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L’assureur Axa est l’un des donateurs ayant permis la rénovation et l’extension du musée de la Légion étrangère à Aubagne dans les Bouches-du-Rhône.

A priori, la Légion Etrangère et Axa n’ont rien en commun. Les légionnaires ne jurent que par le risque quand les assureurs y sont plutôt allergiques ! Pourtant, la compagnie a contribué pour plus de 30.000 euros à l’extension et à la rénovation de son musée, situé à Aubagne (Bouches-du-Rhône – 13).

Avec diverses entreprises telles Lafarge, le Crédit Agricole, et plus de 9000 donateurs, elle lui a permis de boucler un budget de près de trois millions d’euros, en se passant des subsides de l’Etat. S’agit-il d’un coup de pouce à un projet libéral ? D’un coup pour doper l’image d’une société qui sollicite Iggy Pop, réputé pour son art de prendre son public à rebrousse-poil ? D’une décision personnelle d’Henri de Castries, en souvenir de son service national comme aspirant parachutiste ? Un peu de tout cela.

En fait, La Légion et Axa partagent une expérience commune. La seconde a surement inspiré la première. Car du fait de sa spécificité (ses soldats et ses sous-officiers s’engagent à titre étranger pour la France), le fleuron de l’Armée de Terre dispose de ces propres œuvres sociales : secours aux blessés, bourses d’études pour les enfants, maison de retraite pour ses anciens képis blancs indigents ou impotents, doublée d’un vignoble à Puyloubier. Tout comme l’assureur ! De même, nombre d’anciens légionnaires se reconvertissent dans l’assurance, et pas seulement comme vigiles. Quant à leur goût pour l’audace, il se double aussi d’une maîtrise très calculée des risques, à l’instruction des recrues et à l’entraînement.

Davantage, l’histoire entre La Légion et Axa remonte à la rencontre de deux hommes, il y a une vingtaine d’années : Claude Bébéar et Sir Simon Murray. On ne présente plus le premier. A vingt ans, le second s’engagera comme légionnaire pour impressionner la femme de sa vie. Il rendra son képi blanc cinq ans plus tard. Pour épouser sa belle, l’emmener à Hong Kong et y faire fortune. Ses succès lui vaudront de siéger dans les ‘Board’ de très grandes entreprises et d’être anobli par Elisabeth II.

Co-fondateur de la plus grosse entreprise d’investissement en Asie, son expérience lui permettra de siéger au conseil d’administration de Vivendi-Universal. L’ex-caporal-chef vivra de l’intérieur la fin de mandat de Jean-Marie Messier, orchestrée par le polytechnicien, en 2002.
Retiré des affaires, Sir Simon partage son temps entre divers défis sportifs, sa famille. Et la légion, à qui il voue une reconnaissance éternelle. Comme tous ses anciens frères d’armes, il se mettra en quatre pour le futur ‘Louvre du Légionnaire’ en ouvrant son carnet d’adresses.

Au bout du compte, la Légion et son ‘réseau’, dans lequel figure Axa, a inauguré son ‘Louvre’ : un bâtiment de 2.000 mètres carrés sur deux étages, relié à la salle d’honneur ou crypte, abritant la main articulée du capitaine Danjou, le commandant des légionnaires à Camerone, le mythe fondateur de cette troupe. Toutefois, ce chantier a subi quelques malfaçons obligeant à reporter de quelques mois son ouverture au public.

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