il soit blessé par l’explosion d’une mine en juin 1950, il est rapatrié sur Paris. Après onze mois d’hospitalisation, il repart en Indochine en septembre 1951, affecté au I/5e R.E.I. comme officier de renseignement et de transmissions. Chef de section, il mène de nombreuses reconnaissances offensives et contribue, par sa bravoure et son courage, à la gloire de son Bataillon dont le fanion est décoré de la Croix de Guerre des T.O.E. le 17.07.1952. Grièvement blessé en 1954, il est une seconde fois rapatrié sur Paris ; chevalier de la Légion d’honneur le 20.01.1953, il est titulaire de sept citations sur sa Croix de Guerre des T.O.E. ; promu capitaine en 1955 après 4 ans en Indochine, il est affecté au 2e R.E.I. ; il commande la 1ère compagnie de combat du I/2e R.I. en zone Sud Algérois en 1958-1960. Affecté comme commandant de section à l’Ecole d’application de l’Infanterie de Saint-Maixent, il prépare le concours d’admission à l’Ecole d’état-major. Il intègre ensuite l’Ecole Supérieure de Guerre. Après avoir été Commandant du 2e Bataillon de Saint-Cyr, il retrouve la Légion en 1972. Chef de corps du 2e R.E. en Corse en 1972-1974 ; chef de corps de la 4e brigade motorisée à Beauvais en 1977-1979 ; commandant la 2e D.B. à Versailles en 1981-1983 ; commandant de la 3e R.M. à Rennes en 1984-1988 : chef froid comme un robot, surnommé CKX, il termine sa carrière comme général de corps d’armée. Titulaire de la Croix de Guerre des T.O.E. et de la Croix de la Valeur militaire avec onze citations dont cinq à l’ordre de l’armée. Président du Souvenir Français de 1992 à 1997. Il porte la main du capitaine Danjou à Aubagne pour Camerone, le 30 avril 2000. Grand-Croix de la Légion d’Honneur par décret du 30.04.2007.

2001

Roos Karl, né en 1932 ; engagé en mars 1951, légionnaire, il est affecté dès septembre 1951 au 2e B.E.P. qui part en Extrême-Orient. Il s’y fait rapidement remarquer et revient en Algérie en 1953 avec deux citations, une blessure, et la Croix de Guerre des T.O.E. sergent légionnaire parachutiste au 2e B.E.P. en Indochine ; il participe aux combats d’Hoa-Binh en février 1952. Après un deuxième séjour en Indochine avec le 2e B.E.P., il participe toujours au sein du 2e R.E.P. aux combats en Algérie dès 1955 ; vieux soldat de 28 ans, après deux séjours en Indochine ; il continue à se distinguer, notamment en 1958, au cours d’un combat dans l’Oued Hadam, où il remplace au feu son chef de section blessé ; il gagne pour ce fait une citation à l’ordre du corps d’armée ; chef du groupe de tête, après un héliportage, isolé à 9 heures 50 sur le Chélia le 02.12.1960 pendant un long moment ; récupéré à 13 heures. Chevalier de la Légion d’honneur, Médaille militaire, Croix de Guerre des T.O.E. avec sept citations et Croix de la Valeur militaire avec trois citations. Il quitte le 2e R.E.P. en 1970 pour le 1er R.E. puis la 13e D.B.L.E. à Djibouti. Affecté à la Compagnie de Commandement et des service régimentaires depuis 1979 et major depuis 1984, le Général commandant le Groupement de Légion Etrangère le désigne comme Premier Président des Sous-Officiers pour l’ensemble de la Légion Etrangère. Il est fait Commandeur de l’O.N.M. en 1990 ; il est alors le sous-officier en activité le plus décoré de l’armée française. Il préside le mess des sous-officiers à Aubagne. Il prend sa retraite en 1991, après 40 ans de service dans les rangs de la Légion Etrangère. Il porte la main du capitaine Danjou à Aubagne pour Camerone le 30 avril 2001.

2002

Gusic Salih, né le 10.10.1927 à Banja-Luka en Bosnie ; il s’engage en 1947 au titre de la Légion Etrangère. Ses qualités intellectuelles et physiques lui permettent de progresser rapidement et d’être nommé sergent au bout d’un an de service à peine. A la fin de son instruction, il rejoint le 2e B.E.P. comme chef de poste radio au sein de la Compagnie de Commandement. S’acquittant de sa mission de manière exemplaire, il ne tarde pas à être remarqué. Légionnaire parachutiste, sergent-chef, responsable des transmissions au 2e B.E.P. en Indochine en 1950. Après une affectation en Algérie au 3e B.E.P., il retrouve le 2e B.E.P. et l’Extrême-Orient en tant que chef de section de combat. Parachuté à Diên-Biên-Phu, il tente, à la tête d’un groupe de légionnaires, une contre-attaque afin de dégager le point d’appui Huguette 1. Il est fait prisonnier à Diên-Biên-Phu le 07.05.1954 ; il tente de s’évader avec quatre compagnons le 8 mais ils sont rattrapés par une patrouille Viêt le 12 : Il n’est libéré qu’à fin 1954 après avoir tenté à plusieurs reprises de s’évader. Médaille militaire ; Croix de guerre des T.O.E. avec cinq citations dont une palme ; adjudant, affecté au 1er B.E.P. chef de section en Algérie ; adjudant de compagnie de la C.C.S. du 1er R.E.P. au 01.09.1955 ; il participe à l’expédition de Suez en novembre-décembre 1956 ; il se fait remarquer à plusieurs reprises, notamment sur le djebel Mahouna le 11.05.1958 ; affecté à un poste administratif au 1er Etranger à Sidi-Bel-Abbès en août 1958 : adjudant-chef en janvier 1959 ; affecté selon ses vœux à une unité combattante, au 2e R.E.P. en octobre 1960 ; il doit prendre, un moment, le commandement de la 2e compagnie du 2e R.E.P., au cours d’un très dur accrochage sur le Chélia dans les Aurès, le 02.12.1960, quand les deux officiers de la compagnie, le capitaine et son adjoint, sont grièvement blessés ; il quitte le 2e R.E.P. en avril 1962 ; Croix de la Valeur militaire avec quatre citations dont deux palmes ; chevalier de la Légion d’honneur le 18.07.1962 ; un des maréchaux de la Légion Etrangère ; il prend sa retraite en septembre 1962 et rentre en Métropole ; il s’engage dans la réserve en 1963 et accède à l’épaulette ; sous-lieutenant en octobre 1963, lieutenant en octobre 1965, rayé des contrôles en octobre 1964 ; membre du Club des C.S.P.F. ; Commandeur de la Légion d’Honneur titulaire de neuf citations dont trois palmes. Il porte la main du capitaine Danjou à Aubagne pour Camerone le 30 avril 2002. Grand Officier de l’O.N.M. par décret en mai 2011 ; son grand cordon bleu lui est remis le 13.07.2011 dans les jardins du Sénat.

2003

Selosse Jean-Marie, né en 1930 ; à la sortie de l’Ecole, le sous-lieutenant se porte volontaire pour l’Extrême-Orient où il découvre le monde des Képis blancs ; chef de section à la 4e compagnie du I/3e R.E.I., il s’y distingue et revient en 1954 avec une citation et deux étoiles d’argent à sa Croix de Guerre des T.O.E. ; toujours affecté à la 4e C.P. du 3e R.E.I., la fameuse compagnie d’élite du capitaine Pierre Jaluzot, il se distingue lors d’un assaut le 21.06.1955  ; adjoint au commandant de la compagnie, il se fait remarquer le 15.04.1957 lors de l’embuscade de M’Chatt à 10 kilomètres d’El-Milia ; après un séjour à Sidi-Bel-Abbès au 1er R.E. ; il devient lieutenant légionnaire parachutiste au 2e R.E.P. en 1960 ; chef de la 2e section depuis avril 1960 à Bou Sciar, adjoint au commandant de la 2e compagnie ; grièvement blessé sur le Chélia le 02.12.1960. Exfiltré après une évacuation mouvementée par hélicoptère, il est sauvé par une opération chirurgicale de la dernière chance ; il va lutter plusieurs jours entre la vie et la mort à l’hôpital Laveran à Constantine. Il participe en 1962 à l’installation de la Maison mère à Aubagne. Après une affectation au 2e R.E.I. où il prend le commandement de la 2e Compagnie portée au Sahara algérien, il prend le commandement du G.I.L.E. A son retour en Métropole, il est nommé chef du centre d’instruction et de préparation à Marseille. Lieutenant-colonel, il est commandant en second à l’Ecole technique des sous-officiers d’active. Promu colonel, il quitte l’armée en 1983. Il publie l’Arbre de proie qui réhabilite les combats dans le Djebel et qui reçoit le prix Erwan Bergot en 2002. Officier de la Légion d’honneur et de l’O.N.M. ; Croix de Guerre des T.O.E. avec deux étoiles d’argent ; Croix de la Valeur militaire avec deux palmes et une étoile d’argent. Il porte la main du capitaine Danjou à Aubagne pour Camerone le 30 avril 2003.

2004

Gniewek Franciszek, né en 1927 ; il sert dans la 10e D.I. ; il rejoint la Légion Etrangère en 1944. Il reste dans la Légion Etrangère jusqu’en 1961 ; affecté à la 13e D.B.L.E. avec laquelle il participe à la campagne d’Indochine. Il est blessé deux fois en Indochine ; une première fois en 1948 à Ba-Diem puis en 1954 au Point d’appui Huguette à Diên-Biên-Phu. Récupéré par le Viêtminh, il est rendu à la délégation française puis il est évacué vers Hanoï. Rapatrié à Sidi-Bel-Abbès, il est affecté au 1er R.E. avant de rejoindre la 4e C.S.P.L.E. pour participer à la campagne d’Algérie. Il est blessé une troisième fois en 1956 au cours d’un accrochage dans le Djebel Béchar. Il est affecté au 2e R.E.C. Adjudant-chef, ses qualités de combattant et de meneur d’hommes unanimement reconnues lui ont valu de commander plusieurs pelotons d’élèves gradés de la Légion Etrangère. Il termine sa carrière avec le grade de lieutenant. Officier de la Légion d’honneur le 15.03.1979 ; officier de l’O.N.M. ; Médaille militaire : Croix de Guerre des T.O.E. et Croix de la Valeur militaire avec neuf citations dont deux palmes et quatre étoiles d’argent. Il est un des quatre membres fondateurs de l’association ‘’Camerone’’, créée le 30.04.1968 et présidée par Pierre Vivent avec lequel il a noué des liens d’amitié à la 13e D.B.L.E. Adhérent à l’A.A.L.E. de Paris. Il porte la main du capitaine Danjou à Aubagne pour Camerone le 30 avril 2004. Commandeur de la Légion d’honneur par décret du 14.05.2005.

2005

Arnauld de Foïard Paul, Marie : né le 09.09.1921, à Meudon en Seine et Oise. Il commence ses armes dans la Résistance où il est capturé et interné du 04.12.1942 au 30.06.1943. Évadé, il débarque en Espagne où il est interné à Figueras. Il est libéré à Setubal au Portugal et embarque le 21 août pour le Maroc. Là, il souscrit un engagement pour la durée de la guerre au titre du 501e régiment de chars. Il rejoint l’école des aspirants de Cherchell. Il est affecté au R.M.L.E. avec le grade d’aspirant le 01.04.1944. Avec son unité, il participe au débarquement de Saint-Raphaël en septembre. Blessé par une mine dans la trouée de Belfort, il est évacué, le 28.11.1944 et cité à l’ordre de la brigade avec sa première croix de guerre 1939-1945. Le 08.02.1945, il retrouve la 11e compagnie du R.M.L.E. À la tête d’une section, il se distingue en particulier le 20.03.1945, au carrefour sud de la clairière de Buchelberg, lors de la prise de Mulhausen, le 4 avril, sur le pont de l’Enns, le 7, puis à Herrenberg, le 18, à Hattingen, le 25, à Immendingen, le 26. La Croix de Guerre 1939-1945 avec trois citations à l’ordre de l’armée et la Médaille militaire en un trimestre récompensent son courage lors des combats en Allemagne. À la fin de la guerre, il est envoyé à l’école militaire interarmes, dès septembre 1945, pour parfaire et valider ses connaissances d’officier. Il retrouve la Légion en Indochine au 3e R.E.I., le 20.12.1945. Un décret de février 1946, le nomme sous-lieutenant, à compter du 01.02.1944. Il est ensuite promu au grade de lieutenant, le 01.02.1946. Désigné en renfort pour l’Extrême-Orient, il débarque à Saigon et rejoint la 11e compagnie du 3e R.E.I., le 11.06.1946. Il est blessé par balles de mitraillette, à My Duc Thay, le 22.01.1947. Le 23.10.1947, il est affect à la C.C.B. Il gagne alors une nouvelle citation à l’ordre de l’armée et la croix de chevalier de la Légion d’honneur lui est accordée, le 14.07.1947, avec la croix de guerre des T.O.E., pour ses actions personnelles dans le quartier de Cai Lay en Cochinchine ; à Am Thai Dong, dans la province de Mytho. Lors de la création de la compagnie parachutiste, le 01.04.1948, il prend le commandement d’une section. Le 16 mai, il gagne une citation à l’ordre de la division pour s’être porté volontaire pour participer aux combats avec les soldats du Viêt-Minh au village fortifié de Tho Truong. Rapatrié sanitaire. Promu au grade de capitaine le 02.01.1952, il reprend du service le 14.10.1952. Commandant de la 2e compagnie du 1er bataillon du 1er R.E.I. Le 13.03.1953, il commande les pelotons du 1er R.E.I. à Saida. Il se marie à Catherine Artru, le 12.06.1953. Elle lui donnera 3 enfants. Il est rédacteur en chef du magazine Képi Blanc. En juillet 1955, il est affecté en qualité de commandant de la 5e compagnie du 2e bataillon du 4e R.E.I. à Fès au Maroc. La « 5 » du 2/4e R.E.I. devient 6e CP du 4e R.E.I., le 16.11.1956. Au sein de cette unité, il prend part aux opérations de maintien de l’ordre dans le Rif. Il est cité à l’ordre de la division avec croix de la Valeur militaire le 11.07.1956. Détaché au groupement provisoire des commandos, en qualité d’instructeur en garnison à El Hadjeb du 16.02 au 04.07.1956, il gagne une citation à l’ordre du corps d’armée lors de l'accrochage de Tanezzara. Une autre citation, également à l’ordre du corps d’armée, récompense son action au djebel Abiod, dans le secteur autonome de Tebessa. Le 01.08.1957, il est affecté au dépôt de la Légion étrangère à Marseille. Il est promu officier dans l’ordre de la Légion d’honneur le 18.12.1958. Capitaine, il rejoint le 2e R.E.P. en 1960. Chef de bataillon à Saint-Cyr en 1961 ; il écrit au commandant Georges Robin, emprisonné, pour lui offrir de prendre ses enfants avec les siens ;  Chef de corps du 2e R.E.P., le 1er juin 1965 à Mers-el-Kébir et Bou-Sfer. Le 15.06.1967, le R.E.P. est rapatrié sur la Corse. Il est promu commandeur de la Légion d’honneur, le 14 juillet et au grade de colonel, le 1er octobre. Il est désigné pour servir à la 1e brigade parachutiste, le 01.08.1972. Le 1er janvier suivant, il est nommé général de brigade. En août 1974, il est désigné en qualité de directeur, hors-cadre, du secrétariat général de la Défense nationale puis à la direction de l’enseignement militaire supérieur de l’armée de terre. Réintégré, il est nommé commandant de la 11e division parachutiste le 29.11.1975. Il est promu général de division, en décembre 1976. Général de corps d’armée le 01.08.1979. Il est admis en 2e section des officiers généraux, le 10.09.1981. Le 17.12.1981, il est élevé à la dignité de Grand Officier de la Légion d’honneur. Breveté parachutiste, titulaire de la carte « d’interné résistant », il est élevé à la dignité de Grand-Croix de l’Ordre National du Mérite, le 14.04.1996, il est également titulaire de la Médaille des Evadés. Trois Croix de Guerre avec neuf citations. Il est également décoré de la Bronze Star Medal. Vice-président de l’U.N.P. pendant de nombreuses années. Il porte la main du capitaine Danjou à Aubagne pour Camerone, le 30 avril 2005. Décédé au début d’août 2005 à Nérac dans le Lot-et-Garonne.

2006

Willems Otto, né en Allemagne en 1930 ; engagé dans la Légion Etrangère en 1948 ; affecté au 2e B.E.P. en 1949 avec lequel il participe aux combats de Cau Tram Khu et de Kon Tum. Blessé ; il y gagne trois citations sur sa Croix de Guerre des T.O.E. Il est titulaire de la fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre des T.O.E. à titre personnel. Il est muté en 1952 au 3e B.E.P. à Oran. Il retourne en Indochine pour servir au 1er B.E.P. en 1953 avec lequel il saute sur Diên-Biên-Phu ; il reçoit sa quatrième citation aux combats de Ban Hoi Phu. Blessé le 18.04.1954 sur Eliane, il refuse l’évacuation et est promu sergent-chef au feu. Blessé par un obus lors des derniers jours du camp, il est fait prisonnier. Libéré, il rejoint le 3e B.E.P. puis le 1er R.E. Il reçoit la Médaille militaire en 1955. Il rejoint le 2e R.E.I. au Maroc où il devient instructeur au G.I.L.E. de 1957 à 1959 ; sous-officier parachutiste au 2e R.E.P. en 1960-1962 ; après l’Algérie, il sert à la 13e D.B.L.E. en 1967 ; il termine sa carrière et quitte la Légion Etrangère en août 1971 comme major. Officier de la Légion d’Honneur et dans l’Ordre National du Mérite en 1985, Médaille Militaire, Croix de Guerre des T.O.E. et de la Valeur Militaire avec six citations ; trois fois blessé. Membre de la section U.N.P. 593 de Valenciennes. Il reçoit la cravate de Commandeur de la Légion d’honneur le 29.09.2003 à Calvi. Il porte la main du capitaine Danjou à Aubagne pour Camerone, le 30 avril 2006. Décédé en 2012.

2007

Coullon Jean-Claude, fils de gendarme ; né en 1929 ; A.E.T. ; saint-cyrien de la promotion 1950-1952 Extrême-Orient ; après huit mois dans un bataillon de chasseurs en Allemagne, il rejoint le Dépôt commun de la Légion Etrangère à Sidi-Bel-Abbès. En Indochine, en 1954, arrivé pour un renfort de la Légion Etrangère, il est affecté au 9e R.T.M.  Il revient à la Légion, lieutenant chef de peloton AMM8 du 2e R.E.I. ; puis officier adjoint ; puis capitaine commandant la 5e C.P. du 2e R.E.I. à Aïn-Sefra en 1958-1961 ; la 5e C.P. s’illustre le 09.06.1959 lors d’un assaut dans l’Aouïnet Bou Daoud ;  il participe à la bataille du djebel Benidir le 06.04.1960 ; le 21.02.1961, il s’illustre dans les combats sur la frontière marocaine dans le secteur d’Aïn-Sefra ; muté à mi-avril 1961 en Métropole. Après plusieurs affectations en lycées militaires, état-major ou à l’Ecole supérieure de guerre, il devient commandant en second du Groupement d’instruction de Légion Etrangère, puis chef du Bureau des Personnels de la Légion Etrangère en 1971 où il rédige les statuts du Groupement de la Légion Etrangère. Lieutenant-colonel, chef de corps de la 13e D.B.L.E. du 16.08.1976 au 16.08.1978. Colonel, adjoint au chef du cabinet militaire du Ministre de la Défense, Charles Hernu, en 1981-1982 ; général, nommé commandant du Groupement de la Légion Etrangère le 11 octobre 1982 ; commandant la 31e Brigade d’intervention lors d’une phase de l’opération Epaulard au Liban, au printemps 1983. Il est le premier titulaire du Commandement de la Légion Etrangère, suite à la transformation du G.L.E., en 1984-1985. Inspecteur Général de l’Armée de Terre . Il termine sa carrière comme général d’armée. Président de la F.S.A.L.E. de 1991 à 2001. Relais du commandement et associé à l’activité de Pierre Messmer, président d’honneur de la F.S.A.L.E., il conduit une action déterminante pour obtenir le vote de la loi de naturalisation des légionnaires blessés au combat, dite ‘’Français par le sang versé’’. Administrateur de la F.N.A.M. de 2002 à 2008. Grand-Officier de la Légion d’Honneur ; Grand-Croix de l’Ordre National du Mérite ; Commandeur de l’ordre des Cèdres du Liban ; Croix de la Valeur militaire avec six citations. Il porte la main du capitaine Danjou à Aubagne pour Camerone, le 30 avril 2007.

2008

Kemenceï Janos, Hongrois ; né en 1929 ; en se vieillissant, il s‘engage dans la Légion Etrangère en 1946 à 16 ans et demi. Après une première affectation au 1er R.E.C., il se porte volontaire pour rejoindre Sidi-Bel-Abbès et entre au 1er B.E.P. Il part pour l’Indochine en novembre 1948 et participe avec son unité aux combats de la R.C.4 en 1949-1950, après avoir déjà été blessé et cité deux fois. Il est grièvement blessé durant le combat de Coc Xa, lors du désastre de Cao-Bang en octobre 1950 et libéré mourant par les Viêts ; Il est sauvé par les médecins français. Titulaire de quatre citations, il reçoit la Médaille militaire à 22 ans en 1951 ; il rejoint l’Indochine pour un second séjour avec le 2e B.E.P. : porteur du fanion du 2e B.E.P. en 1952 ; il participe au Combat de My Truong Ha le 01.09.1952 puis à la bataille de Na-San en novembre-décembre 1952. Sergent-chef, commandant la section lourde de la C.C.S. du 2e B.E.P., il réussit à se faire embarquer sur un Curtiss Helldiver de l’Aéronavale pour une mission d’appui feu sur Diên-Biên-Phu ; il écope de 15 J.A.R. pour absence injustifiée durant 3 heures mais il fournit un rapport éloquent à son chef de corps du 2e B.E.P. ; il saute avec son bataillon début avril 1954 ; récidiviste à Diên-Biên-Phu. Il est fait prisonnier à Diên-Biên-Phu le 07.05.1954 ; il tente par deux fois de s’évader ; sans succès ; il est libéré le 27.08.1954. Rapatrié en Algérie, il rejoint le 3e R.E.P. puis le 2e R.E.P. Après un an en Algérie, il est affecté au B.L.E.M. à Madagascar de 1957 à 1959. Affecté au 1er Etranger à Sidi-Bel-Abbès, il devient chef de peloton des sous-officiers et entre ainsi dans le cercle des maréchaux de la Légion.  Adjudant-chef au 1er Régiment Etranger, chef d’une section de la C.I.C. lors du combat sur le djebel Lejraf le 5 mars 1961. En 1962, il est chargé par le colonel Vaillant de porter la main du capitaine Danjou de l’ancien quartier Viénot jusqu’au nouveau qui est créé à Aubagne. Il quitte la Légion en 1963 et il est fait chevalier de la Légion d’honneur en 1969.  Commandeur de la Légion d’Honneur, Médaille militaire, Croix de Guerre des T.O.E. et Valeur militaire avec huit citations dont 3 palmes et 3 blessures. Il porte la main du capitaine Danjou à Aubagne pour Camerone, le 30 avril 2008. Décédé dans les Hauts de Seine au début de 2010.

2009

Nebolio Aldo, né en 1932 : ancien légionnaire retiré en Italie. Engagé dans la Légion étrangère le 11 mars 1950 ; durant sa période d’instruction, il sa fait remarquer par son dynamisme. Il se porte volontaire pour l’Indochine et est affecté au I/5e R.E.I. puis au 2e Bataillon. Après une année où, malgré une acclimatation difficile, il se révèle un combattant hors pair et un réel meneur d’hommes, son chef décide de lui confier une section. Il est alors sergent à 21 ans seulement dont deux de service. Il enchaîne patrouilles et embuscades, ne tardant pas à s’imposer. Il intercepte, à la tête de sa section, agents et marchandises du Viêtminh, préservant, par sa maîtrise, le sang de ses hommes. Pour ces actions, il est cité deux fois. Au bout de sa période de deux ans, il demande et obtient une prolongation pour rester encore un an en Indochine. En 1953, il est à nouveau cité deux fois à la suite de l’assaut du village d’An Tu puis d’une embuscade dans le secteur de Bac Ninh. Mais il doit quitter l’Indochine après une conduite courageuse, des blessures aux deux jambes l’obligeant à mettre un terme à sa carrière opérationnelle. Il est décoré de la Médaille des blessés, de la Croix de guerre,. Il est affecté au D.C.L.E. puis au 1er Etranger. Mais la vie de caserne le conduit à mettre un terme à sa carrière militaire et il quitte l’uniforme en février 1955. Il reçoit la Médaille militaire quelques mois plus tard, puis la Légion d’honneur en 1998. Il porte la main du capitaine Danjou à Aubagne pour Camerone le 30 avril 2009.

2010

Faulques Roger, né en 1924 ; il s’engage dans le maquis F.F.I. des Basses Pyrénées en 1944 puis Corps Franc Pommiès ; caporal ; Croix de Guerre 1939-1945 avec la 1ère citation : saint-cyrien de la promotion Victoire 1945, il choisit la Légion Etrangère ; sous-lieutenant, il rejoint le 3e R.E.I. en 1946 ; au cours de ses trois séjours en Indochine, il va se distinguer au combat. Basé à Na-Fac en juillet 1948, il participe au secours du poste de Phu Tong Hoa en 1948 ; il rentre de ce premier séjour avec cinq citations et trois blessures. Il est fait Chevalier de la Légion d’honneur à titre exceptionnel à 23 ans. Après une affectation au 3e B.E.P. à Sétif, il retourne en Indochine en 1950 et prend part aux combats de la R.C.4. Officier parachutiste rescapé des combats en Indochine ; chef de guerre audacieux et manœuvrier, à la tête du peloton des élèves gradés du 1er B.E.P. à That-Khé le 18.09.1950 ; le peloton est décimé sur la R.C.4. Lui-même, il est grièvement blessé à Dong-Khé, et se retrouve prisonnier. Il est libéré par le général Giap car c’est un héros qui mérite de mourir en terre française ; mourant, il est rapatrié. Pour cette action, il est cité à l’ordre de l’armée et fait Officier de la Légion d’Honneur à 26 ans. Mais c’est un dur, un très dur, pour lui et pour les autres. Après une hospitalisation de deux ans, il retourne en Indochine en 1953 pour un troisième séjour.  Capitaine au 1er B.E.P. en 1953 ; ancien de Diên-Biên-Phu ; il remporte deux nouvelles palmes pendant ce séjour. Il revient d’Indochine avec sa Croix de Guerre des T.O.E., titulaire de huit citations dont trois palmes et quatre blessures ; capitaine commandant la C.C.S. du 1er R.E.P. de septembre 1955 à septembre 1957 ; puis commandant en 1960 ; sec, mince, noueux, ses yeux bleus sont comme délavés, froids : il est beau et cruel ; opération Mousquetaire sur le canal de Suez, en novembre-décembre 1956 ; O.R. au 1er R.E.P. pendant la Bataille d’Alger au 1er semestre 1957 ; O.R. à l’état-major de la 10e D.P. en  septembre 1957 ; commandant affecté au 3e Bureau à l’état-major de la 10e D.P. dans l’opération Jumelles en 1959 ; il se relaie avec Denoix de Saint-Marc pour coordonner le grand ballet des troupes et des appuis ; nommé chef de bataillon en avril 1960, il devient commandant en second du 2e R.E.P. durant l’été 1960 ; Commandeur de la Légion d’Honneur en juillet 1960 ; Croix de la Valeur militaire avec trois citations dont deux palmes ; il quitte l’armée fin 1960, par dégoût. Mis en disponibilité, il est envoyé au Katanga comme adjoint au colonel Roger Trinquier ; Membre du Club des C.S.P.F. Elevé à la dignité de Grand Officier de la Légion d’Honneur avec dix-huit titres de guerre, par décret du 04.05.2004. Il porte la main du capitaine Danjou à Aubagne pour Camerone, le 30 avril 2010. Décédé le 06.11.2011 à Nice.



2011

Lorho Raymond, né le 25.06.1924 ; à tout juste 17 ans et demi, il s’engage au titre de la Légion Etrangère ; il est affecté dans les rangs du 5e Régiment de chasseurs d’Afrique le 23.12.1942 ; il ne tarde pas à se faire remarquer pour son ardeur et son excellent esprit. Nommé brigadier début 1943 puis brigadier-chef le 25.04.1943. Remarqué par ses chefs, il est désigné pour suivre les cours de l’École des élèves aspirants de Cherchell-Médiouna. Aspirant à compter du 01.04.1944, il choisit le 1er Régiment étranger de cavalerie. Avec le Royal étranger, au 3e escadron, il participe à la campagne de France. Jeune chef de peloton, il se distingue par sa fougue et son allant, il est cité une première fois à l’ordre de la brigade en novembre 1944 lors des combats de Buethwiller pour l’accomplissement d’une mission de soutien sous le feu violent de l’artillerie ennemie.. Il se fait encore remarquer au cours de la prise de Colmar et mérite une citation à l’ordre de l’armée en février 1945 pour avoir assuré plusieurs liaisons sous un feu nourri de snipers. Le 07.04.1945, à Enzberg, son peloton tombe dans une embuscade ; grièvement blessé, il reste à la tête de ses légionnaires. Son courage et sa bravoure force l’admiration de l’ennemi qui permet son évacuation. Il reçoit une nouvelle citation à l’ordre de l’armée et la médaille militaire à titre exceptionnel. Sa blessure est grave et nécessite l’amputation de sa jambe droite. L’aspirant Lorho décide néanmoins de poursuivre sa carrière et se spécialise dans le domaine des transmissions. Il sert alors au groupe transmission du 1er R.E.C., promu sous-lieutenant en décembre 1945 il suit un stage d’officier transmission à Montargis. Le 1er R.E.C. doit rejoindre l’Extrême-Orient. En 1946, le sous-lieutenant Lorho demande à être affecté au 2e R.E.C. parce que, dit-il « le 1er R.E.C. désigné pour rejoindre l’Indochine, s’y battra à pied ». Il prend le commandement du peloton transmission. Il est promu lieutenant le 25.12.1947. Après 5 ans à la tête de son peloton, il rejoint le service des affaires indigènes où il va servir de 1952 à 1957, deux citations à l’ordre de la division et les galons de capitaine viennent récompenser ses mérites. Il est ensuite affecté au 1er R.E. en octobre 1957, au service du moral tout en restant placé « hors cadre » au service des affaires algériennes. Attaché au renseignement et à la lutte contre le terrorisme, il contribue à la pacification du sud constantinois puis de la région de Sidi-Bel-Abbès en 1958. Le 16.04.1959, il prend le commandement de l’escadron d’instruction d’arme blindée, unité chargée de former les légionnaires des 1er et 2e R.E.C. Il est fait Chevalier de la Légion d’honneur en 1960. À l’issue de son commandement, il rejoint l’État-major des forces en Algérie. En octobre 1961, il est affecté au 8e Régiment de hussards à Colmar. Promu chef d’escadron le 01.01.1965, en juin de la même année, il est diplômé de l’école de guerre (79e promotion). Il est ensuite muté au 9e Régiment de hussards à Coulommiers au poste de chef d’escadrons major (poste qui correspond à celui d’officier supérieur adjoint). Puis, en juillet 1969, il est désigné pour servir à l’État-major de l’armée de Terre. Il est promu lieutenant-colonel le 01.10.1971. Le 01.09.1973, il retrouve le régiment de son cœur, le 1er R.E.C. dont il devient le 32e chef de corps. Après deux ans à la tête du Royal étranger, il est affecté au groupement de Légion étrangère à Aubagne en qualité d’adjoint du chef du GLE. Il occupe ces fonctions pendant 4 ans sous les ordres des généraux Fourreau et Goupil. Le 01.07.1976 il est promu colonel. En 1979, le colonel Lorho est affecté à l’État-major des forces françaises stationnées à Djibouti, la Légion reste à ses côtés par l’intermédiaire de la 13e D.B.L.E. En juin 1981, il est nommé général de brigade et il fait valoir ses droits à la retraite. Il est le porteur de la main du capitaine Danjou à l’occasion des cérémonies de Camerone, le 30 avril 2011 à Aubagne. Commandeur de la Légion d’honneur, médaillé militaire, commandeur dans l’Ordre national du mérite, titulaire notamment de la Croix de guerre 1939-1945 avec trois citations (deux à l’ordre de l’armée) et de la croix de la Valeur militaire avec deux citations à l’ordre de la division, le général Lorho fait partie de ces officiers qui ont marqué la Légion étrangère. Alors qu’il était chef de corps du 1er R.E.C., son régiment a été amené à défiler à Colmar pour commémorer la libération de la ville. Le lieutenant-colonel Lorho y prit part, en tête de la colonne, sa canne en main. Parmi les spectateurs, un enfant fit une remarque touchante. Voyant le pas lent des légionnaires et la prothèse du chef de corps il dit : « Ils sont gentils les légionnaires, ils marchent lentement pour ne pas fatiguer leur chef ». Le général Lorho incarne ‘’par le sang versé’’ l’engagement total et sans retour. Décédé en juillet 2014.

2012

Germain Hubert, né le 06.08.1920 à Paris ; en septembre 1939, au moment de la déclaration de guerre, il est en classe préparatoire à Navale ; mais il veut continuer la lutte en espérant gagner le Maroc. Après avoir appris à Bordeaux que l’Afrique du Nord n’entrerait pas en guerre, il parvient avec trois de ses camarades à embarquer à bord de l’Arrandora Star qui appareille pour la Grande Bretagne. Il rejoint l’Angleterre le 24.06.1940. Affecté à bord du Courbet au sein des Forces Françaises Libres. Il suit les cours d’élève officier de marine de la Navale libre. Après une affectation au printemps 1941 à l’état-major du général Legentilhomme à la 1ère Division légère de la France Libre en Palestine et pendant la campagne de Syrie, il entre à l’école d’officiers de Damas dont il sort aspirant pour rejoindre l’état-major du général Koenig. Il est affecté en février 1942 au 2e bataillon de la 13e D.B.L.E. ; chef de section antichars à Bir-Hakeim, il est cité à l’ordre de l’armée ; sous-lieutenant en septembre 1942 ; Combats sur l’Himeimat, puis en Tunisie jusqu’à mai 1943 ; campagne d’Italie ; blessé à Pontecorvo le 24.04.1944 ; Compagnon de la Libération par décret du 20.11.1944. il participe au débarquement en Provence en août 1944, puis à la  campagne de France, avec les combats des Vosges et d’Alsace, jusqu’aux combats d’Authion ; démobilisé comme lieutenant en 1946 ; maire de Saint-Chéron de 1953 à 1965. Il revient aux préoccupations militaires puisqu’il est chargé de mission au cabinet de Pierre Messmer, ministre aux armées, de 1960 à 1962, puis en 167 et 1968. Député de Paris ; ministre dans les gouvernements de Pierre Messmer, Premier ministre, de 1972 à 1974. Grand Officier de la Légion d’honneur ; Compagnon de la Libération ; Croix de Guerre 1939-1945 avec palme ; Médaille de la Résistance ; Grand-Croix de l’Ordre de Malte et titulaire de plusieurs décorations étrangères. Il porte la main du capitaine Danjou à Aubagne pour Camerone, le 30 avril 2012.

2013

Guignon Michel, né en 1936 ; saint-cyrien de la promotion Amilakvari 1954-1956 ; il débute sa carrière militaire en Algérie, au sein du Bataillon de Corée, en décembre 1956. Il est ensuite affecté au G.I.L.E. à Saïda. Il est lieutenant parachutiste légionnaire, chef de section au 1er R.E.P. en Algérie ; très grièvement blessé le 31.01.1961, le sergent Berthold Vossler lui sauve la vie à l’hôpital de Constantine. Il rejoint le 1er Régiment Etranger puis, promu capitaine, il commande de 1963 à 1965 la 4e compagnie portée du 2e R.E.I. Affecté aux F.F.A. ; après plusieurs missions en Etat-major de l’Armée de Terre, chef de bataillon, il prend le commandement du Groupement opérationnel de la Légion Etrangère en Corse. Après une affectation à l’I.H.E.D.N., il est nommé commandant du 2e R.E.P. à Calvi en 1980-1982 ; il est promu général en 1985, commandant la 11e D.P. en 1988 ; général d’armée, gouverneur militaire de Paris, commandant militaire de la région Ile de France, de 1992 à 1996 ; il est admis en deuxième section en 1996. Grand-Croix de la Légion d’Honneur depuis le 13.11.1995, il est titulaire de cinq citations et de trois blessures de guerre. Membre du Club des C.S.P.F. Le 30 avril 2013, à Aubagne, pour Camerone, il porte la main du capitaine Danjou avec à ses côtés l’adjudant Berthold Vossler.


2014

Sabljic Zlatko, né en 1955 ; marié et père de quatre enfants. Engagé volontaire au titre de la Légion étrangère en 1974, il quitte l’activité en 2012 au terme de 38 années au service des Armes de la France. Il sert, sans discontinuer, dans tous les grades et distinction de militaire du rang et de sous-officier, y compris celui de Major, au 2è Régiment Étranger de Parachutistes. Alors président des sous-officiers, il doit quitter le Régiment en 1993 pour être nommé au grade de lieutenant. De retour à Calvi dès 1994, il y est le dernier commandant d’unité de la C.C.S. et le premier de la C.C.L. Continuant ses services au 1er Régiment Étranger, il y commande la C.T.L.E., au Fort de Nogent, puis les P.I.L.E. de la zone Nord ; il y achève un exceptionnel parcours comme adjoint du Chef de la D.S.P.L.E. à Aubagne. Le Lieutenant-colonel (er) Sabljic a accompli plusieurs dizaines d’opérations et missions extérieures (sur les territoires des Zaïre, Tchad, Liban, Djibouti, R.C.A., ex-Yougoslavie, Congo, Côte d’Ivoire) dont, entre autres, la libération des otages de Kolwezi (opération Bonite) en 1978, où il reçoit sa première citation, et plusieurs missions en ex-Yougoslavie ; l’une de ces dernières lui vaut, distinguant des services éminents, d’être fait Chevalier de la Légion d’Honneur à titre exceptionnel. Il est également moniteur parachutiste. Croix d’Officier de la Légion d’honneur ; Médaille Militaire ; Croix d’Officier de l’Ordre National du Mérite ; Croix de la Valeur Militaire (trois citations dont deux à l’ordre de la Division). Il est le directeur de la maison d’Auriol depuis juillet 2012. Il porte la main du capitaine Danjou à Aubagne pour Camerone le 30.04.2014.

2015

Monarcha François, né le 29.08.1919 en Pologne, élevé en Allemagne puis en France dans une famille très pauvre ; engagé en 1936 pour cinq ans à la Légion Etrangère ; à l’issue de son instruction, il est affecté au 1er Etranger à Sidi-Bel-Abbès ; il sert comme instructeur à Saïda, puis au Maroc, puis à la 4e D.B.L.E. au Sénégal : sergent en 1939 ; il participe aux combats de la France libre en Tunisie dès 1943 ; il débarque à Marseille le 16.09.1944 avec le II/R.M.L.E. pour libérer la France ; il remonte la vallée du Rhône avec son unité et participe, entre autres, aux combats de la trouée de Belfort. Adjudant, il est nommé chef de section au feu en novembre 1944 pour la bataille des Vosges et d’Alsace ; il entre dans Colmar le 02.02.1945. Peu de temps après avoir investi Pforsheim en Allemagne en avril 1945, il est grièvement blessé lors d’une reconnaissance ; il passe dix-neuf mois dans des hôpitaux français ; Croix de Guerre 1939-1945 avec deux citations ; affecté au 1er R.E.I. à Sidi-Bel-Abbès ; instructeur au D.G.R.E. ; chef de maison du général Monclar en 1947 ; adjudant-chef le 01.03.1948 ; muté au III/4e R.E.I. formant corps à Meknès ; il fait fonction d’adjudant-chef de Bataillon ; Instructeur à Sidi-Bel-Abbès ; il quitte la Légion le 16.02.1956 après vingt ans de service. Après de nombreuses activités au Maroc, il est nommé Lieutenant de la réserve en 1962. Il a alors 3 enfants. En 1964, il donne sa démission et rentre en France pour être intégré dans la Police Nationale avec le grade de Sous-brigadier (ex officier) mais exerçant les fonctions de Brigadier jusqu'en 1973, date de sa retraite définitive. Chevalier de la Légion d’honneur ; Médaille militaire ; Croix de Guerre 1939-1945 avec deux citations, ayant le droit au port à titre individuel de la fourragère aux couleurs de la Croix de Guerre 1939-1945 et de la Distinguished Unit Badge de l’armée américaine. Il porte la main du capitaine Danjou à Aubagne pour Camerone le 30 avril 2015.

2016

Grosjean René, né en 1928 à Belfort ; engagé en 1947 à l’Ecole d’Autun ; affecté au 13e B.C.A. en Allemagne ; admis à l’E.S.M.I.A. promotion Garigliano 1949-1951 puis E.A.I. de Saint-Maixent ; sous-lieutenant affecté fin 1951 au 35e R.I. à Belfort ; en 1953, il rejoint la Légion Etrangère ; il part en Indochine, lieutenant au II/2e R.E.I. en 1953-1955 ; Croix de Guerre des T.O.E. avec une citation à l’ordre du Corps d’armée;  lieutenant puis capitaine légionnaire au 2e R.E.I. à Aïn-Sefra, affecté à la 3e C.P. ; commandant la compagnie régimentaire en 1958-1959 ; chevalier de la Légion d’honneur à titre exceptionnel en 1959 ; commandant la 1ère compagnie portée de 1959 à 1961, héliportée sur le Beni-Smir le 03.12.1960 ; Croix de la Valeur militaire avec sept citations dont quatre palmes. Il commande la compagnie de transit à Marseille. Puis il revient au 2e R.E.I. à Colomb-Bechar, commandant la 2e C.P.  en 1963-1965. Il est affecté au centre de regroupement de Strasbourg puis au détachement de la Légion à Bonifacio ; chef de bataillon en 1966, il est fait officier de la Légion d’honneur en 1968. Il devient directeur du service du moral et du foyer d’entraide avant de prendre le commandement du G.I.L.E. et du détachement du 1er R.E. en Corse en 1969-1972 ; il est promu lieutenant-colonel en 1973 ; directeur de l’E.M.I.A. à Coëtquidan en 1973-1975 ; il retrouve la Légion Etrangère, chef de corps du 3e R.E.I. en Guyane en 1975-1977. Il est est ensuite muté à l’inspection de l’infanterie. Il est promu Commandeur de la Légion d’honneur en 1978. Il sert au commandement des écoles militaires puis il est nommé chef de corps de l’E.A.I. . Il prend les fonctions de D.M.D. du Var en 1983-1985 ; général de brigade, versé dans la 2e section en 1985. Il est élevé à la dignité de Grand Officier de l’Ordre National du Mérite. En 1991, il devient président de l’A.A.L.E. de Savoie. Il porte la main du capitaine Danjou pour Camerone le 30 avril 2016 à Aubagne.

2017
N'Guyen Val Phong portera la main du capitaine Danjou à Aubagne - Camerone le 30 avril 2017. Le général de division Jean Maurin, commandant la Légion étrangère, l’a désigné comme Porteur de la main du capitaine Danjou lors de la commémoration de Camerone à Aubagne, le sergent-chef (er) N’Guyen Van Phong, officier de la Légion d’honneur, médaillé militaire, sept fois cité dont trois fois comme supplétif vietnamien au sein du 1er B.E.P., 2e B.E.P.,3e C.S.P.L.E., 4e R.E.I., 13e D.B.L.E. et 2e R.E.P. où, après avoir fait le déménagement de Bou-Sfer à Calvi, il commanda une section pendant un an au Tchad de 1969 à 1970. Le sergent-chef (er) N’Guyen Van Phong a accompagné le Chef de bataillon (er) Roger Faulques, porteur de la main le 30 avril 2010. Il est l’un des derniers témoins vivants de ces hommes qui ont tout donné pour la France en rejoignant les rangs de la Légion Etrangère au combat.


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