FSALE

L’émission « Cauchemar en cuisine » a boosté les réservations du restaurant amiénois « Chez maman. » Et révélé un chef atypique.

Dans le jargon médiatique, on appelle ça un bon client. Une bonne dose d’accent picard, des avant-bras de camionneurs tatoués des mentions « pour maman » et « légionnaire », un soupçon de coquetterie capillaire (une houppette savamment dessinée sur un crâne chauve), telle est la recette du succès.

L’émission « Cauchemar en cuisine », diffusée lundi sur M6, a effectivement donné un coup de fouet au restaurant amiénois « Chez maman » (lire ci-dessous), et propulsé son chef, Jacques, au rang de curiosité du petit écran.

«  C’est agréable, mais je veux garder la tête sur les épaules  », confie le cuisinier, qui se plie volontiers aux sollicitations des badauds qui veulent se faire prendre en photo avec lui.

Après vingt-cinq ans passés derrière les fourneaux, Jacques, 51 ans, obtient une consécration pour le moins inattendue.

Ce père de cinq enfants, natif de Doullens (Somme), a longtemps bourlingué avant de poser ses valises à Amiens.

Et malgré cette parenthèse sous les feux des projecteurs, le chef préfère largement l’ombre à la lumière.

De ses cinq ans dans la légion étrangère (1979 à 1984), il ne dira rien. «  C’est mon passé, ma vie d’avant, je n’aime pas en parler  », confie Jacques, qui ne souhaite pas davantage que son nom de famille soit divulgué.

C’est au retour de la Légion que le futur chef troque la mitrailleuse pour les casseroles.

Ses premières armes se font en Allemagne, dans un restaurant de Francfort. Il y apprend la pâtisserie, et le goût de la cuisine. Jacques travaille dans une dizaine d’établissements avant d’investir les cuisines du restaurant « Chez maman », il y a deux ans.

Une expérience d’abord douloureuse.

L’ancien légionnaire a du mal à cohabiter avec son nouveau patron, Quentin, jeune diplômé de l’école de commerce d’Amiens. «  C’était électrique, on me demandait de faire de l’abattage, mais ce n’est pas ma conception de la cuisine.

J’ai la passion des bonnes choses, sinon, j’aurais bossé chez McDo.  »

Au bout de quelques mois, il y a le feu en cuisine.

L’intervention de Philippe Etchebest, chef étoilé et clé de voûte de l’émission « Cauchemar en cuisine » va tout changer. «  Je ne suis pas du genre à baisser les bras, mais il m’a redonné confiance en moi  ».

Quand il n’est pas derrière ses fourneaux, Jacques s’adonne à ses deux autres passions, la pêche et la chasse, dans les étangs de Boves, près d’Amiens. «  Il n’y a que là que j’arrive à faire retomber la pression.  ».

Source : LE COURRIER PICARD

 

Qui est en ligne TPL_ALTCOLLAPSE

Nous avons 258 invités et aucun membre en ligne