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Indochine : les derniers jours de Diên-Biên-Phu - Mai 1954.

 

Du 1er au 7 mai 1954 : les derniers combats à Diên-Biên-Phu.

        • 1er mai : Eliane 1 est tenue par une petite compagnie de parachutistes, la 3e du II/1er R.C.P., 80 hommes commandés par le lieutenant Leguerre. C’est peu face au régiment 165 qui se presse, au coude à coude en escalant les pentes. Attaquée et perdue le 30 mars, reprise et reperdue le 31 mars, reconquise le 10 avril, la colline n’offre plus le moindre abri. Les tranchées sont de vagues fossés que les obus retournent sans trêve. Le sommet n’est plus qu’un tas de boue. Depuis vingt jours, relevées à chaque crépuscule, les deux dernières compagnies du II/1er R.C.P. tiennent le sommet. Sur la position, les patrouilles se sont étripées, chaque nuit. Les Viets y ont laissé l’effectif d’un régiment mais le II/1er R.C.P. a été décimé.

        • A 20 heures 30, un régiment d’assaut attaque Eliane 1 et les parachutistes voient soudain débouler des centaines de silhouettes noires, avec des masques de gaze blanche devant leur visage. Après un quart d’heure de combat, la 3e compagnie du II/1er R.C.P. a cessé d’exister. Le lieutenant André Leguerre est grièvement blessé à la tête. Pour soutenir les cinq survivants regroupés autour du sergent Lair, le commandant Jean Bréchignac envoie sa dernière compagnie commandée par le lieutenant Périou.

        • A 21 heures 10, la compagnie Périou entre dans la fournaise. Toute la nuit, les parachutistes luttent pied à pied pour conserver la position. A l’aube Eliane 1 est tombée. Les hommes du II/1er R.C.P. ne sont pas vaincus. Ils sont morts. Des cent quatre-vingt parachutistes, il ne revient que dix-huit blessés. Le lieutenant Yves Périou est mort pour la France.

        • A minuit, après avoir agité une multitude de petits drapeaux rouges, les Viets repartent à l’assaut. La division 312 et la division 316 sont sur les collines de l’est.

        • Les Viets sont aussi au pied d’Eliane 2. Ils attaquent entre rivière et collines, sur Dominique 3.Ce dernier P.A. est lui aussi submergé. Pour le tenir, il n’y a plus que les Thaïs du commandant Chenel et la compagnie de tirailleurs algériens du capitaine Filaudeau. Le commandant Thomas, nouveau patron du 6e B.P.C. a envoyé sa 3e compagnie du lieutenant Perret. Pendant six heures, Thaïs, Algériens et parachutistes vont tenir, sans appui d’artillerie, sans espoir de relève. Ils s’accrochent, farouches, ne cédant pas un pouce de terrain face à deux régiments ennemis. Mais leur sacrifice héroïque est inutile ; le lieutenant Robert Perret lance un dernier assaut avec une demi-section de parachutistes, et deux groupes de combat composés d’Algériens barbus et de Thaïs en loques claires ; les munitions sont épuisées ; Dominique 3 ne se rend pas ; le point d’appui tombe comme un fruit mûr à 4 heures du matin.

        • La division 308 mène à l’ouest deux attaques de diversion. La première contre Lily, point d’appui hâtivement créé à la fin d’avril à la chute d’Huguette 1 pour protéger le flanc découvert du réduit central. Lily est tenu par deux compagnies du I/4e R.T.M. aux ordres du commandant Nicolas. Les Marocains supportent le choc et les unités d’assaut commencent à refluer hors des barbelés. La seconde diversion se produit juste au-dessus sur Huguette 4, occupée par la plus grosse fraction du B.M.E.P. du commandant Guiraud. Les Viets prennent pied dans le réseau défensif. Une contre-attaque menée par Luciani et sa compagnie de marche les repousse.

        • La division 308 porte alors son action contre le petit point d’appui isolé au milieu de la piste, Huguette 5, le PA devenu le plus sensible au nord-ouest. Un moment les Viets pénètrent dans la partie sud-ouest de la position avant d’être repoussés par le capitaine Jean Luciani, lui aussi promu capitaine à titre exceptionnel, qui a repris le commandement de la 1ère et de la 4e avec de Stabenrath pour adjoint. Le commandant Maurice Guiraud contre-attaque une fois de plus avec le dernier char du capitaine Harvouët. Encore un baroud d’honneur. Huguette 5 est conservée. La division 308 a échoué.

        • Mais les points d’appui d’est et ouest sont aux mains des Viets.

        • Dans la nuit du 2 au 3 mai, le régiment 36 sur la face nord et le régiment 102 sur la face ouest repartent à l’assaut d’Huguette 5, avec en réserve le régiment 88. Le capitaine Luciani est blessé. Douze mille hommes sont massés pour écraser une trentaine de légionnaires commandés par le lieutenant de Stabenrath. Un officier, le sous-lieutenant Boisbouvier et deux sous-officiers Zurell et Novak commandent des sections de dix hommes.

        • A 3 heures du matin, l’artillerie Viet s’arrête ; c’est la fin ; le régiment 102 arrive enfin au centre du P.A. après une heure et demie de combats pour réduire la poignée de bérets verts. Il n’y a aucun prisonnier.

        • A 4 heures du matin, une cinquantaine de légionnaires du I/2e R.E.I. partent depuis Huguette 2 pour contre-attaquer. Ils sont cloués dans les barbelés extérieurs par l’artillerie ennemie.

        • Alain de Stabenrath touché se traîne pour échapper à la capture ; le caporal Grana, lui aussi blessé, le découvre dans les barbelés du P.A. tenu par Brandon et donne l’alerte.

        • A l’aube, le commandant Guiraud voir surgir trois hommes hagards, couverts de boue et de sang : les sous-officiers Zurell et Novak et le caporal Grana, portant un quatrième, les jambes déchiquetées, le visage cireux, le lieutenant Alain de Stabenrath. Sévèrement atteint, l’officier est brancardé jusqu’à l’antenne chirurgicale et opéré. Huguette 5 est tombée.

        • Dans la nuit, une seule compagnie a été parachutée, la 2e du lieutenant Marcel Edme du 1er Bataillon de parachutistes coloniaux. Le colonel Pierre Langlais l’envoie aussitôt sur Eliane 2, tenue par les légionnaires du I/13e D.B.L.E. du commandant Coutant.

        • Le 3 mai, le bataillon de marche étranger parachutiste ne compte plus que 360 hommes valides.La pluie est là. Les Viets occupent les hauts et la plupart ont relativement les pieds au sec. Les Français, dans les fonds, pataugent dans leurs tranchées. Les légionnaires paras occupent Huguette 2 et Huguette 3. Ils encaissent continuellement des harcèlements intenses.

        • Sur les six positions attaquées, trois sont irrémédiablement perdues : Eliane 1, Dominique 3 et Huguette 3. Et la saignée est irréparable, la valeur d’un bataillon ; 28 tués certains dont le lieutenant Yves Périou, 168 blessés dont les lieutenants André Leguerre et Alain de Stabenrath, 303 disparus dont 6 officiers.

        • Dans la soirée, les bonnes conditions météorologiques permettent le largage de ravitaillement, en munitions et en sacs de riz ainsi que la 3e compagnie du capitaine Pouget du 1er B.P.C.

        • Dans la nuit du 3 au 4 mai, à 3 heures du matin, le régiment 36, appuyé par deux bataillons des régiments 88 et 102 de la division 308, donne l’assaut aux quatre-vingt dix hommes du capitaine Jean Luciani. Une poignée de légionnaires parachutistes et Marocains mêlés. En 35 minutes, Huguette 4 est submergée. Un peu plus tard, le commandant Maurice Guiraud envoie un élément de contre-attaque. Il ne peut rien faire sinon récupérer quelques blessés tapis dans les barbelés.

        • Au petit jour, la 3e compagnie du capitaine Pouget rejointla 2e compagnie du lieutenantEdme, pour relever sur Eliane 2, le I/13e D.B.L.E. du commandant Coutant. Edme et ses hommes couvrent toute la partie est, face au Mont Chauve, Pouget et les siens, la partie sud, face aux Champs-Elysées. En bas et en retrait, sur Eliane 3, une position de fortune, reste le reliquat du I/13e D.B.L.E. avec le commandant Coutant qui n’a pas voulu quitter la colline, en réserve d’une contre-attaque. Les légionnaires voisinent avec les sections lourdes du 6e B.P.C., l’infirmerie des parachutistes et les blessés légers qui ont tenu à rejoindre leurs unités.

        • Le 4 mai, le général de Castries sort pour la 1ère fois de son trou et rend visite à l’hôpital où les chirurgiens se dévouent : trop de blessés, abris exigus, matériel insuffisant. Il salue les lieutenants de Biré, Rollin, de Cacqueray qui vient d’être amputé d’une jambe, le caporal Heinz du 2e qui a perdu ses deux bras et une jambe avec sa 4e blessure. De Stabenrath hésite entre la vie et la mort. Bonnel est jugé perdu par le lieutenant Madeleine, médecin-chef du 2e B.E.P.

        • Dans la nuit du 5 au 6 mai, sur Huguette 2 et 3, les Viets sont contrés par le Bataillon de Marche Etranger Parachutiste : 160 spectres se dressent pour un ultime baroud.

        • La 4e compagnie du capitaine Trehiou du 1er B.P.C. saute sur Diên-Biên-Phu. Un seul blessé, le capitaine Guy Bazin de Bezons, commandant le bataillon ; à peine au sol, un obus ennemi lui fracasse la cuisse. Le capitaine Jean Pouget le remplace.

        • Le 6 mai, lenombre des défenseurs ne cesse de se réduire avec une pénurie de munitions. L’artillerie française n’a plus que deux heures de feu intensif. Sur Eliane 4, les survivants du I/2e R.C.P. et du 5e Bawouan sont regroupés face à l’est, tandis que la partie sud-est de la colline est confiée à la 4e compagnie du capitaine Trehiou du 1er B.P.C.

        • En bas, entre collines et rivière, le point d’appui Eliane 3 est tenu par deux grosses sections de parachutistes du 6e B.P.C. Les restes des 1ère et 2e compagnies : Le Page s’accroche sur les rives de la Nam Youm, Trapp le long de la R.P.41. Le point d’appui est aménagé comme un hérisson indépendant. Au centre, l’antenne chirurgicale secondaire où s’entassent quelques trois cent blessés des unités parachutistes de la Légion ; autour, les mortiers de 81 des bataillons paras, regroupés aux ordres du lieutenant Jacques Allaire. Et pour boucler la périphérie, des boyaux où s’entassent pêle-mêle légionnaires de la 13e D.B.L.E., blessés en état de marcher, Thaïs, Algériens, voire des P.I.M. qui ont pris une place au combat.

        • Deux points d’appui assurent la couverture nord : à droite de la piste d’aviation, Epervier où s’accroche les parachutistes vietnamien du capitaine Alain Bizard, renforcés par des demi-sections du 8e Choc, et à gauche, Huguette 2 et Huguette 3, sous les ordres du commandant Guiraud, avec une vingtaine de légionnaires parachutistes, moins de cinquante Marocains et moins de cinquante légionnaires du I/2e R.E.I.

        • Dans la partie sud du réduit central, le point d’appui Junon entre le P.C. du général de Castries et la rivière, occupé par les Thaïs Blancs du capitaine Duluat, qui enserrent les mitrailleuses quadruples du lieutenant Redon, qui ont pris de flanc les Champs Elysées.

        • Dans la nuit du 6 au 7 mai, la bataille est générale ; elle fait rage au nord sur les P.A. Eliane ; le colonel Pierre Langlais demande des renforts ; le commandant Maurice Guiraud lui envoie deux compagnies ; la compagnie du capitaine Michel Brandon est envoyée sur Eliane 4 ; la compagnie du lieutenant Jacques Le Cour Grandmaison, envoyée sur Eliane 10, est dispersée par les bombardements.

        • Le général Giap fait donner les orgues de Staline dont l’effet est dévastateur. La terre se soulève, les hommes tombent ; ils se font hacher en criant. C’est l’Apocalypse. Diên-Biên-Phu s’engloutit dans le fer et les flammes. Et cette nuit qui ne finit pas…

        • Les Viets attaquent à l’ouest Epervier et Huguette 3. Un assaut de plus. Mais ce n’est plus un combat à armes égales. Les soldats français se battent à un contre cent.

        • Les deux dernières unités du 6e B.P.C. sont anéanties ; les lieutenants Roland Corbineau et André Samalens, les deux officiers qui restaient à la 2e compagnie sont tués tandis que le capitaine Hervé Trapp lui-même, les deux jambes fauchées par une grenade, gît dans un trou. A cinquante mètres de lui, le capitaine René Le Page est dans une situation désespérée, entouré d’un petit groupe de cinq ou six parachutistes.

        • Alors les blessés de l’infirmerie d’Eliane 3 se lèvent de leurs couchettes, ramassent des armes abandonnées. Dans l’impossibilité de vaincre, ils choisissent de mourir. Mais mourir les armes à la main et non pas comme des rats dans l’obscurité des souterrains de l’infirmerie.

        • A deux heures du matin, deux tonnes de T.N.T. sautent et le sommet d’Eliane 2 disparaît ; soufflé par un volcan. Dans le cratère noir, il ne reste plus rien de la 2e compagnie du 1er B.P.C.

        • A quatre heures du matin, le capitaine Jean Pouget sur Eliane 2 espère toujours un renfort ; mais les instructions du chef de bataillon Michel Vadot sont claires : ‘’Vous devez rester sur place. Après tout, vous êtes parachutiste et vous devez résister jusqu’à la mort’’.

        • Le 7 mai, dès l’aube, les fantassins déferlent sur les points d’appui. Les derniers PA d’Eliane finissent par être submergés. Le lieutenant Le Cour Grandmaison et ses trois légionnaires ne répondent plus. Les hommes sont trop épuisés pour tenter une sortie. Diên-Biên-Phu s’engloutit dans le fer et les flammes. Mais aucune unité ne s’est rendue.

        • Eliane 10 est tombée à l’aube. Il n’y avait plus que deux officiers, retranchés sur le toit d’un abri. Les lieutenants Bailly du 8e Choc, envoyé en renfort, arrivé seul, et Le Boudec. Grièvement blessés, les Viets les laissent brancarder jusqu’à l’antenne chirurgicale. Le Boudec est le dernier opéré du commandant Grauwin.

        • Dans la plaine Eliane 3 est investie, casemate après casemate, abri après abri, par des Viets circonspects, qui nettoient le terrain à la grenade, sans égard pour les légionnaires et les parachutistes blessés, impitoyablement exterminés.

        • Le général Christian de Castries ordonne le cessez-le-feu à 17 heures 30.

        • Dans le réduit central, tous les officiers du P.C. ont dans la bouche le goût amer de la défaîte.

        • A 17 heures 30, un silence de plomb fait place au tumulte de la bataille ; les bo-dois investissent prudemment les P.A. Aucun drapeau blanc ne flotte sur le camp retranché.

        • Toute l’artillerie Viet s’acharne sur Isabelle. Le centre de résistance du 3e R.E.I., commandé par le colonel André Lalande, à cinq kilomètres au sud de Diên-Biên-Phu, est le plus coriace, le mieux fortifié mais à 18 heures, il ne reste plus rien du camp retranché. Cependant, le 3e bataillon du 3e R.E.I. tient toujours. Les barbelés ne sont plus qu’une défense dérisoire ; des centaines de Viets se lancent sur les positions du 3e R.E.I. Les légionnaires sont emportés par le rouleau compresseur. Ils défendent leur vie à l’arme blanche contre la deuxième vague d’assaut. Pourtant à minuit, les légionnaires résistent encore. Vers 1 heure, une tentative de sortie par le sud échoue. La plupart des soldats d’Isabelle, harassés par cinquante-huit jours de bataille continue, tombant d’embuscade en embuscade, finissent par être repris et ramenés, les bras attachés haut dans le dos, dans les colonnes de prisonniers.

        • Seule une poignée de légionnaires parvient à s’enfuir avec quelques cavaliers et quelques Thaïs.Une centaine d’hommes vont parvenir à forcer le blocus ennemi dans les jours à venir et, au prix de souffrances indicibles, triomphant de la faim, da la soif, de la maladie, de l’épuisement, réussiront à rallier Muong Saï, deux cents kilomètres à l’ouest, ultime bastion français au Nord Laos. D’autres, dont le nombre est ignoré, vont tourner, des jours, des semaines durant, dans le labyrinthe de la jungle. Ils y mourront solitaires, abandonnés de tous. Ceux-là n’auront été vaincus que par la mort.

        • Les médecins Grauwin et Gindrey sont autorisés à s’occuper de leurs patients. A leur grande fureur, Rondy et Madeleine, les deux toubibs des B.E.P. doivent abandonner leurs blessés ; incohérence : deux infirmiers, Réale et Di Lorenzo sont autorisés à rester sur Diên-Biên-Phu.

7 mai 1954 : la chute de Diên-Biên-Phu en Indochine est ressentie en Algérie comme une défaite des Français face à une révolution populaire.

  • L’épopée de la Légion en Indochine prend fin à Diên-Biên-Phu avec 4 000 légionnaires et parachutistes, à la fin des combats, face à 40 000 soldats du Vietminh.

  • 3 500 volontaires ont rejoint Diên-Biên-Phu avant la chute et 709 non parachutistes ont été largués pour la première fois dans la cuvette.

  • Les tirailleurs algériens et marocains, - leurs officiers ayant été tués pour la plupart -, se sont réfugiés, les bras ballants, dans des abris avant la fin de la bataille ; les nerfs brisés, le moral atteint, ils ont cessé de se battre sauf quelques unités toujours encadrées.

  • La garnison du camp retranché compte 1 571 morts au combat et plus de 4 000 blessés ; 1 161 hommes sont portés disparus, déserteurs, dont 907 supplétifs locaux ; 12 137 hommes partent en captivité ; 3 290 hommes seront rendus aux autorités françaises. Manquent environ 9 000 hommes. Que sont-ils devenus ?

  • La centaine de combattants échappés du réduit central et les quelques légionnaires du III/3e R.E.I. qui sont parvenus à briser l’encerclement, tentent, par petits groupes, de rejoindre les troupes franco-laotiennes et les maquis thaïs. Ils devront payer leur liberté de nouvelles souffrances, car la jungle est quasi impénétrables, l’ennemi invisible et les recherches difficiles.

  • Quant aux prisonniers, un calvaire les attend. La captivité chez Ho Chi Minh est plus dure que les combats ; quatre mois d’internement feront quatre fois plus de victimes que six mois de combats. A la C.E.P.M.L., sur 42 ayant pris le chemin des camps, 16 seulement s’en sortiront.

  • Des six bataillons et trois compagnies de mortiers lourds de la Légion engagés dans la bataille, 2 000 hommes sont récupérés. Les 1er et 3e bataillons de la 13e D.B.L.E., le I/2e R.E.I., le III/3e R.E.I., le 2e B.E.P. disparaissent. Pour la deuxième fois, le 1er B.E.P. est mort. Unies dans le sacrifice, les deux C.M.M.L.E. des 3e et 5e R.E.I. et la C.E.P.M.L. des B.E.P. sombrent à Diên-Biên-Phu.

  • Du 13 mars au 7 mai, la Légion perd 318 tués, 738 disparus et 2 322 blessés.

  • Le 1er B.E.P. accuse 316 tués et disparus, le 2e B.E.P. 99. Les prisonniers décédés par la suite s’ajoutent à ces chiffres. Un tiers seulement des légionnaires rentrera de captivité.

  • Le 1er B.E.P. déplore 609 blessés, le 2e B.E.P. 334.

  • Tous ces prestigieux et héroïques soldats tombés là-bas à Diên-Biên-Phu s’en sont allés en pleine jeunesse, qu’ils ont fait don à la France. Leur sacrifice mérite admiration, fierté et reconnaissance de la France.

 

Jean Balazuc P.P.P.

 

Sources principales.

La Légion, Grandeur et Servitude – Historama – HS N°3 - 1967.

Les 170 jours de Diên-Biên-Phu du chef de bataillon Erwan Bergot – Presses de la Cité – 1979.

Le 3e Etranger de Philippe Cart-Tanneur et Tibor Szecsko – Editions du Fer marquer -1988.

Légionnaires parachutistes de Pierre Dufour – E.F.M. – 1988.

Les parachutistes de la Légion du capitaine Pierre Montagnon – Pygmalion – 2005.

Lee Spectacle du Monde – Legio Patria Nostra – Septembre 2012.

Debout les Paras N°228 – Editorial du président de l’U.N.P. Général Christian Piquemal – 2014.

La Charte. Revue de la F.N.A.M.

France-Horizon, revue de l’ANFANOMA.

 

Allaire Jacques, lieutenant parachutiste au 6e B.P.C. pendant la bataille de Diên-Biên-Phu, chef de la section mortiers 81 des bataillons paras ; dernier défenseur d’Eliane 3, après la chute du P.C. central, il ne cesse le combat que sur instructions écrites de son patron, Bigeard. Officier de liaison auprès de l’armée israélienne à Tel-Aviv lors de l’opération Mousquetaire en 1956 ; lieutenant au 3e R.P.C., chef de la section de protection du P.C. et des mortiers de 81 ; Agounenda le 23.05.1957 ; capitaine O.R. du 3e R.P.C. pendant la Bataille d’Alger, au 1er semestre de 1957 ; il participe avec le 7e R.P.C. à l’opération Ecouvillon lancée en Mauritanie en février 1958 ; commandant la 3e compagnie du 8e R.P.I.Ma. nommé septembre 1960 ; il finit sa carrière militaire comme lieutenant-colonel. Membre du Club des C.S.P.F.

 

Bailly, lieutenant parachutiste au 8e Choc à Diên-Biên-Phu au printemps 1954 ; sa compagnie est envoyée au secours des légionnaires d’Huguette 6 dans la nuit du 5 au 6 avril 1954 ; grièvement blessé le 07.05.1954 sur Eliane 10.

 

Bazin de Bezons Guy, capitaine parachutiste colonial, commandant le 1er B.P.C. ; il saute sur Diên-Biên-Phu dans la nuit du 05 au 06.05.1954 ; à peine au sol, un obus lui fracasse la cuisse.

 

de Biré René, lieutenant légionnaire parachutiste au 2e B.E.P. en Indochine et au 2e R.E.P. en Algérie ; commandant de la 5e compagnie du 2e B.E.P. à Diên-Biên-Phu arrivée en renfort au début d’avril 1954 ; blessé le 23.04.1954 lors de la contre-attaque sur Huguette 1 ; il doit conserver son commandement ; blessé dans les premiers jours de mai 1954 ; muté au 2e R.E.P. en 1961 ; colonel, chef de corps du 1er R.C.P. en 1972-1974 ; il finit sa carrière militaire comme général. Membre du Club des C.S.P.F.

 

Bizard Alain, né le 18.04.1925 à Saint-Nazaire dans la Loire Atlantique ; engagé au 1er Hussards en 1945 ; maréchal des Logis Chef en juin 1945 ; E.S.I.A. promotion Rome et Strasbourg ; deux séjours en Indochine, au 1er Chasseurs de 1947 à 1949 sur la R.C.4 ; cité à l’ordre de l’armée, chevalier de la Légion d’Honneur ; puis un 3e séjour au 5e B.P.V.N. en 1954 ; il commande le P.A. Huguette 6 en avril 1954 ; fait prisonnier à Diên-Biên-Phu ; Croix de Guerre des T.O.E. avec 12 citations dont 5 palmes ; capitaine parachutiste, chef de l’escadron de reconnaissance du 1er R.C.P. d’août 1956 à décembre 1959 ; installé à la villa Sésini, sur les hauteurs d’Alger, au début de 1958 ; Croix de la Valeur militaire avec 6 citations dont 2 palmes ; plusieurs stages aux U.S.A. ; chef de corps du 13e R.D.P. ; commandant la 1ère brigade parachutiste à Toulouse ; Général de Corps d’Armée, Gouverneur militaire de Lille puis Commandant du 3ème Corps d’Armée dans le Nord de la France ; blessé à trois reprises, titulaire de 18 citations dont sept palmes ; membre du Club des C.S.P.F. ; membre du comité d’honneur de l’U.N.P. ; Grand Croix de la Légion d’Honneur et de l’O.N.M. ; décédé le 18.02.2010 à Paris.

 

Bonnel Louis, saint-cyrien de la promotion Garigliano ; 18e R.C.P., 3e B.E.P. à Sétif, 2e B.E.P. en Indochine ; grièvement blessé à Diên-Biên-Phu dans les premiers jours de mai 1954 ; en Algérie, avec le 1er R.E.P. dès 1955 ; officier de renseignements, adjoint du capitaine Faulques puis du capitaine Allaire au 1er R.E.P. en 1957 ; commandant de la 2e compagnie du 1er R.E.P. ; O.R. du G.C.P.R.G. en 1959 ; adjoint du commandant du Quartier Urbain de Sidi-bel-Abbès en 1960 ; capitaine d’une compagnie du 1er R.E.I. qui fait mouvement sur Oran lors du putsch d’avril 1961 ; puni d’arrêts de rigueur, il est reçu le 10.05.1961 par le général Léon Perrotat, puis le 17.05.1961 par une Commission de trois colonels à l’état-major du C.A. d’Oran ; mis aux arrêts de forteresse, devant le tribunal militaire le 08.07.1961 ; il est acquitté par le Tribunal Militaire ; décoré de la Croix de guerre T.O.E. et de la V.M. avec 9 citations dont 3 palmes ; membre du Club des C.S.P.F. Commandeur de la Légion d’Honneur le 30.04.2004 à Calvi ; décédé le 05.05.2005 à Chambéry.

 

Brandon Michel, né le 15.05.1921 à Aix-en-Othe dans l’Aube ; il s’engage le 19.02.1941 au 1er R.I. ; sous-lieutenant des F.F.I. de l’Yonne le 09.08.1944 ; chef de section à le 4e D.B.L.E. en 1947 ; affecté à la 13e D.B.L.E. d’octobre 1947 à novembre 1949, en Indochine ; affecté au 6e R.E.I. en Tunisie puis au 3e B.E.P. à Sétif ; lieutenant, affecté au 1er B.E.P. en Indochine de septembre 1952 à septembre 1954 : blessé à l’atterrissage lors du saut du 1er B.E.P. à Phu Doan, le 09.11.1952 ; commandant la 2e compagnie, il saute sur Diên-Biên-Phu le 21.11.1953 : blessé le 12 .01.1954 ; blessé le 17.04.1954 ; fin avril, promu capitaine à titre exceptionnel, les 2e et 3e compagnies sont regroupées derrière lui ; fait prisonnier, il fait partie des marcheurs ; officier de la Légion d’Honneur ; capitaine parachutiste, commandant la C.C.S. du 2e R.E.P. de décembre 1955 à juin 1958 ; adjoint opérationnel du G.C.P.R.G. en décembre 1960 ; pendant le putsch d’avril 1961, il reste sur le terrain à Bou-Caïd avec quatre commandos ; il quitte l’Algérie en juillet 1961 ; il rejoint l’O.A.S. ; arrêté en Allemagne le 13.04.1962 pour avoir aidé des officiers entrés dans la clandestinité ; incarcéré à La Santé, jugé, condamné ; il est radié des contrôles de l’armée en décembre 1962 ; il effectue sa peine à la prison de Rouen dont il sort le 13.04.1964 ; il entre le 06.08.1964 dans le groupe Creusot-Loire et y fait une belle carrière jusqu’en 1981 ; titulaire des trois croix de guerre avec 13 citations dont une palme, il est promu Commandeur de la Légion d’Honneur et il reçoit la cravate le 06.06.2004 à Pau ; membre du Club des C.S.P.F. Décédé en novembre 2005.

 

Bréchignac Jean, né le 25.09.1914 à Cran-Gévrier en Haute-Savoie ; saint-cyrien ; F.F.L. ; lieutenant au 1er R.C.P. en 1943-9145 ; ancien de Diên-Biên-Phu ; il saute deux fois avec le II/1er R.C.P. ; la première fois le 20.11.1953 lors de l’opération Castor ; il quitte le camp début décembre ; son bataillon saute en renfort dans les nuits du 1er au 04.04.1954 ; la dernière compagnie du II/1er R.C.P. disparaît dans les combats de Dominique 3 le 02.05.1954 ; lieutenant-colonel parachutiste, commandant du 9e R.C.P. d’août 1958 à août 1960 ; chef d’état-major du général Emile Autrand commandant la 25e D.P., il est à Maison-Carrée avec la division en décembre 1960 ; il rallie le putsch avec le 2e R.E.P. et le 8e R.P.I.Ma. ; mis aux arrêts, il est transféré en Métropole ; jugé le 26.06.1961, il est condamné à 2 ans de prison avec sursis par le Haut Tribunal Militaire et rayé des cadres de l’armée d’active ; décédé le 25.06.1984 à Flayosc dans le Var.

 

de Cacquerey-Valmenier Hughes, lieutenant parachutiste, chef de la 2e section de la C.A. du 1er R.E.P. en 1958. Amputé d’une jambe à Diên-Biên-Phu dans les premiers jours de mai 1954. Fait prisonnier, libéré et évacué le 25 mai.

 

de Castries Christian de la Croix, né le 11.08.1902 à Paris ; il sort de l’Ecole de cavalerie de Saumur en 1926 ; très belle Guerre 1939-1945 ; à son troisième séjour en Indochine ; un des maréchaux du général de Lattre de Tassigny ; colonel puis nommé général le 16.04.1954 sur le champ de bataille ; commandant Diên-Biên-Phu du 03.12.1953 au 07.05.1954. Commandeur de la Légion d’Honneur ; Croix de Guerre 1939-1945 et Croix de Guerre des T.O.E. avec 20 citations ; il quitte l’armée en 1959 ; décédé le 29.07.1991 à Paris.

 

Chenel Charles, né le 30.08.1916 à Tarquimpol en Moselle ; saint-cyrien de la promotion 1937-1939 ; sous-lieutenant de la Légion Etrangère ; il quitte le 01.06.1941 Sidi-Bel-Abbès avec un détachement de légionnaires menacés vers le Tonkin ; il s’engage dans une aventure de six ans. Lieutenant, chef du poste de Tong Son La ; le 9 mars 1945, à Hanoï, véritable force de la nature, il réquisitionne pousse-pousse et vélo et rejoint son poste, à 300 kilomètres d’Hanoï ; prévenu par le lieutenant-colonel Marcelin que le régiment a décroché pour organiser la résistance, il commence son épopée. La chance va le servir à plusieurs reprises. Vers le 20 mars, chef de section courageux, il rejoint le I/5e R.E.I. et retrouve ses hommes partis avec le capitaine Gaucher. Au fil des jours, la situation évolue. Il prend le commandement d’une compagnie sur le terrain et gagne la Chine avec le gros du régiment. Il commande une section de volontaires parachutistes du 5e R.E.I. qui ne seront finalement pas brevetés. Chef de bataillon, commandant le 2e Bataillon Thaï sur la colline Dominique 3 à Diên-Biên-Phu, en avril 1954 ; commandant le III/5e R.E.I. à Tlemcen en 1957 ;lieutenant-colonel parachutiste, nommé commandant du 2e R.E.P. du 4 mai 1961 au 28 mai 1963 ; colonel le 01.10.1962 ; officier de la vieille Légion, légaliste. Le 2e R.E.P. s’installe à Bou-Sfer dans des conditions impossibles en septembre 1962 : le vieux soldat a sauvé le régiment, lui a gardé son âme de légionnaire. Chef de corps du 1e Régiment Etranger en 1966-1968 ; général de brigade en septembre 1969 : commandant la 20e B.P. ; général de division le 01.05.1975 ; mis en disponibilité le 01.03.1976 ; le 30.04.1986, il remonte la Voie sacrée en portant la main du capitaine Danjou. Commandeur de la Légion d’honneur, Grand Officier de l’Ordre National du Mérite ; Croix de Guerre 1939-1945, Croix de Guerre des T.O.E., Croix de la Valeur militaire avec 9 citations. Décédé le 17.05.1996.

 

Corbineau Roland, né le 24.02.1928 à Loudun en Vienne ; lieutenant parachutiste colonial, chef de section au 6e B.P.C. à Diên-Biên-Phu ; blessé grièvement le 10.04.1954 lors de l’assaut de sa compagnie sur Eliane 1. Il est atteint par des rafales et des éclats d’obus. Tué au combat sur Eliane 3 le 07.05.1954.

 

Coutant, commandant, avec un visage rond et rose et des cheveux blonds coupés court ; il s’est fait poser le 23.03.1954 à Diên-Biên-Phu ; il commande en avril les restes du I/13e D.B.L.E. Le 30.04.1954, il ne dispose que de deux compagnies qui se relaient toutes les 48H sur Eliane 2. Relevé par deux compagnies du 1er B.P.C. le 04.05.1954, le reliquat du I/13e D.B.L.E. s’installe en retrait sur Eliane 3, en réserve de contre-attaque.

 

Di Lorenzo, sous-officier légionnaire parachutiste au 2e B.E.P., à Diên-Biên-Phu ; infirmier, après moult explications, il est autorisé à rester sur place avec les blessés.

 

Duluat, capitaine, commandant une compagnie de 150 Thaïs Blancs, le 30.04.1954, à Diên-Biên-Phu sur le P.A. Junon, le long de la Nam Youm.

 

Edme Marcel, lieutenant parachutiste colonial, commandant la 2e compagnie du 1er B.P.C., qui saute sur Diên-Biên-Phu dans la nuit du 02 au 03.04.1954 ; le colonel Langlais l’envoie aussitôt sur Eliane 2, tenue par les légionnaires du I/13e D.B.L.E. du commandant Coutant.

 

Filaudeau, capitaine, commandant la dernière compagnie du III/3e R.T.A. à Diên-Biên-Phu, sur Eliane 10 et Dominique 3, le 30.04.1954 ; fait prisonnier le 02.05.1954.

 

Giap Vo Nguyen : né en 1911 : dirigeant communiste ; il dirige l’insurrection nationaliste au départ des Japonais en août 1945. Malgré les sévères pertes liées à l’opération Léa fin 1947, il relance dès le début de 1958 la guérilla dans le Sud Annam et la Cochinchine et il regroupe et renforce sa cohésion au Tonkin. En octobre 1950, général, il organise la gigantesque embuscade de la R.C. 4 entre Cao Bang et Langson. En 1951, il va être battu à Vinh Yen, Mao Khé, sur le Day et à Nghia Lo ; en 1952, c’est la grande bataille de Hoa Binh, puis de Na-San en novembre et décembre 1952 : tenu en échec, Giap en tire les enseignements ; puis fin 1953-mai 1954, c’est la bataille de Diên-Biên-Phu. Car si ce général vietnamien a marqué l'histoire de son pays pendant 40 ans luttant successivement contre les japonais, les français et les américains... Il fut aussi et surtout un chef militaire impitoyable sacrifiant ses hommes sans vergogne en cherchant à écraser par le nombre l'ennemi, comme à Diên-Biên-Phu en 1954, où la victoire n'est obtenue qu’après trois mois de combat et un effectif 10 fois supérieur en nombre ! Giap est le vainqueur incontestable de Diên- Biên-Phu (aidé par les généraux chinois, des erreurs stratégiques françaises et un abandon politique des soldats français) il est aussi et surtout le criminel de guerre qui organisa des camps de prisonniers qui furent le théâtre d'un programme d'extermination qui arriva jusqu'à 72% de taux de mortalité !!! Décédé au début d’octobre 2013 à l’âge de 102 ans.

 

Gindrey, médecin-lieutenant ; volontaire, pour son premier poste en Indochine, pour diriger une A.C.P. à Diên-Biên-Phu ; à la chute du camp, il est autorisé à s’occuper de ses patients.

 

Grana, caporal légionnaire parachutiste au 1er B.E.P. à Diên-Biên-Phu ; affecté à une compagnie du Bataillon de marche étranger parachutiste ; blessé le 02.05.1954 sur Huguette 5 ; il découvre le lieutenant de Stabenrath dans les barbelés du P.A. et donne l’alerte ; un des quatre rescapés d’Huguette 5.

 

Grauwin, médecin-commandant, médecin chef du camp retranché de Diên-Biên-Phu de décembre 1953 à mai 1954. Autorisé par les Viets à s’occuper de ses patients.

 

Guiraud Maurice, né le 08.06.1915 à Mazamet dans le Tarn ; Saint-cyrien de la promotion ‘’Marne et Verdun’’ en 1937-1939 ; sous-lieutenant au 1er R.E.I. ; lieutenant puis capitaine au 1er R.C.P. en 1942-1945 ; il s’illustre dans les Vosges ; Croix de Guerre 1939-1945 avec trois palmes ; avec le 6e B.P.C. en Indochine en 1953 ; capitaine puis chef de bataillon légionnaire parachutiste, chef de corps du 1er B.E.P. du 10 avril 1953 au 17 mai 1954 ; commandant du 1er B.E.P. à Diên-Biên-Phu ; il saute sur le camp le 20.11.1953 ; blessé le 15.03.1954, il refuse de se faire évacuer ; blessé le 03.04.1954 ; fin avril, il prend le commandement d’un bataillon de marche après fusion des deux B.E.P. ; prisonnier ; Croix de Guerre des T.O.E. avec deux palmes ; adjoint du lieutenant-colonel Pierre Jeanpierre en 1957 pendant la Bataille d’Alger ; directeur de la division application à l’E.A.I. de Saint-Maixent ; lieutenant-colonel parachutiste, commandant le 1er R.E.P. du 12 décembre 1960 au 30 avril 1961 ; en permission en avril 1961 au moment du putsch ; officier parachutiste de facto légitimiste, il rentre de sa permission pour effectuer la dissolution du 1er R.E.P. Absent au moment des faits, il ne saurait être inculpé de quoi que soit ; il tiendra toutefois à se montrer solidaire des siens. Croix de la Valeur militaire avec deux citations ; Quatre fois blessé, sept fois cité. Il quitte volontairement les rangs de l’armée en 1962. Officier de la Légion d’Honneur. Décédé le 15.01.2009.

 

Harvouët, capitaine commandant le 1er escadron du R.I.C.M. à Diên-Biên-Phu ; blessé le 31.03.1954, il reste à son poste.

 

Heinz, caporal légionnaire parachutiste au 2e B.E.P. à Diên-Biên-Phu ; blessé trois fois, il regagne sa section ; à sa 4e blessure, il perd ses deux bras et une jambe.

 

Ho-Chi-Minh : chef du parti communiste en Annam, en 1928, sous le pseudonyme de Nguyen-Aï-Quôc. Il dirige l’insurrection nationaliste au départ des Japonais en août 1945. Le 14 septembre 1946, il signe avec le gouvernement français un modus vivendi. Le 19 décembre 1946, il lance ses troupes à l’assaut des garnisons françaises. Il dirige la lutte contre les Français jusqu’en 1954.

 

Lair, sergent-chef parachutiste à la 3e compagnie du II/1er R.C.P. à Diên-Biên-Phu ; un des cinq survivants après l’assaut des Viets sur Eliane 1, le 1er mai 1954, avec le caporal-chef Bigeard et les parachutistes Izaac, Lafon et Vernat.

 

Lalande André, né le 26.05.1913 ; sorti de Saint-Cyr en 1933 avec la promotion du Tafilalet ; sous-lieutenant en 1939 ; il se bat avec ses chasseurs alpins du 6e R.C.A. à Narvik en Norvège en 1940 ; grièvement blessé le 22 mai, il est nommé chevalier de la Légion d’Honneur en juin 1940 ; il rejoint les F.F.L. ; il se bat avec la 13e D.B.L.E. à Bir-Hakeim puis à El-Alamein ; il se bat en Indochine avec le 3e R.E.I. et le G.M.6 ; il est à Diên-Biên-Phu sur le dernier centre de résistance d’Isabelle ; colonel au feu, commandant le 3e R.E.I. du 1er décembre 1953 au 6 septembre 1954 ; il est fait prisonnier par le Vietminh ; commandant un secteur de la zone de Tiaret de mai 1958 à octobre 1960 ; colonel commandant les forces terrestres à Bizerte en juillet 1961 ; nommé général en A.F.N., commandant la 1àre brigade d’intervention ; il commande la 11e D.P. en 1965-1966 ; C.E.M. particulier du Président Charles De Gaulle ; général de Corps d’Armée commandant la 5e R.M. de Lyon ; il se retire en 1973 ; Grand Officier de la Légion d’Honneur avec trois croix de guerre et 11 citations ; Compagnon de la Libération ; Grand Croix de l’O.N.M. ; décédé le 19.10.1995 à Brive-la-Gaillarde ; parrain de la promotion de l’E.S.M. Saint-Cyr 1996-1999.

 

Langlais Pierre, né le 02.12.1909 à Pontivy dans le Morbihan ; saint-cyrien de la promotion Bayard 1928-1930 ; campagnes de France, de Tunisie, d’Italie, des Vosges et d’Allemagne ; avec la 9e D.I.C. en Indochine ; lieutenant-colonel parachutiste pour son 3e séjour ; chef du G.A.P. 2, avec le 1er B.E.P., le 8e B.P.C. et le 5e B.P.V.N., il saute sur Diên-Biên-Phu le 20.11.1953 ; avec le 8e B.P.C., il rencontre le lieutenant-colonel Vaudrey, chef du détachement venu de Mung Koua au Laos, le 21.12.1953, au cours de l’opération Régate : le repli du camp retranché par cette voie est à exclure ; lieutenant-colonel, chef des parachutistes à Diên-Biên-Phu, nommé colonel le 16.04.1954, jusqu’au 07.05.1954 ; fait prisonnier ;affecté en Algérie en 1956, chef d’une brigade aéroportée puis chef de corps du 22e R.I.Ma. et commandant le secteur de Marnia en Oranie en 1957-1959 ; chef de corps du 7e R.P.I.Ma. à Dakar en 1960-1961 ; commandant en chef au Sénégal puis commandant la 20e B.A.P. à Pau ; général de division ; il prend sa retraite en 1968. Auteur du livre Dien-Bien-Phu aux éditions France-Empire (1963), 265 pages. Décédé le 17.07.1986 à Vannes.

 

Le Boudec Lucien, né le 18.01.1923 à Paris d’un père inconnu et d’une mère, femme de ménage ; engagé en août 1944 : soutenu par sa mère ; E.M.I.A. de Saint-Cyr Coëtquidan, promotion Indochine, en 1946-1947 ; deux séjours en Indochine ; il sert à partir de 1951 au 6e B.P.C. avec lequel il prend part aux raids de Tu Lé en octobre 1952 et de Langson en juillet 1953 ; avec le 6e B.P.C., il saute sur Diên-Biên-Phu en novembre 1953 et en mars 1954 ; plusieurs fois blessé à Diên-Biên-Phu ; grièvement blessé le 07.05.1954 sur Eliane 10 ; blessé cinq fois et cité cinq fois en Indochine ; officier de la Légion d’Honneur ; capitaine parachutiste de l’E.R. du 3e R.P.C. en 1955-1956 ; il se distingue notamment en juin 1956 dans les Nementcha ; Agounenda le 23.05.1957 ; au 7e R.P.I.Ma. à Dakar de 1960 à 1963 ; E.T.A.P. puis Coëtquidan ; chef de corps du 2e R.P.I.Ma. à Madagascar en 1968-1970 ; affecté en 1971 à l’Ecole interarmées des sports de Fontainebleau ; en 1976, adjoint du général commandant la 2e D.B. à Versailles ; il finit sa carrière comme général ; il a participé à 39 opérations au cours d’une carrière de 36 années ; commandeur de la Légion d’Honneur. Blessé à cinq reprises et cité onze fois dont six fois à l’ordre de l’armée ; Grand Officier de la Légion d’Honneur le 16.09.1980 ; Grand Croix de l’Ordre National du Mérite le 16.10.1998 . Grand-Croix de la Légion d’Honneur. Membre du Club des C.S.P.F. et de l’Amicale du 3e R.P.I.Ma. Elevé à la dignité de Grand Croix de la Légion d’Honneur le 30.11.2009. Décédé le 19.08.2013 à Paris.

 

Le Cour-Grandmaison Jacques, né en 1924 ; après les Chantiers de Jeunesse, en 1943, il s’engage à la 1ère D.F.L. et combat en Alsace. A sa sortie de Coëtquidan, en 1949, il choisit la Légion et part pour l’Extrême-Orient ; O.R. du 2e B.E.P . en 1950 ; il saute sur Gia Hoi, au nord de Nghia Lo, le 03.10.1951 ; avec le 2e B.E.P. à Diên-Biên-Phu, en avril 1954, il prend le commandement de la 7e compagnie à la mort du capitaine Delafond, le 11.04.1954 ; fin avril, les 5e et 7e compagnies sont regroupées derrière lui ; il combat jusqu’à l’extrême limite quand il est fait prisonnier. Capitaine parachutiste, commandant la 2e compagnie du 1er R.C.P. de mars à novembre 1961. Il ne peut oublier l’abandon des populations fidèles d’Indochine et revit mal ce drame en Algérie. Mis à l’écart après le putsch, il prolonge cependant sa carrière chez les Chasseurs Alpins ; titulaire de 12 citations, il est élevé, le 07.05.2004, à la dignité de Grand Officier de la Légion d’Honneur. Membre du Club des C.S.P.F. Décédé au début de juillet 2009 à Guérande.

 

Leguerre André, lieutenant parachutiste, commandant la 3e compagnie du II/1er R.C.P. réduite à 80 hommes sur Eliane 1, à Diên-Biên-Phu, fin avril 1954 ; grièvement blessé le 01.05.1954 ; capitaine, commandant de l’E.R. du 9e R.C.P. d’avril 1960 à juillet 1961. Membre du Club des C.S.P.F. Décédé.

 

Le Page René, saint-cyrien de la promotion Indochine ; affecté au premier 3e B.C.C.P. en Indochine,un des rares rescapés des combats de la R.C.4 ; reparti avec le deuxième 6e B.C.C.P., il participe à tous les combats : un des héros de Diên-Biên-Phu ; lieutenant, commandant la 1ère compagnie du 6e B.P.C., il réussit à percer et à rejoindre Huguette 6 de bon matin, le 06.04.1954 ; la 2e compagnie se distingue le 10.04.1954 lors de l’assaut sur Eliane 1 ; capitaine, il se bat comme un simple voltigeur dans la nuit du 06. au 07.05.1954 ; fait prisonnier ; capitaine parachutiste, commandant de la C.A. du 8e R.P.C. de mai 1956 à juin 1957 ; la brillante phase de sa carrière prend fin en 1959 : il totalise 12 citations dont 7 palmes ; en 1974, lieutenant-colonel, il est promu Commandeur de la Légion d’Honneur ; en 1977, nommé colonel, il quitte l’armée ; élevé à la dignité de Grand-Officier de la Légion d’Honneur le 15.10.1984 ; décédé le 30.12.2005.

 

Luciani Jean, né le 17.10.1926 ; engagé à 18 ans le 01.09.1944 ; sergent en 1945 ; E.M.I.A. en 1945-1947 ; promotion Indochine ; B.P. en 1947 ; lieutenant légionnaire au 2e R.E.I. en Indochine dès janvier 1949 ; cinq fois cité, Chevalier de la Légion d’Honneur le 21.05.1951 ; lieutenant parachutiste au 1er B.E.P. pour son 2e séjour ; blessé à Diên-Biên-Phu le 12.01.1954 puis le 02.04.1954 ; blessé le 03.04.1954 ; capitaine à titre exceptionnel le 21.04.1954 ; le 1er mai, il reprend le commandement des 1e et 4e compagnies du 1er B.E.P. ; blessé sur Huguette 5 le 03.05.1954 ; fait prisonnier, il fait partie des marcheurs ; puis rapatrié avec les survivants, il ajoute à son palmarès trois nouvelles citations et la rosette de la Légion d’Honneur. Il est à nouveau cité deux fois en Algérie. Chef de bataillon en 1964, mis en disponibilité en janvier 1966, il pose le sac en 1968 ; pour Camerone 1975, il est promu Commandeur de la Légion d’Honneur ; membre du Club des C.S.P.F. Par décret du 21.04.2006, il est élevé à la dignité de Grand Officier de la Légion d’Honneur.

 

Madeleine, médecin-lieutenant légionnaire parachutiste au 2e B.E.P. à Diên-Biên-Phu. A sa grande fureur, à la chute du camp, il doit abandonner ses blessés et se joindre à la foule des marcheurs.

 

Nicolas, chef de bataillon à Diên-Biên-Phu ; le 30.04.1954 il commande le reste du I/4e R.T.M. soit 250 Marocains, sur deux positions baptisées Lily. Colonel, commandant de sous-secteur Est d’Oran le 05.07.1962 ; il félicite le lieutenant Khéliff du 30e B.C.P. de son action isolée dans le quartier de Sanchidrian.

 

Novak, sous-officier légionnaire parachutiste, chef de section d’une compagnie du Bataillon de marche étranger parachutiste à Diên-Biên-Phu ; rescapé des combats sur Dominique 3 dans la nuit du 02 au 03.05.1954 ; chef de section à la 2e compagnie du 2e R.E.P. en Algérie ; sur le djebel Arb Estahia le 15.03.1958.

 

Périou Yves, né le 15.04.1924 à Garland dans le Finistère ; lieutenant parachutiste au II/1er R.C.P. à Diên-Biên-Phu ; le 1er mai, il commande la dernière compagnie du bataillon ; tué au combat sur Eliane 1 le 02.05.1954.

 

Perret Robert, engagé à 19 ans en 1941 ; sous-lieutenant en 1945 ; officier parachutiste en Indochine en 1952 avec le 6e B.P.C. ; parachuté deux fois à Diên-Biên-Phu ; commandant la 3e compagnie du 6e B.P.C. ; capitaine au feu en avril 1954 ; sa compagnie est envoyée en renfort sur Dominique 3 le 01.05.1954 ; dans la nuit, il lance le dernier assaut avec une demi-section de parachutistes et deux groupes de combat composés d’Algériens et de Thaïs ; fait prisonnier le 02.05.1954 ; libéré en septembre 1954 ; capitaine, chef du bataillon d’instruction du 1er R.C.P. au camp Péhau, à Philippeville, en août 1955 ; il intervient à El-Halia le 20.08.1955 à la tête d’un peloton d’élèves caporaux ; commandant de la 1ère compagnie du 1er R.C.P. d’octobre 1955 à novembre 1958 ; sa compagnie prend en compte une partie de la Casbah d’Alger au début de 1958 ; nommé chef du commando Vert du G.C.P.R.G. en avril 1959. En 1962, il est affecté à la subdivision de la Vienne. Chef de Bataillon en 1964, lieutenant-colonel en 1977 ; il quitte l’Armée en 1978. Titulaire de dix citations dont six à l’ordre de l’Armée, blessé au combat ; Chevalier de la Légion d’Honneur en 1954, Officier en 1960, Commandeur en 1996, Grand Officier en 2005. Décédé dans la Vienne en janvier 2009.

 

Pouget Jean, né en 1920 en Corrèze ; saint-cyrien en 1941-1942, promotion Charles de Foucauld ; dans la Résistance en Savoie puis dans le maquis de Corrèze ; aide de camp du général Henri Navarre en Indochine, il saute comme volontaire sur Diên-Biên-Phu, à la tête de la 3e compagnie du 1er B.P.C., dans la nuit du 03. au 04.05.1954 ; il est envoyé sur Eliane 2 ; chef de bataillon parachutiste au 1er R.H.P. ; en Algérie de 1956 à 1958 ; il reprend en mains un bataillon de rappelés à Bordj-de-l’Agha, le 228e B.I. puis 584e B.T.A.P., en mai 1956 ; adjoint au 1er R.C.P. en 1957-1958 ; lors du coup d’état de mai 1958, il est l’adjoint de Léon Delbecque à l’antenne gaulliste de la Défense Nationale à Alger et il est l’un des hommes dont le rôle est le plus important dans le déclenchement du 13 mai 1958 ; mais ses espérances sont déçues ; il se consacre à l’A.L.A.T. puis il quitte l’armée en 1962 ; grand reporter au Figaro ; décédé à Brive fin 2007.

 

Réale, sous-officier légionnaire parachutiste au 1er B.E.P., à Diên-Biên-Phu ; infirmier, après moult explications, il est autorisé à rester sur place avec les blessés.

 

Redon, lieutenant, chef de la section des mitrailleuses quadruples à Diên-Biên-Phu ; installées sur Junon, elles ont joué un rôle considérable dans la bataille des Eliane, en prenant de flanc les Champs-Elysées et en causant des ravages terribles.

 

Rollin, lieutenant légionnaire parachutiste, chef de section au 2e B.E.P. en Indochine, en 1949-1950. Blessé à Diên-Biên-Phu dans les premiers jours de mai 1954.

 

Rondy, médecin-lieutenant légionnaire parachutiste au 1er B.E.P. à Diên-Biên-Phu. A sa grande fureur, à la chute du camp, il doit abandonner ses blessés et se joindre à la foule des marcheurs.

 

Samalens André, né le 25.01.1925 à Meaux en Seine & Marne ; lieutenant parachutiste colonial, chef de section au 6e B.P.C. à Diên-Biên-Phu ; blessé grièvement le 10.04.1954 lors de l’assaut de sa compagnie sur Eliane 1. Il est atteint par des rafales et des éclats d’obus. Tué au combat sur Eliane le 07.05.1954.

 

Trapp Hervé, né en 1920 ; engagé en décembre 1939 pour la durée de la guerre comme élève pilote ; il quitte l’armée de l’air et s’évade de France ; il sert au Bataillon de Choc et participe à la libération de la Corse en septembre 1943 et à l’opération sur l’île d’Elbe en juin 1944 ; nageur de combat, il est fait prisonnier par les Allemands ; E.M.I.A. à Coëtquidan ; 1er séjour en Indochine de 1948 à 1951 au II/1er R.C.P. et au 10e B.P.C.P. ; de retour en juin 1952, il rejoint le 6e B.P.C. ; il commande la 2e compagnie qui se distingue à Diên-Biên-Phu  le 10.04.1954 lors de l’assaut sur Eliane 1 ; capitaine le 30.04.1954 ; grièvement blessé dans la nuit du 06. au 07.05.1954 ; Officier de la Légion d’Honneur, il est titulaire de la croix de guerre 1939-1945 et des T.O.E. avec 11 citations dont 7 palmes ; instructeur à l’Ecole Jeanne d’Arc à Philippeville en 1958 ; commandant la 3e compagnie du 14e R.C.P. de décembre 1958 à juillet 1960. Il termine sa carrière militaire comme général. Membre du Club des C.S.P.F. Décédé dans un accident de la route en mai 1995.

 

Trehiou, capitaine parachutiste, commandant la 4e compagnie du 1er B.P.C. qui saute sur Diên-Biên-Phu dans la nuit au 05. au 06.05.1954 ; le colonel Langlais l’envoie sur Eliane 4 ; commandant de la C.C.S. du 9e R.C.P. de janvier à juin 1961.

 

Vadot Michel, né le 04.09.1912 à Dijon en Côte d’Or ; Brution ; Saint-cyrien de la promotion De Bournazel 1932-1934 : il entre dans la Légion au 1er R.E.I. le 15.06.1938 : à Narvik avec la13e D.B.M.L.E. ; blessé, Croix de Guerre avec palme ; chevalier de la Légion d’Honneur ; capitaine, commandant le III/13e D.B.L.E. à compter du 01.04.1952 ; chef de bataillon le 01.04.1953 ; chef d’état-major de la 13e D.B.L.E. sur Béatrice à Diên-Biên-Phu, blessé le 13.03.1954 : chef du secteur sud en mai 1954 ; prisonnier du Vietminh ; commandant l’état-major du 4e R.E.I. à Fès en 1955 ; lieutenant-colonel, adjoint au chef de corps du 4e R.E.I.; lors du putsch d’avril 1961, contre l’avis de son chef de corps, il maintient le 4e R.E.I. dans la légalité. Chef de corps du 4e R.E.I. du 1er mai 1961 au 29 avril 1962. Colonel, nommé le 28.06.1963 chef de corps du 1er Régiment Etranger à Aubagne jusqu’au 08.08.1966. Il commande le Prytanée militaire jusqu’au 04.09.1969 ; général de brigade ; il porte la main du capitaine Danjou sur la Voie sacrée le 30.04.1981 ; dix fois cité sur ses trois croix de guerre, deux fois blessé ; Grand Croix de la Légion d’Honneur. Décédé le 02.04.1989 à Bourg-en-Bresse.

 

Zurell, sous-officier légionnaire parachutiste ; chef de section d’une compagnie du Bataillon de marche étranger parachutiste à Diên-Biên-Phu ; rescapé des combats sur Dominique 3 dans la nuit du 02 au 03.05.1954 ; fait prisonnier lors du désastre de la R.C.4 et libéré par les Viets en 1950, il change de nom car il a déjà goûté de leur ‘’clémence’’ ; il s’appelle désormais Calish car les Viets menacent ceux qui ne se sont pas repentis après la mesure de clémence de 1950.

 

Officiers de la Légion Etrangère morts pour la France

pendant la bataille de Diên-Biên-Phu.

 

‘’La tragédie de Diên-Biên-Phu rejoint notre passé glorieux qui va des jours sombres aux jours de lumière. Aujourd’hui, ne retenons que la mémoire et l’exemple de ces combattants de l’impossible. Grâce à eux, la guerre d’Indochine est rentrée à jamais dans notre Histoire, comme d’autres pages faites de gloire et de déchirement’’.

Général Christian Piquemal

 

Sources : Site du S.G.E. et Sitte du Mémorial de Puyloubier

 

Bailly Jean, né le 31.05.1922 à Savigny en Sancerre dans le Cher ; lieutenant légionnaire de la 13e D.B.L.E. sur Béatrice à Diên-Biên-Phu ; tué par l’artillerie vietminh le 13.03.1954.

 

Bedaux Bernard, né le 05.02.1925 à Senlis dans l’Oise ; lieutenant légionnaire de la 13e D.B.L.E. ; mort des suites de ses blessures le 11.03.1954 à Diên-Biên-Phu, sur la route de Soula.

 

Bertrand André, né le 23.10.1925 à Vauziers dans les Ardennes ; jeune lieutenant légionnaire parachutiste à la 4e compagnie du 1er B.E.P. à Diên-Biên-Phu ; à sa blessure le 05.03.1954, le capitaine Cabiro lui passe le commandement de la compagnie. Tué au combat le 22.03.1954.

 

Boisbouvier Gérard, né le 20.05.1929 à Chateauneuf-sur-Sarthe dans le Maine et Loire ; sous-lieutenant légionnaire parachutiste à la 4e compagnie du 1er B.E.P. à Diên-Biên-Phu ; blessé le 05.03.1954 :ensanglanté, il entraîne ses légionnaires à l’assaut du piton 781 ; il ne veut pas se faire évacuer. Le 01.04.1954, il commande la 4e compagnie du 1er B.E.P. sur Eliane 1. Le 02.05.1954, il commande une section sur Huguette 5 ; il disparaît dans les combats. Déclaré tué au combat à Diên-Biên-Phu le 13.05.1954.

 

Carrière André, né le 13.10.1923 à Sathonay dans l’Ain ; lieutenant légionnaire du III/13e D.B.L.E. sur Béatrice à Diên-Biên-Phu ; tué par l’artillerie vietminh le 13.03.1954.

 

Chevallier Jacques, né le 17.03.1921 à Sants dans l’Yonne ; capitaine légionnaire, commandant la 4e compagnie du I/13e D.B.L.E. à Diên-Biên-Phu ; tué sur Huguette 1 le 23.04.1954.

 

Chounet Camille, né le 12.10.1917 à Montpellier dans l’Hérault ; capitaine légionnaire, commandant la 2e compagnie du I/13e D.B.L.E. à Diên-Biên-Phu ; grièvement blessé au début avril 1954 ; décédé le 04.05.1954.

 

Colcy René, né le 15.08.1926 à Monaco en Guadeloupe ; lieutenant légionnaire à la 1ère Compagnie étrangère de mortiers lourds du 3e R.E.I. ; tué à Diên-Biên-Phu le 30.03.1954.

 

De Chapottin Yves, né le 25.12.1920 à Bingen en Allemagne ; lieutenant légionnaire au I/13e D.B.L.E. à Diên-Biên-Phu ; fait prisonnier ; décédé en captivité le 26.08.1954.

 

Delafond Charles, capitaine légionnaire parachutiste, commandant la 7e compagnie du 2e B.E.P. qui saute sur Diên-Biên-Phu dans les nuits du 9 au 11.04.1954 : tué par un obus de mortier le 11.04.1954.

 

Donnadieu Jacques, né le 01.01.1923 à Landau en Allemagne ; capitaine légionnaire au I/2e R.E.I. à Diên-Biên-Phu ; mort des suites de ses blessures le 05.04.1954.

 

Dumont Michel, né le 26.02.1931 à Paris dans la Seine ; sous-lieutenant légionnaires parachutiste au 1er B.E.P. ; tué au combat à Diên-Biên-Phu le 01.04.1954.

 

Fragonard Dominique, né le 22.07.1929 à Paris 4e ; lieutenant légionnaire parachutiste, chef de section à la 7e compagnie du 2e B.E.P. à Diên-Biên-Phu ; déchiqueté par un obus de 57 SR le 12.04.1954.

 

François Jean, né le 16.02.1923 à Crest dans la Drôme ; jeune saint-cyrien ; lieutenant légionnaire au I/2e R.E.I. à Diên-Biên-Phu ; tout feu, tout flamme mais lucide ; il est en première ligne lors de l’attaque d’Huguette 6, à Diên-Biên-Phu,par les Viets le 03.04.1954. Tué lors de la sortie du P.A. le 18.04.1954

 

Gambiez Alain, né le 13.07.1931 à Rabat au Maroc ; sous-lieutenant légionnaire au 3e R.E.I. ; tué au combat le 23.03.1954 à Diên-Biên-Phu.

 

Garin Jean, né le 27.10.1924 à Orléans dans le Loiret ; lieutenant légionnaire parachutiste au 2e B.E.P. à Diên-Biên-Phu ; adjoint du capitaine Pétré ; tué au combat le 23.04.1954 sur le P.A. Huguette 1.

 

Gaucher Jules, né le 12.09.1905 à Bourges dans le Cher : Saint-cyrien de la promotion Maréchal Gallieni 1927-1929 ; sous-lieutenant au 23e R .T.A. en 1929-1931 ; il rejoint la Légion Etrangère en 1931 ;capitaine, commandant le I/5e R.E.I., ancien de la retraite de Chine avec le 5e R.E.I. en 1945 : chef du bataillon de marche du 5e R.E.I. constitué en Chine en 1945-1946 ; chef de bataillon à la 4e D.B.L.E. en 1948 ; chef de corps du I/4e R.E.I. en 1951-1952 ; lieutenant-colonel légionnaire, chef de corps de la 13e D.B.L.E. à Diên-Biên-Phu au Tonkin : mort pour la France le 13.03.1954 quand son P.C. sur Béatrice saute.

 

Jego Georges, né le 18.04.1926 à Nantes dans la Loire Atlantique ; lieutenant légionnaire du III/13e D.B.L.E. sur Béatrice à Diên-Biên-Phu ; tué par l’artillerie vietminh le 13.03.1954.

 

Lecocq André, né le 20.11.1923 à Ausseldorf en Allemagne ; lieutenant légionnaire parachutiste au 1er B.E.P. en Indochine ; il vient de la C.C.S. à la 2e compagnie pour remplacer le lieutenant Brandon, blessé le 12.01.1954 ; tué au combat le 22.03.1954 à Diên-Biên-Phu.

 

Lemoine André, né le 28.05.1927 à Paris dans la Seine ; lieutenant légionnaire du III/13e D.B.L.E. sur Béatrice à Diên-Biên-Phu ; tué par l’artillerie vietminh le 14.03.1954.

 

Michel Etienne, né le 29.07.1929 à Grenoble dans l’Isère ; lieutenant au III/13e D.B.L.E. ; tué au combat à Diên-Biên-Phu le 15.02.1954.

 

Morand André, né le 23.07.1926 à Bizerte en Tunisie ; sous-lieutenant au 2e B.E.P. ; fait prisonnier à Diên-Biên-Phu ; mort en captivité de maladie le 10.07.1954. Une promotion d’élèves officiers de réserve de l’E.A.I. de Montpellier porte son nom.

 

Nénert Marc, né le 23.11.1927 à Paris 15e ; saint-cyrien de la promotion Rhin et Danube 1947-1949 ; lieutenant légionnaire parachutiste, chef de section à la 1ère compagnie du 1er B.E.P. ; premier officier du 1er B.E.P. tué au combat à Diên-Biên-Phu, le 12.01.1954.

 

Pardi Vincent, né le 25.01.1911 à Cavare en Corse ; capitaine, adjoint du chef du III/13e D.B.L.E. sur Béatrice à Diên-Biên-Phu ; tué par l’artillerie vietminh le 13.03.1954.

 

Pégot Paul, né le 22.04.1903 à Aureilhan dans les Hautes Pyrénées ; chef de bataillon, commandant le III/13e D.B.L.E. sur Béatrice à Diên-Biên-Phu ; tué par l’artillerie vietminh le 13.03.1954.

 

Picard André, né le 03.04.1929 à Troyes dans l’Aube ; capitaine légionnaire au 3e R.E.I. ; mort de maladie le 08.05.1954 à Diên-Biên-Phu.

 

Picatto Leonce, capitaine légionnaire parachutiste, commandant la C.C.B. du 2e B.E.P. à Diên-Biên-Phu ; tué au combat d’une balle en pleine tête, le 23.04.1954, alors qu’il prend les consignes du lieutenant de Biré, commandant la 5e compagnie, blessé, sur Huguette 1.

 

Pichard Jean, officier légionnaire, mort le 13.07.1954 à Diên-Biên-Phu.

 

Poirier Pierre, né le 28.12.1927 à Coulanges la Vineuse dans l’Yonne ; lieutenant légionnaire au 3e R.E.I. ; mort le 17.06.1954 de maladie contractée en captivité à Diên-Biên-Phu le 08.05.1954.

 

Rastouil Jacques, né le 27.03.1924 à Carcassonne dans l’Aude ; lieutenant légionnaire au I/2e R.E.I. ; il commande le P.A. Huguette 6, à Diên-Biên-Phu, lors de l’attaque des Viets le 03.04.1954. Tué par un obus de 57 sur l’abri des officiers, le 12.04.1954.

 

Raynaud Rémy, né le 26.05.1928 à Saint-Georges en Allier dans le Puy de Dôme : lieutenant légionnaire parachutiste du 1er B.E.P. en Indochine ; tué le 22.03.1954 à Diên-Biên-Phu.

 

Revel de Bretteville Guy, né le 20.03.1923 à Toulon dans le Var ; lieutenant légionnaire de la 13e D.B.L.E. sur Béatrice à Diên-Biên-Phu ; tué par l’artillerie vietminh le 13.03.1954.

 

Rossini John, Guy, né le 19.04.1920 à La Rochelle en Charente ; lieutenant légionnaire au 3e R.E.I., tué au combat à Diên-Biên-Phu le 26.03.1954.

 

Russeil Jacques, né le 06.02.1918 à Bordeaux dans la Gironde ; capitaine légionnaire au I/13e D.B.L.E. ; tué au combat le 30.03.1954 à Diên-Biên-Phu.

 

de Stabenrath Alain, né le 28.10.1925 à Vaulry en Haute Vienne ; lieutenant légionnaire parachutiste, chef de section au 2e B.E.P. en Indochine en 1949-1950. Le 26 décembre 1949, sa section est larguée sur le village Hien Tu, tenu par les Viets. Avec le 1er B.E.P., à Diên-Biên-Phu ; blessé le 17.04.1954 sur le P.A. Huguette 1 ; fin avril 1954, les 1ère et 4e compagnies du 1er B.E.P. sont regroupées derrière lui ; grièvement blessé le 03.05.1954 : fait prisonnier ; ramené à D.B.P. ; faute de soins, décédé par maladie le 12.05.1954.

 

Sterckx Léon, né le 25.03.1928 à Versailles en Seine et Oise ; lieutenant légionnaire à la 13e D.B.L.E. ; tué au combat à Diên-Biên-Phu le 04.04.1954.

 

Sterman Léon, né le 04.11.1911 à Jassy en Roumanie ; capitaine au I/13e D.B.L.E. ; affecté au bataillon du service de santé des F.N.T.V. ; fait prisonnier à Diên-Biên-Phu : décédé en captivité en août 1954.

 

Turcy Paul, né le 25.11.1923 à Mazerolle dans l’Aube, lieutenant légionnaire parachutiste, chef de la C.E.P.M.L. - Compagnie étrangère parachutiste de mortiers lourds-, à Diên-Biên-Phu le 11.03.1954, après les blessures du lieutenant Molinier. Tué au combat le 15.03.1954.

 

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