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Décoratif ou symbolique le tatouage s’est répandu d’année en année dans la société. Victor Ferreira a posé son regard sur ses camarades de la Légion tatoués, et poussé sa curiosité jusqu’à l’aboutissement de trois ans de prises de vues et de rencontres avec les légionnaires. «Des hommes que je pensais bien connaitre, mais en fait, même après 25 ans passés à la Légion étrangère, j’ai découvert des personnes tout à fait différentes», évoque Victor, qui sortira son livre intitulé «La légion dans la peau» au mois d’avril.

«C’est surprenant de voir ces hommes à travers leur regard. Il arrive un moment où le tatouage s’efface et on est surtout dans la rencontre avec ces hommes-là. Il n’y a aucune mise en scène sur les photos, je leur ai juste demandé de me montrer leurs tatouages. Les photos sont brutes de décoffrage», rajoute Victor. Le livre dévoile des tatouages d’appartenances, d’affiliations, très représentatifs et identitaires, du genre: «Marche ou crève», «Vaincre ou mourir», «le diable rit avec nous». Parfois de véritables œuvres d’art, ou très grossiers visuellement.

«Appartenance, spontané, ce qui est important au travers de mon travail c’est qu’il y a quatre filtres. En premier lieu il y a toujours l’homme derrière la Légion étrangère, ensuite un tatouage et une histoire. Les tatouages ont du sens, c’est pour ça que ça nous touche. Je ne sais pas si tous les légionnaires sont tatoués. Moi, en 25 ans, je ne me suis pas fait tatouer mais je suis marqué par la Légion étrangère de manière différente», explique l’auteur.

Source : La Dépêche du Midi

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