FSALE

Chef de corps du 12e R.E.I.

Février-juin 1940 : lieutenant-colonel Besson.

 

Organigramme du 12e R.E.I.

Chef de corps : lieutenant-colonel Besson.

Etat-major : chef de bataillon Dury ; officier de renseignement : sous-lieutenant Brouland ; officier ‘’Z’’ : capitaine Gantillon ; officier des détails : lieutenant Charlier ; officier de liaison : lieutenant de la Garde : médecin-capitaine Valence ; vétérinaire : sous-lieutenant Salomon.

Compagnie de commandement : capitaine Breuillard ; officier transmissions : sous-lieutenant Drykoningen ; officier pionnier ; lieutenant Carandeau ; commandant la section moto : lieutenant de Besset.

Compagnie hors-rang : capitaine Tizon ; officier d’approvisionnements : sous-lieutenant Joffard ; officier de ravitaillement : lieutenant Marie ; officier dépannage : lieutenant Doussy ; pharmacien : sous-lieutenant Gerbay ; chef de musique : sous-lieutenant Marocco.

Compagnie régimentaire d’engins : capitaine Gavoille.

1er bataillon : chef de bataillon Roux ; capitaine adjudant-major : capitaine Nicolas ; officier adjoint : lieutenant de la Rocque ; médecin-lieutenant Badelon, et les capitaines, commandant les compagnies : Seguin à la 1ère, Boudet à la 2e, Thomas à la 3e, Sauget à la CA 1.

2e bataillon : chef de bataillon Franquet ; capitaine adjudant-major : capitaine Chatenet ; officier adjoint : lieutenant Masselot ; médecin-lieutenant Fric ; et les capitaines, commandant les compagnies : Maroille à la 5e, Forde à la 6e, Primaux à la 7e, Perrossier à la CA 2.

3e bataillon : chef de bataillon André ; capitaine adjudant-major : capitaine Chabanne ; officier adjoint : lieutenant Hutteau ; médecin-lieutenant Levy ; et les capitaines, commandant les compagnies : Ruillet à la 9e, Perret à la 10e, Bailly à la 11e, Fravossoudovitch à la CA 3.

 

25 février 1940 : le 12e R.E.I. est créé à La Valbonne ; hormis les officiers et les sous-officiers de réserve, le contingent d’Afrique du Nord accueille essentiellement des engagés volontaires pour la durée de la guerre. Commandé par le lieutenant-colonel Besson, il compte à la veille de son engagement 84 officiers, 321 sous-officiers et 2 685 caporaux et légionnaires E.V.D.G., Engagés Volontaires Etrangers pour la Durée de la Guerre. A côté des Espagnols républicains (30%) et des Italiens, beaucoup de Juifs polonais et allemands réfugiés en France (30%), E.V.D.G., espérant obtenir à terme leur naturalisation. Ils ont opté pour la France. La Légion s’est préoccupée de leur cas s’ils venaient à tomber aux mains de l’ennemi. Leurs livrets matricules, leurs plaques d’identité gomment soigneusement leurs véritables origines. Ce recrutement, où se mêlent des Espagnols de l’armée républicaine et des Israélites souvent matériellement à l’aise dans le milieu civil, est moralement prêt à se battre. Par contre, il est peu enclin à se couler dans le moule rigide de la discipline. L’encadrement ‘’Vieille Légion’’ qui assure l’ossature des nouvelles unités, a du mal à imposer le style Sidi-Bel-Abbès. Les sous-officiers, parfois d’origine germanique, qui ne passent rien, sont mal acceptés. Des heurts se produisent. Mais cette Légion de 1940 se soudera au feu.

8 mai 1940 : sous le commandement du lieutenant-colonel Besson, le 12e R.E.I. est affecté à la 8e division d’infanterie, commandée par le général Dody. Il est incorporé au système de défense de Soissons avec ordre de tenir sans esprit de recul. Avec elle, il connaîtra son baptême du feu. La 8e D.I. appartient à la VIe Armée du général Touchon.

10 mai 1940 : le 12e R.E.I. poursuit son instruction à La Valbonne.

11 mai 1940 : l’offensive allemande précipite des départs. Le 12e R.E.I., par voie ferroviaire, fait mouvement sur Meaux où des autobus le prennent en charge direction Villers-Cotterêts. Puis, le régiment remonte à pied jusqu’à Soissons, croisant des évacués.

13 mai 1940 : les Allemands foncent à travers les Ardennes. Le général Touchon se voit confier un "détachement d'armée" composé de troupes rassemblées à la hâte et chargé de contrer l'ennemi ; celui-ci ne peut qu'édifier une fragile barrière sur l'Aisne, vers le sud. Des divisions en réserve du Grand Quartier Général lui sont affectées. L'ensemble, renommé VIe armée, va se battre ensuite courageusement.

18 mai 1940 : devant la rupture intervenue sur la Meuse le 14, la VIe Armée du général Touchon s’installe sur l’Ailette et l’Aisne, en gros de Soissons à Rethel, en vue de couvrir Paris. Sur sa droite, la IIe Armée du général Huntziger, sérieusement ébranlée. Sur sa gauche, la jeune VIIe Armée du général Frère, qui s’organise. Leur mission est de s’opposer à l’extension vers le Sud de la percée allemande. Le 17e Corps d’Armée du général Noël de la VIe Armée arrive sur l’Ailette avec la 87e Division d’Infanterie d’Afrique du général Barbeyrac de Saint-Maurice à gauche et la 28e Division d’Infanterie Alpine du général Lestien sur Chavignon à droite.

20 mai 1940 : la percée allemande atteint la mer le 20 mai tandis que la majeure partie des forces françaises se retrouve alors encerclée en Belgique et dans le nord de la France.

21 mai 1940 : des attaques ennemies se déclenchent. Le 36e Bataillon de Chars de Combat (Renault FT-17) puis la 7e Division d'Infanterie du général Hupel viennent renforcer le dispositif français.

26 mai 1940 : le 12e R.E.I. reçoit l’ordre de tenir l’Aisne à Soissons. Sur l’Ailette, les 7e et 28e divisions d’infanterie sont engagées dans des combats d’une rare violence. Les troupes françaises sont décimées, écrasées par la puissance du feu ennemi. L’attaque des passages de l’Aisne devient imminente : la 8e D.I. doit contenir l’ennemi à tout prix. Etalé sur 12 kilomètres de front, le 12e R.E.I. organise rapidement la défense des sept ponts sur l’Aisne dans Soissons. Il prend également dans son sous-secteur le pont et l’important dépôt d’essence de Vénizel. La ville a été évacuée de tous ses habitants. Tous les ouvrages d’art sont minés. Le lieutenant-colonel Besson dispose d’une partie de la compagnie divisionnaire antichar, d’un groupe de 75 et d’un groupe d’artillerie lourde. Mais il doit mettre un bataillon à la disposition de la 28e D.I. C’est le III/12e R.E.I. du commandant André qui est désigné.

Dès le 1er juin, les combats commencent. Les légionnaires ne vivent plus que de rations individuelles.

 

L'Ailette et son canal

L'Ailette est un affluent de l'Oise, qui s'écoule entièrement dans le département de l'Aisne. Elle prend sa source dans la forêt de Vauclair  près du village de Ste-Croix, au nord du Chemin des Dames, qu'elle suit avant de longer le canal de l'Oise à l'Aisne à partir de Chevregny - Monampteuil en contournant le Massif de St-Gobain par le sud puis l'ouest. L'Ailette se jette dans l'Oise entre Quierzy et Manicamp. 

Le canal de l'Ailette ou canal de l'Oise à l'Aisne relie la vallée de l'Aisne au sud à celle de l'Oise au nord, soit 48 km de long. Il est relié au canal latéral à l'Aisne à Bourg-et-Comin, toujours dans le département de l'Aisne, passe sous le Chemin des Dames par un souterrain de plus de 2 km et rejoint la vallée de l'Ailette en amont du bassin de Monampteuil pour atteindre le canal latéral à l'Oise à Abbécourt non loin de Manciamp. 

 

Mai 1940, le miracle se produit sur la Somme, l'Ailette et l'Aisne.

En mai 1940, le général Gamelin n'étant pas parvenu à "colmater" la brèche ouverte sur la Meuse par les Panzers dans les armées françaises, il doit se résoudre à s'opposer à l'extension latérale de la percée vers le sud sur l'Aisne et l'Ailette. Le dispositif est rapidement prolongé sur la Somme. Le général Weygand, une fois nommé généralissime, espère arrêter sur ces coupures l'offensive allemande. Ce dispositif défensif s'appuyant sur la Somme, le canal Crozat, le canal de l'Ailette et l'Aisne est surnommé « Ligne Weygand». Au 25 mai, le général Weygand indique au conseil de guerre qu'il ne lui reste que 59 divisions à opposer à 130 à 150 divisions allemandes.


 Les dispositifs français et allemand sur l’Ailette au 5 juin 1940 



 

Sur le canal entre Oise et Aisne, au 5 juin 1940, se trouvent du nord au sud la 87e D.I.A. du général Martin, de Manicamp à Pont-St-Mard, la 7e D.I. du général Hupel, de Crécy-au-Mont à Pinon et la 28e D.I. du général Lestien, de Chavignon à Soupir avec, en arrière, les 11e et 8e D.I. derrière l'Aisne. 

Les 87e et 11e DI sont rattachées à la VIIe Armée du général Frère, établie sur la Somme, le Canal Crozat et l'Ailette de l'Oise à Coucy-le-Château, dont la 87e D.I.A. constitue l'aile droite. A droite de la 87e D.I.A., les 7e, 28e et 8e D.I. appartiennent à la VIe Armée du général Touchon installée sur l'Ailette puis l'Aisne jusqu'à Neufchâtel-sur-Aisne.

 Les VIIe et VIe Armées dépendent du Groupe d'Armées n°3 (GA3) du général Besson.

 

La VIIe Armée

Le 1er Corps d’armée commandé par le général Sciard de la VIIe Armée du général Frère comprend :

  • 7e Division d'Infanterie Nord Africaine (7e D.I.N.A.) du général Barré

  • 19e Division d'Infanterie du général Lenclud

  • 25e D.I.M. du général Molinié

  • 29e Division d'Infanterie Alpine du général Gerodias

  • 47e D.I. du général Boucher

  • 60e D.I. du général Deslaurens

Le 24e Corps d’armée commandé par le général Fougère (PC à Giraumont dans l’Oise) de la VIIe Armée du général Frère comprend :

  • 3e D.L.I. du général Duchemin

  • 23e D.I. du général Jeannel

  • 87e D.I.A. du général Martin depuis le 25.05.1940

  • 7e D.I.C. du général Noiret

  • 11e D.I. du général Arlabosse, détachée de la IVe Armée.

 

La VIe Armée

Le 17e Corps d’armée commandé par le général Noël de la VIe Armée du général Touchon comprend :

  • 7e D.I. du général Hupel

  • 7e D.I.N.A. du général Barré

  • 8e D.I. du général Dody, détachée de la IIIe Armée

  • 19e D.I. du général Lenclud

  • 28e D.I.A. du général Lestien

Le 45e Corps d’armée de forteresse du général Daille de la VIe Armée du général Touchon comprend :

  • 57e D.I. du général Texier

  • 63e D.I. du général Parvy

 

Le dispositif français sur l’Ailette au 5 juin 1940 

Au nord côté Oise, la 87e Division d'Infanterie d'Afrique (PC à Vassens), aile droite du 24e Corps d’Armée du général Fougère de la VIIe Armée du général Frère, comprend : 

  • 18e Régiment de Tirailleurs Algériens à gauche à Manicamp, Besmé, St-Paul-aux-Bois, Blérancourt, en liaison sur l’Oise avec le 107e Régiment d’Infanterie de la 23e D.I. du 24e C.A. de la VIIe Armée, 

  •  9e Zouaves au centre à Trosly-Loire, Guny, Pont-St-Mard, 

  • 17e R.T.A. pour partie à droite à Pont-St-Mard, Epagny et pour partie en réserve de la D.I. 

  • Les autres unités de la division sont : 87e R.A.A., 287e R.A.L., 87e G.R.D.I.A. 

Au centre, la 7e D.I. (PC à Crouy), aile gauche du 17e Corps d'Armée du général Noël de la VIe Armée du général Touchon (arrivée le 29 mai), comprend : 

  • 93e R.I. à Crécy-au-Mont, Leuilly, Juvigny, 

  • 102e R.I. à Vauxaillon, Neuville s/Margival, 

  • 130e R.I. à Pinon, Allemant, Vaudesson,

  • Les autres unités de la division sont : 31e R.A., 231e R.A.L, 40e G.R.D.I. à Laffaux. 

A droite, la 28e D.I. Alpine (PC à Chivres) du 17e Corps d'Armée du général Noël de la VIe Armée du général Touchon, comprend : 

  • 97e R.I.A. à Chavignon, Pargny, Filain, La Malmaison, Jouy sur le Chemin des Dames,

  • 99e R.I.A. à Braye-en-Laonnois, Ostel sur le Chemin des Dames,  

  • 25e Demi-brigade de Chasseurs : 27e B.C.A. à Soupir, Chavonne, 7e B.C.A., 47e B.C.A. à St-Mard, Viel-Arcy, en liaison sur l’Aisne avec le 6e R.I. à Bourg-et-Comin de la 44e D..I. de la Ve Armée,

  • Les autres unités de la division sont : 2e R.A.M., 202e R.A.L., 22e G.R.D.I. 


Se trouvent également en arrière de l’Ailette sur la deuxième position de l’Aisne : la
 11e D.I. de la IVe Armée (1ère D.B.C.P., 26e et 170e RI, 8e R.A., 208e R.A.L. et 16e G.R.D.I.), affectée au 24e Corps d’Armée du général Fougère de la VIIe Armée du général Frère et la 8e D.I. de la IIIe Armée (12e R.E.I., 142e et 237e R.I, 82e R.A.N.A., 288e R.A.L. et 42e G.R.D.I.), affectée au 17e Corps d'Armée du général Noël de la VIe Armée du général Touchon. Soit un total de cinq divisions, dont trois en première ligne sur l’Ailette. 

 

Le dispositif allemand sur l’Ailette au 5 juin 1940

Côté allemand, se trouvent également sur l'Ailette des unités appartenant à deux armées différentes relevant du Heeresgruppe B du général von Bock : la VIe Armee du général von Reichenau au nord et la IXe Armee du général Strauß, nouvellement formée avec des unités non encore engagées en France, au sud. 

Au nord côté Oise, principalement face à la 87e DIA, appartenant à la VIe Armee du général von Reichenau : 

  • la 255e Infanterie Division (ID) du général Wetzel en réserve, avec en arrière sur l'Oise et l'extrémité du canal Crozat, la 263e I.D.  du général Karl du 5e Armee Korps (A.K.) du général Ruoff, face au 32e R.I. de la 23e D.I., 

  • la 72e I.D. du général Mattenklott du 44e A.K.  du général Koch, 

  • la 1ère Gebirgs Division du général Kübler du 44e A.K. du général Koch, devant la 7e D.I. 

Au centre, devant les 7e et 28e D.I. se trouve le 18e A.K. du général von Speck de la 9e Armee du général Strauß :

  • la 290e I.D. du général Dennerlein, 

  • la 25e I.D.  du général Clössner, 

  • la 81e I.D.  du général von Löper en réserve. 

Au sud côté Aisne, secteur de la 28e D.I., a pris place le 42e A.K.  du général Kuntze de la IXe Armee du général Strauß également : 

  • la 50e I.D. du général Sorsche,

  • la 291e I.D.  du général Herzog sur l'Aisne, 

  • la 292e I.D. du général Dehmel en réserve.

Le 43e A.K. du général Böhme, appartenant à la IXe Armee du général Strauß, se tient en réserve, prêt à exploiter. 

C’est donc avec une importante supériorité numérique de plus de trois contre un que les allemands s’apprêtent à engager la deuxième phase de la bataille de France. 

Le déroulement des combats sur l’Ailette

5 juin 1940 : pendant quelques jours, les Allemands retenus au nord devant Dunkerque se contentent d’assurer la sécurité de leur flanc méridional. Le 5 juin, ils reprennent leur poussée vers le sud pour forcer les défenses que le général Weygand, nouveau commandant en chef, s’efforce de réaliser.

Le 5 juin 1940 au matin, l'attaque allemande (Opération rouge / Fall Rot) débute par un violent bombardement terrestre et aérien sur tout le front de la mer à l'Ailette. Puis 9 divisions allemandes, appartenant à trois A.K., (18e, 42e, 48e A.K.) se lancent à l'assaut du canal défendu par trois divisions françaises  : la 87e Division d'Infanterie d'Afrique, la 7e  Division d'Infanterie et la 28e  Division d'Infanterie Alpine, appartenant désormais au 24e Corps d'Armée du général Fougère de la VIIe Armée du général Frère (87e D.I.A.) et  au 17e Corps d'Armée du général Noël de la VIe Armée du général Touchon (7e D.I. et 28e D.I. Alpine). Les combats sont particulièrement violents au nord dans le secteur de la 87e D.I.A., à la jonction avec la 23e D.I., et au sud dans le secteur des 7e D.I. et 28e D.I.A. à leur jonction mais la 25e Infanterie Division du 18e A.K. est parvenue à progresser par Chavignon vers le Chemin des Dames et La Malmaison. Les assaillants franchissent le canal en plusieurs points au prix de lourdes pertes puis contournent les premières lignes de défenses françaises, qui résistent sur le canal et en arrière (Guny, Trosly-Loire, ...).

Le 12e R.E.I. reçoit le choc d’une infanterie ardente puissamment soutenue par l’artillerie et les stukas. Il se bat d’abord sur l’Ailette. Puis le 12e R.E.I. se bat sur le Chemin des Dames. Le II/12e R.E.I. y est complètement décimé.

Le 5 juin au soir, l'avancée allemande reste limitée. En certains points les Allemands ont été rejetés derrière le canal. La progression la plus importante est réalisée par la 25e Infanterie Division du 18e A.K. qui est parvenue à avancer par Chavignon face au 97e R.I.A. vers le Chemin des Dames et La Malmaison. 

Dans la nuit du 5 au 6, le commandant André reçoit l’ordre de contre-attaquer dans le secteur de La Malmaison. Précédé d’une compagnie de chars R 35, le III/12e mène une action vigoureuse. Mais au lever du jour, les Allemands se ressaisissent et les légionnaires sont pris sous des tirs d’artillerie de tous calibres. Dès que les conditions le permettent, les Stukas se mêlent à la danse et pilonnent les positions sans relâche, sans être en rien gênés par l’artillerie antiaérienne ou par la chasse française. Ecrasée, l’artillerie française ne peut intervenir. Appuyés par de nombreux blindés, les fantassins allemands s’emploient à tronçonner le bataillon par de nombreuses contre-attaques. Pendant dix heures, hérissés dans leurs points d’appui, les légionnaires résistent jusqu’à l’épuisement de leurs munitions. Le 3e bataillon est décimé dans des assauts désespérés au moulin de Lafaux et à la ferme de Malmaison, des lieux qui hantent la mémoire des anciens de 1914-1918. En fin de journée, le III/12e a perdu les trois-quarts de son effectif, tués ou blessés, parmi lesquels la quasi-totalité de ses officiers. Seuls, le lieutenant Ducret et une centaine d’hommes parviennent à rejoindre le régiment qui se trouve amputé du tiers de sa capacité.

Le 6 juin 1940, la progression allemande reste difficile mais le 18e A.K., durement accroché à Pinon par le 130e R.I. dans le secteur de la 7e D.I., réussit cependant à s'enfoncer vers Soissons : la 290e I.D. atteint une ligne Vauxaillon - Vauxrezis – Pommiers à l'ouest de la ville et la 25e I.D. arrive devant Missy-sur-Aisne à l'est avant de franchir l'Aisne dans la soirée. Ce jour, le Génie fait sauter les ponts, incomplètement pour certains, ce qui occasionnera des infiltrations de plus en plus importantes de l’infanterie allemande.

Le 6 au soir, les deux divisions du 17e C.A. (7e et 28e) sont dès lors contraintes de se replier au sud de l'Aisne entrainant le repli de la 87e D.I.A. très éprouvée. La 87e D.I.A. fait partie des unités qui se replient en ordre et combattent jusqu’à l’extrême fin des combats. La 8e D.I. va devoir à son tour supporter le choc au sud de l’Aisne. La directive du lieutenant-colonel Besson pour le 12e R.E.I. est simple : ‘’Tenir à tout prix sans esprit de recul. L’ennemi ne doit pas franchir d’Aisne’’. A partir de là, tous les ponts sont constitués en points d’appui.

 

Le 12e R.E.I. et les combats d’arrière-garde.

7 juin 1940 : dès que l’écoulement des troupes amies se tarit, les commandants des têtes de pont du 12e R.E.I. s’emploient à détruire les ouvrages d’art. Les ponts de Pommiers, de Pasly, de Soissons, de Vénizel sautent entre 2 heures et 4 heures du matin. A Vénizel, le capitaine Thomas mène avec sa 3e compagnie du 1er Bataillon une contre-attaque qui fait date ; ils détruisent le dépôt de carburant.

  • Le 12e R.E.I. perd l’aspirant Charles Garnier à Pasly dans l’Aisne.

Le 7 juin au soir, à gauche, Noyon tombe aux mains du 5e A.K.

Du 7 au 22 juin 1940 : bombardées pendant 48 heures, les unités du 12e R.E.I. tiennent tête aux assauts. Soissons est violemment bombardée mais l’ennemi ne peut franchir l’Aisne. La 7e compagnie du capitaine Primaux du II/12e R.E.I. est au cœur du dispositif et s’est organisée défensivement dans le centre-ville. Soumise à des bombardements aériens de plus en plus, à des tirs d’artillerie et au harcèlement des blindés et de l’infanterie allemande, la compagnie compte déjà de plusieurs tués et de nombreux blessés. En quarante-huit heures, le régiment perd une nouvelle fois un tiers de son effectif.

    • Après les combats des 6 & 7 juin, le régiment ne compte plus que 300 légionnaires valides. Déjà l’ennemi exhorte les légionnaires à se rendre et, pour les Allemands, à rejoindre leurs frères au sein de la Wehrmacht. Sans résultats.

  • Dans ces combats, les légionnaires du 12e R.E.I., comme leurs autres camardes, peuvent surtout opposer leur courage. Le ciel est vide des cocardes tricolores. L’artillerie, trop lente, est dépassée par le rythme de la bataille. Les moyens ‘’radio’’ n’existent pas. Des lieutenants, véritables missi dominici, assurent les liaisons entre le colonel et les chefs de bataillon. Ils sont même habilités à statuer le cas échéant et à ordonner de se défendre à tous prix ou de reculer. Terribles responsabilités et quelles conséquences ! Si l’esprit de Camerone fait partie des traditions légionnaires, une manœuvre concertée, une riposte instantanée sont impossibles.

  • Après une éprouvante marche de nuit, toute la journée du 8, le 12e R.E.I. se bat à Neuilly-Saint-Front, au sud de l’Ourcq. Ce bourg n’est qu’un modeste chef-lieu de canton, mais il représente un nœud routier important. Le tenir s’inscrit bien dans la politique des hérissons préconisée par le général Weygand, et barre la route de Château-Thierry.

  • Dans l’après-midi du 8 juin, la pression ennemie s’accentue. Les Allemands ont franchi l’Aisne à Villeneuve-Saint-Germain et dans la région de Pasly.

  • Le capitaine Chatenet, commandant le 2e bataillon depuis le 8 juin, donne ses ordres : « tenir jusqu’au bout, sans esprit de recul ». Isolées, sans renseignements, les compagnies du 12e R.E.I. combattent sur place sans esprit de recul.

  • Le général Weygand espérait contenir l’adversaire, mais malgré des héroïsmes locaux, des pans de son dispositif s’écroulent. La ligne de défense sur la Somme et sur l’Aisne est enfoncée. La retraite est inéluctable pour éviter l’encerclement. Le 12e R.E.I. doit décrocher. C’est le baroud d’honneur en terre de France, maison par maison, face aux tanks aux croies noires qui se glissent dans la ville, lentement, les mitrailleuses braquées vers chaque porte, vers chaque fenêtre. Dans les demeures transformées en fortins, les légionnaires bloquent pendant de longues heures l’avance ennemie.

  • Vers 17 heures, la 5e compagnie du capitaine Fordes du II/12e reçoit l’ordre de se replier. La 2e compagnie du capitaine Boudet du I/12e est totalement encerclée et anéantie sur place. La 3e compagnie du capitaine Thomas du I/12e contre-attaque à plusieurs reprises pour dégager le flanc du I/12e et connaît des pertes sévères. Vers 19 heures, la 7e compagnie du capitaine Primaux du II/12e manque de munitions et se replie vers Berzy-le-Sec, ancien P.C. régiment.

  • Le 8 juin, à droite, Soissons est pris par la 290e I.D.

  • Un long chemin de croix commence pour les légionnaires du 12e R.E.I. A compter de ce jour et jusqu’au 22 juin, le 12e R.E.I. doit couvrir constamment le repli de la VIe armée.

  • Les 9 & 10 juin, sur l’Ourcq, à Neuilly-Saint-Front, ses unités brisent deux assauts et font même des prisonniers. Les légionnaires atteignent la Marne et cantonnent sur la rive droite. L’adjudant-chef Alfred Bremener tombe la gorge ouverte par un éclat d'obus.

  • Du 11 au 13 juin, sur la Marne, à l’ouest de Château-Thierry, à Nanteuil, le régiment résiste et se dégage au prix de sanglants affrontements. Il traverse la Marne puis les ponts sautent. Les légionnaires prennent position près de la voie ferrée sur une crête, près de la gare de Nanteuil Sancy. Un bref temps d’arrêt avant de recevoir instruction de se porter sur Romilly sur la Seine.

  • Le 12 juin, le lieutenant Mauduit, qui a reconstitué une section avec 2 mitrailleuses, est chargé de défendre un embranchement de routes et un pont à Crouy-sur-Marne. Dès le matin, le combat commence ; il pleut ; la section est harcelée par les tirs allemands et l'artillerie française qui tire trop court. L’avion « mouchard » vole au dessus. Vers 16h00, les mitrailleuses sont enrayées. Le groupe tient bon, les Allemands ne passent pas. Mais les autres groupes qui le flanquent ont cédé. Le groupe du lieutenant Mauduit est cerné. Vers l9h00, les Allemands traversent la Marne, les légionnaires décrochent. Puis ils descendent sur la voie ferrée ; le lieutenant est blessé à la main droite. Les Allemands encerclent le groupe ; les hommes demandent au lieutenant de se rendre. Il doit le faire. Il est fait prisonnier à Nanteuil. L'officier allemand, auquel il doit rendre ses armes, lui rend les honneurs. Durant trois jours, il s’occupe encore de ses hommes puis du coté de la ville de Villiers Cotteret, il leur dit au revoir avant de rejoindre le groupe des officiers faits prisonniers en route vers l’Allemagne. Puis les légionnaires prisonniers traversent la Marne sur des canots pneumatiques.

  • Le 13 juin, en fin d’après-midi, durant ce mouvement où il faut sans cesse se battre, le lieutenant Masselot est grièvement blessé tandis qu’il porte personnellement secours à l’un de ses hommes blessé à la tête. Des journées d’épreuves l’attendent dans la débâcle généralisée, où seules quelques bonnes volontés se dévouent pour les blessés.

  • Les 14 & 15 juin, à Balloy-sur-Seine et à Bazoches, la poussée allemande s’exerce avec une intensité accrue. Le 12e R.E.I. défend les passages de la Seine avant de reprendre sa marche inexorable vers le sud, mêlé aux débris de la VIe Armée.

  • Grâce à la bravoure du groupe du capitaine Primaux qui tient la barricade de Montereau, au nord de l’Yonne, les premiers éléments parviennent à traverser la rivière au pont de Champigny. Le passage est balayé par les feux des automitrailleuses allemandes. Le pont saute. Des éléments traversent la rivière à la nage, en barque. Mais une fraction importante du 12e R.E.I. reste au nord de l’Yonne. Elle sera faite prisonnière après s’être battue toute la journée.

  • Le 16 juin, le 12e R.E.I. ne dispose plus que de 180 combattants renforcés par des effectifs de sa compagnie hors-rang, de son train de combat et d’éléments d’autres corps.

  • Ce détachement est encerclé par des blindés allemands sur le Loing. Il subit encore des pertes avant de se regrouper à Montargis. Dans la nuit, il franchit la Loire à Gien.

  • Avec ses maigres moyens, le 12e R.E.I. combat sur le Cher, la Creuse et la Gartempe.

22 juin 1940 : le 12e R.E.I. incorporé au dispositif de défense de Soissons puis dans celui du repli de la VIe armée dans la vallée de la Meuse puis dans celle de la Seine, ne compte plus que 300 hommes valides, serrés autour de leur colonel et de leur drapeau, un peu au nord de Limoges, à Saint-Amand-Mongeron dans le Cher, quand l’Armistice met fin aux combats.

  • Son attitude en ce mois de juin 1940, avec bravoure et héroïsme, vaut au 12e R.E.I. une citation à l’ordre de l’Armée.

  • Ses officiers témoignent du dévouement, de l’énergie et du courage des ces légionnaires engagés volontaires pour la durée de la guerre, n’ayant reçu qu’une formation militaire de trois mois avant d’être soumis à l’épreuve du combat.

  • Un monument est élevé à Neuilly-Saint-Front dans l’Aisne pour rappeler le souvenir des combats héroïques des légionnaires.

Créé le 24 février 1940, le 12e R.E.I. est dissous le 25 juin de la même année, après l’armistice.

 

Jean Balazuc P.P.P.P.

Sources :

La Charte de la F.N.A.M. en 2001.

La Légion Etrangère – Voyage à l’intérieur d’un corps d’élite de John Robert Young & Erwan Bergot – Editions Robert Laffont – 1984.

La Légion Etrangère – 1939-1945 – de Pierre Dufour – Editions Heimdal – 2000.

Le 3e Etranger et le 4e Etranger – Philippe Cart & Tanneur Tibor Szecsko – Les Editions du Fer à marquer – 1987 pour le 4e et 1988 pour le 3e.

Histoire de la Légion de 1831 à nos jours du capitaine Pierre Montagnon – Pygmalion – 1999.

Histoire de la Légion Etrangère – 1831-1981 – de Georges Blond – Plon 1981.

Site Mémoire des hommes du S.G.A.

Site du 12e R.E.I. dans MemorialGenWeb.

Site du 12e R.E.I., kwaak99.demon.nl.

Site des divisions d’infanterie ATF40.

Site de ‘’Historia Legio More Majorum’’.

Sites de Wikipédia.

 

Les 10 officiers du 12e R.E.I. morts pour la France en juin 1940.

Dallin Arthur, aspirant au 12e R.E.I. ; mortellement blessé au combat le 06.06.1940 dans l’Aisne. Décédé le 12.06.1940 à Luzancy dans la Seine-et-Marne.

Dugau Raoul, né le 06.07.1909 à Puch d’Agenais dans le Lot-et-Garonne ; lieutenant au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 14.06.1940 à Bazoches dans l’Yonne.

Garnier Charles Albert Paul, né le 30.07.1915 à Neuilly-sur-Seine dans la Seine ; aspirant au 12e R.E.I. ; mortellement blessé au combat le 07.06.1940 à Pasly dans l’Aisne. Décédé le 08.06.1940.

Genet Claudius francisque Pierre, né le 26.08.1900 à Champagne dans l’Ain ; lieutenant au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 10.06.1940 à Longpont s/Ourcq dans l’Aisne.

Gigarel Léon Raymond Auguste, né le 04.03.1918 dans l’Isère; aspirant au 12e R.E.I. ; tué au combat le 06.06.1940 à Sancy les Chenunots dans l’Aisne.

Merlet Jacques Alexandre Jules Raymond, né le 14.02.1909 à Paris dans la Seine ; lieutenant au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 08.06.1940 à Villeneuve Saint-Germain dans l’Aisne.

Pérès Aimé, né le 06.07.1907 à Buais dans le Gers ; lieutenant au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 06.06.1940 à Soissons dans l’Aisne.

Ruilliet Pierre Edouard, né le 29.04.1906 à Paris dans la Seine ; capitaine commandant la 9e compagnie du 3e bataillon du 12e R.E.I. ; mort pour la France le 06.06.1940 à Soissons dans l’Aisne.

Veyrunes Roger Pierre, né le 30.06.1910 à Turenne dans le département d’Oran ; lieutenant au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 06.06.1940 à Couvrelles dans l’Aisne.

Wildt Alma, né le 19.08.1897 à Milan en Italie ; sous-lieutenant au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 06.06.1940 dans l’Aisne.

 

Parmi les 10 officiers morts pour la France, neuf Français et un Italien.

 

Des sous-officiers du 12e R.E.I. morts pour la France.

Brememer Alfred Joachim, né le 16.10.1907 à Paris dans la Seine ; adjudant-chef au 12e R.E.I. ; tué à l’ennemi le 10.06.1940 à Neuilly-Saint-Front dans l’Aisne.

Diat, adjudant au 12e R.E.I. ; tué le 13.06.1940.

Pilot Stanislas Joseph, né le 12.01.1905 à Laka en Pologne ; adjudant au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 13.06.1940 à Saâcy-sur-Marne dans la Seine-et-Marne.

Savi Arthur, né le 18.09.1904 en Estonie ; sergent-chef au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 12.06.1940 à Luzancy dans la Seine-et-Marne.

Steinberger Laszlo, né le 17.07.1911 à Debreczen en Hongrie ; sergent au 12e R.E.I. ; fait prisonnier en juin 1940 : mort pour la France en captivité par électrocution le 14.08.1944 à Lidestahal en Allemagne.

Vuillermoz Maurice Eugène, né le 27.08.1903 à Saint-Claude dans le Jura ; sergent au 12e R.E.I. ; tué au combat à Sucy-sur-Marne dans la Seine-et-Marne le 12.06.1940.

 

Parmi les 6 sous-officiers morts pour la France, un Estonien, deux Français, un Hongrois, un Polonais et un de nationalité non précisée.

 

Caporaux du 12e R.E.I. morts pour la France.

Etter Fritz Edouard, né le 18.03.1909 à Couvet dans le canton de Neuchâtel en Suisse ; caporal au 1er bataillon du 12e R.E.I. ; tué à l’ennemi le 09.06.1940.

Inconnu, caporal au 12e R.E.I. ; tué à l’ennemi le 01.06.1940.

Jouassin Gaston Félix Jean, né le 16.03.1915 à Givors ans le Rhône ; caporal au 12e R.E.I. ; mort pour la France de maladie contractée en service, le 25.07.1942 à La Tronche dans l’Isère.

Monne J., caporal au 12e R.E.I. ; mort pour la France, le 12.06.1940, à Luzancy dans la Seine-et-Marne.

 

Parmi les 4 caporaux morts pour la France, un Français, en Suisse et deux de nationalité non précisée.

 

Hommes de troupe morts pour la France.

Abizanda-Cortz Luis José Antonio, né le 05.02.1910 à Barcelone en Espagne ; légionnaire au 12e R.E.I., tué à l’ennemi le 08.06.1940 à Chasseny dans l’Aisne.

Altman Icyk, né le 19.04.1903 à Czenstochwa en Pologne ; légionnaire au 12e R.E.I., mort pour la France le 08.06.1940 à Ambleny dans l’Aisne.

Andréon Giovanni, né le 02.11.1907 à Tarzo en Italie ; légionnaire au 12e R.E.I. ; tué par balles le 07.06.1940 à Soissons dans l’Aisne.

Andrzejewski Félix, né le 12.10.1907 à Herten en Allemagne ; légionnaire de la 7e compagnie du 2e bataillon du 12e R.E.I. ; mort pour la France le 06.06.1940 à Soissons dans l’Aisne.

Aragon-Beltran Joaquim, né le 24.07.1918 à Alcala de Chivert en Espagne ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 07.06.1940 à Jouy dans l’Aisne.

Bailleul André Gabriel, né le 17.12.1918 à Paubin dans la Seine ; légionnaire au 12e R.E.I. ; tué à l’ennemi le 10.06.1940 à Neuilly-Saint-Front dans l’Aisne.

Banach Schachne, né le 08.10.1905 à Bochnia en Pologne ; légionnaire à la 4e compagnie du 12e R.E.I. ; mortellement blessé ; décédé des suites de ses blessures le 08.06.1940 à Villeneuve-Saint-Germain dans l’Aisne.

Belrado, légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 14.06.1940 à Fontainebleau dans la Seine-et-Marne.

Biasotto Guiseppe, né le 23.09.1918 à Prata Pordenone en Italie ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 08.06.1940 à Acy dans l’Aisne.

Blanks Thomas Gabriel, né le 12.01.1911 à Londres en Grande-Bretagne ; légionnaire au 12e R.E.I. ; tué au combat le 06.06.1940 à La Ferme Vaurains dans la commune de Vaudesson dans l’Aisne.

Borremans Clément, né le 18.11.1899 à Hamme en Belgique ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 08.06.1940 à Acy dans l’Aisne.

Bourassin Maurice Alfred, né le 25.09.1902 à Poilly-les-Gien dans le Loiret ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France lors d’un bombardement aérien le 15.06.1940 à Villethierry dans l’Yonne.

Bovkoune Wladimir, né le 19.04.1903 à Odessa en Russie ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France.

Brodzinski J, né en Pologne ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 12.06.1940 dans la Seine-et-Marne.

Bronsztejn Mordicke dit Marcel, né le 20.08.1919 à Varsovie en Pologne ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 05.06.1940 à Couvrelles près de Soissons dans l’Aisne.

Brozowski J., né en Pologne ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 02.06.1940.

Brunetti Second Constant, né le 13.02.1907 à Dronero en Italie ; légionnaire au 3e bataillon du 12e R.E.I. ; tué à l’ennemi le 07.06.1940 à Fourf dans l’Aisne.

Calvo-Castro Jacques Constantin Raphaël, né le 20.05.1910 à Sorzano en Espagne ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 07.06.1940 à Vaudesson dans l’Aisne.

Candido-Bibiano, né le 21.10.1917 à Madrid en Espagne ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 08.06.1940 à Berzy-le-Sec dans l’Aisne.

Carli Romano, né le 17.01.1914 à Lévico en Italie ; légionnaire à la 5e compagnie du 12e R.E.I. ; mort pour la France le 10.06.1940 à Neuilly-Saint-Front dans l’Aisne.

Carrero Antonio Dominico, né le 10.12.1912 ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 18.02.1941 à Vaudesson dans l’Aisne.

Caze Gaston Gustave, né le 06.03.1918 à Plessis-Sainte-Opportune dans l’Eure ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 09.06.1940 à Marizy-Saint-Mard dans l’Aisne.

Chmielewski Bzeslavi Vitalis, né le 17.06.1914 à Nangatueck aux Etats-Unis ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 08.06.1940 à Soissons dans l’Aisne.

Ciesielski Joseph, né le 03.04.1916 à Pichary en Pologne ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 08.06.1940 à Neuilly-Saint-Front dans l’Aisne.

Colautti Remigio, né le 30.09.1916 à Castelnovo en Italie ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 05.06.1940 à Ambleny dans l’Aisne.

Colliot Marcel Camille, né le 16.10.1918 à Saint-Denis-de-Palin dans le Cher ; légionnaire de la compagnie d’appui du 2e bataillon du 12e R.E.I. ; mort pour la France le 08.06.1940 à Villeneuve-Saint-Germain dans l’Aisne.

Crelier Lucien, né le 24.12.1919 à Bure dans la Meuse ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 08.06.1940 à Villeneuve-Saint-Germain dans l’Aisne.

Cruaud Maurice Roger Denis Marc, né le 16.10.1912 à Caen dans le Calvados ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 06.06.1940 à Chavignon dans l’Aisne.

Cuevas y Rodriguez de Segovia Julian, né le 18.04.1916 à Orgaz en Espagne ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 12.06.1940 à Saâcy-sur-Marne dans la Seine-et-Marne.

Cukierman Aron, né le 25.12.1914 à Sosnouice en Pologne ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 11.06.1940 à Neuilly-Saint-Front dans l’Aisne.

Czornij Dimitri, légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 01.01.1944.

Diguisto Dominico, né le 28.08.1903 à Treppo Grande en Italie ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 08.06.1940 à Coeuvres et Valsery dans l’Aisne.

Dub Georges, né le 29.01.1909 à Lobinka ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France, tué à l’ennemi le 06.06.1940 à Villeneuve-Saint-Germain dans l’Aisne.

Duflos Jean Joseph, né le 01.03.1908 à Boulogne-sur-Mer dans le Pas-de-Calais ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France des suites de ses blessures le 16.06.1940 à Laon dans l’hôpital des prisonniers de guerre, dans l’Aisne.

Eeckhout Oscar Joseph, né le 27.07.1902 à Saint-André les Bruges en Belgique ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 10.06.1940 dans l’ambulance principale à Saint-Loup en Champagne dans les Ardennes.

Eroffeff Pierre, né le 12.01.1897 à Moscou en Russie ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 20.03.1941 à Chavignon dans l’Aisne.

Fabbri Gino, né le 18.12.1908 à Lizzans ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France, tué à l’ennemi le 07.06.1940 à Chavignon dans l’Aisne.

Fernandez-Juste Teolifo, né le 05.03.1915 à Samboal de la province de Ségovie en Espagne ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 09.06.1940 à Soissons dans l’Aisne.

François Emile, né le 28.01.1906 à Trize Saint-Dizier dans la Meuse; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France des suites de ses blessures le 11.10.1942 Saint-Mandé dans l’hôpital militaire Bégin, dans le Val de Marne.

Francos Alejandro, né le 12.06.1917 à Gariezo Puesder Santancker en Espagne ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France, tué à l’ennemi le 08.06.1940.

Gaiani Armand, né le 02.05.1914 à Sandhoferm ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France, en juin 1940.

Gallantini Remigio, légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France.

Gallerand Paul Henri, né le 24.07.1909 à Neuilly-Plaisance dans la Seine-et-Oise ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France en juin 1940.

Goncalves José, né le 07.04.1901 à Lagoa au Portugal ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France, tué au combat le 06.06.1940 à Vaudesson dans l’Aisne.

Grabowski Paul, né le 15.01.1921 à Lens dans le Pas de Calais ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 30.01.1945.

Hernando-Azpiolea Julio, né le 03.06.1915 à Caliareta en Espagne ; légionnaire au 12e R.E.I. ; fait prisonnier ; mort pour la France le 30.11.1941 à Gusen en Autriche.

Hodiak Stephan, né le 25.04.1912 à Prezmysl en Pologne ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 08.06.1940 à Soissons dans l’Aisne.

Huart Achille Edouard Henri, né à Revin dans les Ardennes ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 06.06.1940 sur le Chemin des Dames dans l’Aisne.

Indyk False Sprotzer Jonaz, né le 24.03.1913 à Zameczek en Pologne ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France, tué au combat le 05.06.1940 à Jouy dans l’Aisne.

Jamain Robert Gabriel, né le 04.05.1914 à Le Sireuil dans la Charente ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 06.06.1940 à Chavignon dans l’Aisne.

Jannerat Jules Xavier, né le 17.01.1906 à Courtedoux en Suisse ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France, tué au combat le 10.06.1940 à Neuilly-Saint-Front dans l’Aisne.

Jurado Rivera alias Currado Bernardo de los Santos Innocents, né le 01.01.1903 à Villafranca en Espagne ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France, tué au combat le 06.06.1940 à Missy-sur-Aisne dans l’Aisne.

Kaspzak Etienne, né le 21.09.1903 à Lodz en Pologne ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 08.06.1940 à Villeneuve-Saint-Germain dans l’Aisne.

Kaufman David, né le 06.03.1904 à Wlodavva en Pologne ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France des suites de ses blessures le 04.09.1940.

Kawa Stanislas, né le 17.10.1906 à Poznan en Pologne ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 08.06.1940 dans l’Aisne.

Klein Rudolf, né le 30.10.1904 ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 06.06.1940 sur le Chemin des Dames dans l’Aisne.

Konieczny Marcel, né le 01.12.1908 à Ochek en Pologne ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France.

Kopelowiez Wolf, né le 20.07.1907 à Sweciany en Pologne ; légionnaire au 12e R.E.I. fait prisonnier ; mort pour la France le 29.04.1945 à Wilheminnenhof en Allemagne.

Kowacki Stanislas, né le 18.02.1916 en Pologne ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France, tué au combat le 07.06.1940 à Vénizel dans l’Aisne.

Krawezuk Grégoire, né le 10.02.190 à Siclackoweze en Pologne ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France, tué au combat le 06.06.1940 à Aizy-Jouy dans l’Aisne.

Kuhaupt Louis Georges, né le 25.11.1906 à Casseb en Allemagne ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France, tué au combat le 08.06.1940 à Farine sur le Vesle dans l’Aisne.

Kulig Charles, né le 15.07.1903 à Parobka en Pologne ; engagé à Lille ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France, tué au combat le 08.06.1940 à Villeneuve-Saint-Germain dans l’Aisne.

Kwiatek Boleslav, né le 13.08.1913 à Copenhague au Danemark ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 10.06.1940 à Crouy dans l’Aisne.

Lange Joseph, né le 24.11.1901 à Plemie en Pologne ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 07.06.1940 à Soissons dans l’Aisne.

Laroche Lucien, né le 25.07.1914 à Cormeilles-en-Parisis dans la Seine-et-Oise ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 06.06.1940 à Allemant dans l’Aisne.

Larsy Georges, né le 15.09.1909 à Haine Saint-Pierre en Belgique ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 28.05.1940.

Lasala-Tena Ramon, né le 11.05.1911 à Urréa de Gaen en Espagne ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 08.06.1940 à Villeneuve-Saint-Germain dans l’Aisne.

Lederman Pejssach alias Paul, né le 24.09.1916 à Varsovie en Pologne ; engagé à Paris ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 08.06.1940 à Celles-sur-Aisne dans l’Aisne.

Lefèvre Clotaire, né le 10.08.1897 à Bornel dans l’Oise ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 08.06.1940 à Villeneuve-Saint-Germain dans l’Aisne.

Le Gall Jean Sébastien, né le 21.06.1908 à Saint Ségal dans le Finistère ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France, tué au combat le 08.06.1940 à Vénizel dans l’Aisne.

Le Savetier alias Duclos Paul Emile Edmond, né le 15.02.1902 à Campigny dans le Calvados ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 09.06.1940 à Senlis dans l’Oise.

Liberman Moszek Chaim, né le 03.02.1909 à Telenica en Pologne ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 08.06.1940 à Villeneuve-Saint-Germain dans l’Aisne.

Lichtman Jacob, né le 23.03.1909 à Varsovie en Pologne ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France en juin 1940 à Soissons dans l’Aisne.

Litwak Nechim, né le 05.09.1904 à Brest-Litowck en Pologne ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 07.06.1940.

Loss Severino, né le 03.01.1913 à San Bovo en Italie ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France, tué au combat le 05.06.1940 à Jouy dans l’Aisne.

Lust Félicien Gustave, né le 12.06.1911 à Dunkerque dans le Nord ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 06.06.1940 à Allemant dans l’Aisne.

Maciupa Michel, né le 23.11.1908 à Wankowa en Pologne ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 05.06.1940 à Chairgnon dans l’Aisne.

Mackowiak Antoine, né le 16.05.1905 à Hamborn en Allemagne ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France, tué au combat en juin 1940 à Villeneuve-Saint-Germain dans l’Aisne.

Majerfeld Israël Leib, né le 16.03.1908 à Varsovie en Pologne ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 04.06.1940 à Calais dans le Pas-de-Calais.

Mandelbaum Icko, né le 20.09.1897 à Siedlee en Pologne ; légionnaire au 12e R.E.I. ; fait prisonnier ; mort pour la France d’une maladie le 10.08.1941 à Fallingbostel en Allemagne.

Marcorelle Lucien Charles, né le 15.09.1918 à Saint-Martin de Ré dans la Charente-Inférieure ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France, tué au combat le 06.06.1940 à Vailly-sur-Aisne dans l’Aisne.

Marlot André, né le 22.07.1903 à Nogent-sur-Oise dans l’Oise ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 12.06.1940.

Melczarz François, né le 12.04.1914 à Atwoch en Pologne ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 08.06.1940 à Villeneuve-Saint-Germain dans l’Aisne.

Melvill Van Carnbee James Henri Wilhem Frédéric Gaston, né le 11.12.1906 à Amsterdam aux Pays-Bas ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 07.06.1940 dans l’Aisne.

Mesmacque Paul Albert François, né le 21.04.1902 à Bougy en Belgique ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 08.06.1940 à Villeneuve-Saint-Germain dans l’Aisne.

Metral Paul, né le 26.01.1901 à Nantes dans la Loire Inférieure ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France, tué au combat le 09.06.1940 à Sancy les Chenunots dans l’Aisne.

Miodowski Jakob, né le 28.08.1910 à Varsovie en Pologne ; engagé à Paris ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 26.06.1940 à Chamigny dans la Seine-et-Marne.

Mommaerts Marcel, né le 22.04.1920 à Azay-sur-Cher dans l’Indre-et-Loire ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 06.06.1940 à Allemant dans l’Aisne.

Moreck N, légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 12.06.1940 dans la Seine-et-Marne.

Moser Richard, né le 31.12.1898 à Vienne en Autriche ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 07.06.1940 à Sermoise dans l’Aisne.

Mulkens Gérard, né le 04.06.1907 à Hamous en Belgique ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 06.06.1940 à Vaudeston dans l’Aisne.

Navarro Trujillo Emiliano, né le 20.07.1917 à Santa-Cruz de Madela en Espagne ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 06.06.1940 à Loffause dans l’Aisne.

Nee alias Vandenpitre Pierre Raymond Auguste, né le 10.10.1913 à Saint-Lô dans la Manche ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France, tué au combat le 07.06.1940 à Allemant dans l’Aisne.

Nowak Marc, né le 28.02.1913 à Maslowice en Pologne ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France, tué au combat le 13.06.1940 à Saacy dans la Seine-et-Marne.

Osiek Max, né le 03.12.1912 à Cracovie en Pologne ; légionnaire de la compagnie de commandement du 12e R.E.I. ; mort pour la France.

Panes Gil José, né le 15.09.1918 à Alméria en Espagne ; légionnaire au 12e R.E.I. ; fait prisonnier ; mort pour la France en déportation le 02.02.1942 à Gusen en Autriche.

Panizolli Alfred François, né le 16.11.1910 à Prestine en Italie ; engagé à Epinal ; légionnaire au 12e R.E.I. ; disparu en juin 1940.

Pauwen Joseph Léonard, né le 26.10.1899 à Oupeye en Belgique ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France des suites de ses blessures le 10.06.1940 à Marzy-Saint-Mard dans l’Aisne.

Perec Icek Juako, né le 19.06.1909 à Lubartow en Pologne ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort des suites de ses blessures le 16.06.1940 à Nogent-sur-Seine dans l’Aube.

Pettinotti Giodanni Jean, né le 17.03.1911 à Sampeyre en Italie ; engagé à Paris ; légionnaire au 12e R.E.I. ; disparu.

Pianezze Pierre, né le 23.05.1915 à San Tomaso en Italie ; engagé à Epinal ; légionnaire au 12e R.E.I. ; tué par des éclats d’obus le 10.06.1940 à Saint-André-les-Vergers dans l’Aube.

Pinkus Wizel, légionnaire au 12e R.E.I. ; tué le 08.06.1940 à Acy dans l’Aisne.

Pomerancz Eugène, né le 26.09.1910 à Budapest en Hongrie ; engagé à Marseille ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France.

Prina Cerai Ezzelino Carlo Franco, né le 07.12.1915 à Camandona en Italie ; engagé à Belfort ; légionnaire au 12e R.E.I. engagé le 04.09.1939 ; mort pour la France le 08.06.1940.

Provenzale Jean, né le 27.01.1910 à Sevigliano en Italie ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 08.06.1940 à Sancy les Chenunots dans l’Aisne, au Fort de la Malmaison.

Puig Armand Antonio, né le 06.02.1913 à Perofita en Espagne ; engagé à Montauban ; légionnaire au 12e R.E.I. ; tué au combat le 10.06.1940 à Ambleny dans l’Aisne.

Rak François, né le 23.03.1903 à Murska Sobota en Slovénie ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France, tué au combat le 10.06.1940 à Neuilly-Saint-Front dans l’Aisne.

Rodopoulos Bazile, né le 06.11.1907 à Smyrne en Turquie ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France de maladie le 09.04.1941 à Berlin en Allemagne.

Rouillon Maurice, né le 31.12.1910 à Constantine en Algérie ; légionnaire au 12e R.E.I. ; tué au combat le 08.06.1940 à Villeneuve-Sain-Germain dans l’Aisne.

Rozenblum Ruben, né le 15.09.1906 à Ploc en Pologne ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France, tué au combat le 07.06.1940 à Noyant dans l’Aisne.

Scandella Sylvio Abraham, né le 17.02.1909 à Orbey dans le Haut-Rhin ; EVDG à Colmar ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 03.06.1940 à Etampes dans la Seine-et-Oise.

Schenker Joseph, né le 24.03.1904 à Joromboly en Hongrie ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France en 1940.

Schermer Truchem, né le 02.02.1906 à Jodlord Jodlawa en Pologne ; EVDG à Lille ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 03.06.1940 à Couvrelles dans l’Aisne.

Schiltz Léon, né le 16.07.1908 à Rumelange au Luxembourg ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France, tué au combat le 06.06.1940 à Chavignon dans l’Aisne.

Schneider Léon Marius, né le 05.03.1897 à Lafrancheville dans les Ardennes ; légionnaire au 12e R.E.I. ; tué au combat le 03.06.1940 à Jouy dans l’Aisne.

Scriabine Cyril, né le 04.08.1899 à Moscou en Russie ; EVDG à Paris ; légionnaire au 12e R.E.I. ; tué au combat le 11.06.1940 à Neuilly-Saint-Front dans l’Aisne.

Serre alias Vandykt Paul Pierre, né le 26.09.1915 à Paris dans la Seine ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France, tué au combat le 08.06.1940 à Villeneuve-Saint-Germain dans l’Aisne.

Serrurier Henri Charles, né le 12.12.1897 à Lille dans le Nord ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France.

Stelmach Timothée, né le 15.03.1908 en Pologne ; légionnaire au 12e R.E.I. ; fait prisonnier ; mort pour la France, tué lors d’un bombardement le 06.03.1944 à Templin en Allemagne.

Szpilfogel Jacob, né le 14.04.1910 en Pologne ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 26.05.1940 à Bouchon dans la Somme.

Szudzik Boleslaw, né le 23.03.1913à Alexandrowa en Pologne ; EVDG à Melun ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France, tué des suites de ses blessures le 05.06.1940.

Szwarberg Ieck, né le 15.10.1903 à Wagrow en Pologne ; engagé à Paris ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 07.06.1940 à Aizy dans l’Aisne.

Szyjan Stéphan, né le 12.01.1915 à Czukiew en Pologne ; engagé au Fort de Vancia dans le Rhône ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 05.06.1940 à Belleu dans l’Aisne.

Szynder Izmul, né le 27.12.1907 à Gora-Kalwarja en Pologne ; EVDG à Paris ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 06.06.1940 à Jouy dans l’Aisne.

Topin Pierre, né le 16.04.1900 à Paris dans la Seine ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 21.06.1940.

Trimborn Joseph, né le 16.03.1916 à Ryazyna en Pologne ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 08.06.1940 dans l’Aisne.

Tropper Abraham, né le 04.12.1903 à Obertyn en Pologne ; engagé à Paris ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France, tué par balles le 07.06.1940 à Soissons dans l’Aisne.

Valle Cloza Ricardo, né le 27.07.1911 à Oruro en Bolivie ; engagé à Pau ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France, tué au combat à Billy-sur-Aisne dans l’Aisne.

Vanderpoorten Lodewojk, né le 17.01.1918 à Neerbecke en Belgique ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 11.05.1940 à Soissons dans l’Aisne.

Vilplane Joseph, légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France, le 06.06.1940, à Sancy les Chenunots dans l’Aisne.

Volland Jean Auguste René, né le 13.02.1913 à Argentan dans l’Orne ; légionnaire au 12e R.E.I. ; tué au combat le 12.06.1940, à Saâcy-en-Marne dans la Seine-et-Marne.

Wasserstein Maurice Isachar, né le 12.12.1904 en Pologne ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort des suites de ses blessures le 09.06.1940, à Troyes dans l’Aube.

Wizel Pinkus, né le 15.02.1902 à Lodz en Pologne ; légionnaire au 12e R.E.I. ; tué au combat le 08.06.1940, à Acy dans l’Aisne.

Wikaryjak Czeslaw, né le 05.07.1905 à Bovinghaussen en Pologne ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 08.06.1940, à Ciry Salsogne dans l’Aisne.

Wojtasinski Stanislas, né le 17.06.1915 à Lorgenbochum en Allemagne ; engagé à Lille ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France, tué au combat le 14.06.1940 à Fontainebleau dans la Seine-et-Marne.

Zairys Stasys, né le 06.12.1919 à Oberlinvak en Lituanie ; engagé à Paris ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France.

Zamatto Louis, né le 22.10.1903 à Aviano en Italie ; légionnaire au 12e R.E.I. ; fait prisonnier ; mort pour la France d’une maladie contractée en service le 21.04.1942, à Kassel en Allemagne.

Zielinski Michel, né le 21.09.1902 à Ezeslawitz en Pologne ; EVDG au Fort de Vancia dans le Rhône ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France, tué au combat le 08.06.1940 à Soissons dans l’Aisne.

Zietek Léon, né le 31.05.1904 en Pologne ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort pour la France le 05.06.1940.

 

139 légionnaires sont indiqués ci-dessus : 41 Polonais, 28 Français, 14 Italiens, 12 Espagnols, 7 Belges, 4 Allemands (d’origine polonaise), 4 Russes, 2 Hongrois, 2 Luxembourgeois, 1 Anglais, 1 Américain, 1 Autrichien, 1 Bolivien, 1 Danois, 1 Lituanien, 1 Néerlandais, 1 Portugais, 1 Slovène, 1 Suisse, 1 Turc (d’origine grecque). La nationalité de 14 légionnaires n’est pas précisée.

Parmi ces légionnaires, il y a vraisemblablement des sous-officiers, des caporaux-chefs et des caporaux, non repérés dans le site du 12e R.E.I. dans MemorialGenWeb.

 

Autres hommes de troupe du 12e R.E.I.

Frant Georges, né le 27.06.1921 à Plock en Pologne ; légionnaire à la 11e compagnie du 3e bataillon du 12e R.E.I. ; démobilisé le 01.02.1941.

Keun Gérard Philippe, né le 10.08.1911 à Chatou en Seine-et-Oise ; légionnaire au 12e R.E.I. ; prisonnier de guerre.

Prudlo Michel Vincent, né le 20.01.1902 à Bobreck en Pologne ; légionnaire au 12e R.E.I. ; mort le 22.01.1940 à Béligneuse dans l’Ain, avant la création formelle du régiment.

 

 

Des généraux français en juin 1940.

Arlabosse Paul Philippe, général commandant la 11e D.I. du 15.01.1940 au 01.07.1940.

Barbeyrac de Saint-Maurice Marie François Armand Roger, général, commandant la 87e Division d’Infanterie d’Afrique du 02.09.1939 au 25.05.1940.

Barré Fernand, général commandant la 7e D.I.N.A. en 1940.

Besson Antoine Marie Benoît, général, commandant le Groupe d’Armées 3, le G.A.3 qui comprend les VIe et VIIe Armées, en 1939-1940.

Boucher Georges Edgar, général commandant la 47e D.I. en mai-juin 1940.

Daille Marius, général, commandant le 45e Corps d’Armée de Forteresse en 1940.

Deslaurens Marcel Emile, général, commandant la 60e D.I. du 01.01.1940 au 17.05.1940. Mort pour la France le 17.05.1940 à Flessingue aux Pays Bas. Il est l'un des treize officiers généraux français morts au cours des opérations de mai-juin 1940.

Dody André, général commandant la 8e D.I. de la VIe Armée du 01.04.1940 au 01.07.1940.

Duchemin, général commandant la 3e D.L.I. pendant la Bataille de France en 1940.

Fougère, général commandant le 24e Corps d’Armée de la VIIe Armée en juin 1940.

Frère Aubert, général commandant la VIIe Armée en 1939-1940. Mort d’épuisement en déportation au camp de concentration du Struthof le 13.06.1944.

Gerodias Paul Henry, général commandant la 29e Division d’Infanterie Alpine du 03.09.1939 au 01.07.1940.

Huntziger Charles, général, commandant la IIe Armée du 02.09.1939 au 04.06.1940.

Hupel, général commandant la 7e D.I. en juin 1940.

Jeannel, général commandant la 23e D.I. du 25.04.1939 au 01.07.1940.

Lenclud, général nommé à la tête de la 19e D.I. le 31.05.1940.

Lestien Georges Eugène, général commandant la 28e D.I., en juin 1940.

Martin Henry, général, commandant la 87e D.I.A. en juin 1940 au cours de la bataille sur l’Ailette ; la 87e D.I.A. fait partie des unités qui se replient en ordre et combattent jusqu’à l’extrême fin des combats.

Molinié Jean-Baptiste, général commandant la 25e division d'infanterie motorisée du 02.09.1939 au 31.05.1940.

Noël, général commandant le 17e Corps d’Armée de la VIe Armée du 02.09.1939 au 25.06.1940.

Noiret, général, commandant la 7e Division d’Infanterie Coloniale en 1939-1940.

Parvy, général, commandant la 63e D.I. du 45e C.A.F. de la VIe Armée en 1940.

Sciard, général commandant le 1er Corps d’Armée de la VIIe Armée du 21.09.1939 au 01.07.1940.

Texier, général, commandant la 57e D.I. du 45e C.A.F. de la VIe Armée en 1940.

Touchon Robert-Auguste, général commandant de la VIe Armée en mai-juin 1940.

Weygand Maxime ; le 19 mai 1940, il reçoit le commandement de tous les théâtres d’opérations.

 

Des généraux allemands en juin 1940.

von Bock, général commandant le Heeresgruppe B avec la VIe Armee et la IXe Armee.

Böhme, général commandant le 43e Armee Korps de la IXe Armee.

Clössner, général commandant la 25e I.D. du 18e A.K.

Dehmel, général commandant la 292e I.D. du 42e A.K., en réserve.

Dennerlein, général commandant la 290e I.D. du 18e A.K.

Herzog, général commandant la 291e I.D. du 42e A.K.

Karl, général commandant la 263e I.D. du 5e A.K.

Koch, général commandant le 44e Armee Korps de la VIe Armee.

Kübler, général commandant la 1ère Gebirgs Division du 44e A.K.

Kuntze, général commandant le 42e Armee Korps de la IXe Armee.

von Löper, général commandant la 81e I.D. du 18e A.K., en réserve.

Mattenklott, général commandant la 72e I.D. du 44e A.K.

von Reichenau, général commandant la VIe Armee.

Ruoff, général commandant le 5e Armee Korps de la VIe Armee.

von Speck, général commandant le 18e Armee Korps de la IXe Armee.

Sorsche, général commandant la 50e I.D. du 42e A.K.

Strauß, général commandant la IXe Armee.

Wetzel, général commandant la 255e I.D. en réserve du 5e A.K.

 

 

 

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