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Les crèches de la Légion étrangère ont une mission de cohésion, d'intégration. Elles sont le symbole d'une renaissance, d'une autre chance, accordée aux légionnaires.

La section de l'adjudant Lebedev est rentrée la veille de Formiguères où elle était «en oxygénation» au chalet du 4e régiment étranger. Pas de temps à perdre…

L'adjudant a recensé les savoir-faire parmi ses hommes, l'un était menuisier dans le civil, un autre plaquiste, électricien. Il y a même un monteur de son et, cerise sur le gâteau, un maquettiste – la Légion étrangère c'est tout cela, des talents multiples…

Ils seront le noyau dur pour la conception de la crèche de la 2e compagnie commandée par le capitaine Mettavant au 4e régiment étranger de Castelnaudary. Justement, la première réunion, c'est aujourd'hui. «Vous avez quelques jours pour réaliser une crèche avec bande-son, image, titre et émotion et en respectant un certain nombre de critères», lance l'officier à ses hommes.

Chacun a, en amont, réfléchi au sujet avec un thème, voulu par l'officier, qui fait consensus : le départ vers une nouvelle vie pour le légionnaire et un parallèle avec la Nativité, nouveau départ pour l'humanité… «On est tous venus chercher quelque chose, ici», rappelle le capitaine au long passé de légionnaire, qui insiste, martèle à l'attention de tous… «On reste dans la simplicité mais la musique, la voix, les accents, c'est important».

On parle aussi visite de sécurité, date du concours fixée au 24 avec la visite du jury, celle du 21-22 où il ne devra rester qu'à peaufiner les détails, et celle butoir au 17 où l'équipe devra avoir rendu sa copie avec «le thème, le titre et la localisation».

Qu'importe le prix… «Je veux simplement que vous vous souveniez de votre crèche». Justement, côté souvenir, c'est la marche képi blanc entre Saint-Malo et le Mont-Saint-Michel les 2 et 3 novembre dernier qui a marqué nos jeunes légionnaires, ce sera le thème de leur crèche. Laurent Henry, le monteur de son, soumet son projet en trois scènes : la formation en ferme, la marche en Normandie dans les pas des combattants de la Seconde Guerre mondiale, et enfin l'arrivée au Mont-Saint-Michel.

«L'idée est bonne mais il y a trop de points de vue», estime le capitaine. Lui, veut de l'émotion, des sentiments, que la crèche raconte la solitude du légionnaire venu du bout du monde, qui loin des siens, souffre, déprime, tombe pendant la marche et qu'un sergent viendra réconforter, encourager.

«Regarde au loin, ce vaisseau de pierre, c'est un endroit magique qui garde la lumière très longtemps…». Le Mont-Saint-Michel, on s'y voit, on y est… «Ici, depuis la nuit des temps, des peuples se sont croisés».

D'autres aujourd'hui, y ont marché, coiffés du béret vert. Encore un beau symbole !

La famille Légion

Ils sont d'horizons différents, venus pour s'engager au service de la France, des quatre coins du monde. Ils sont catholiques, orthodoxes, bouddhistes ou musulmans et jurent quand ils prêtent serment de considérer «chaque légionnaire comme un frère d'armes, quelles que soient sa nationalité, sa race ou sa religion et de lui manifester toujours la solidarité qui doit unir les membres d'une même famille». Noël, c'est la fête de la famille Légion, pour ceux qui sont loin de chez eux.

 

Source : LA DEPECHE du MIDI

 

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