
Joyeux Camerone 2026 !
Camerone d’hier et de toujours !
« Quand tout est perdu pour le légionnaire au baroud, du fond de la mémoire jaillit l’impérieux souvenir, ancré là par tant de commémorations solennelles : Camerone. Il lui dicte son ultime détermination ».
Cette magnifique phrase a été écrite par Georges Manue, cinq fois cité, et qui par trois fois s’engagea à la Légion étrangère, en 1921 lors de la guerre du Rif, en 1939 au 11ème REI où il fut blessé, prisonnier et s’évada, et en 1944 au RMLE. Elle prouve que c’est la solennité du rite annuel de Camerone, et la tradition si vivante de son esprit, qui permettent aux légionnaires de tous grades de refaire chaque année le serment de Camerone, à leur manière et dans leur for intérieur, et d’être fidèles aux hommes de notre célèbre hacienda, dont le nom est devenu symbole des plus hautes vertus militaires, dont la première, la fidélité à la parole donnée.
Les hommes du capitaine Danjou ont eu confiance dans la mission reçue. Bien qu’isolés, leur détermination a été inébranlable. Ils n’ont pas cédé, ils ne se sont pas laissé impressionner par l’écrasante supériorité du nombre. Ils ont eu le courage de donner leur vie pour la réussite de la mission. Mais leur plus grande victoire est le respect qu’ils ont inspiré à l’ennemi : « on ne refuse rien à des hommes comme vous ! ».
Ce testament qu’ils nous ont légué a été remarquablement décrit par le général Olié lors du baptême de la promotion de Saint-Cyr « Centenaire de Camerone » : « … l’honneur légionnaire puise ses sources, comme la foi, d’une part dans la stricte discipline qui moule l’homme, lui dicte durement les limites du bien et du mal, et d’autre part dans l’adhésion volontaire certes de par le contrat mais devenue insensiblement une adhésion de cœur et de l’être entier à la morale du devoir… Dans un monde de petite foi, ce legs donne la certitude grave, exaltante, durable, d’agir et de servir un idéal d’honneur et de fidélité qui nous dépasse. »
Pour nous, anciens, ce testament, cette « adhésion volontaire », restent d’actualité et doivent continuer à nous animer, poussés par notre fierté d’avoir servi avec honneur et fidélité, pour :
- accueillir et soutenir nos frères d’armes les plus faibles ;
- poursuivre notre devoir de mémoire envers notre si belle Légion ;
- témoigner dans nos cités comme le mentionne le code d’honneur de l’ancien légionnaire : dans ma cité, je suis fier que mes relations disent de moi avec considération : « c’est un ancien légionnaire ».
Rien ne se ferait sans l’appui de nos familles que je salue chaleureusement et pour lesquelles j’exprime ma profonde reconnaissance de nous avoir tant soutenus et de nous soutenir encore.
Alors, restons confiants ! N’ayons pas peur, et confortons notre engagement auprès de nos associations d’anciens légionnaires, que ce soit en France ou à l’étranger. Camerone est l’occasion de nous retrouver, pour réentendre avec ferveur le récit du combat du 30 avril 1863, pour nous recueillir pour nos morts, pour festoyer, et en union avec ceux qui seront seuls en ce jour glorieux, pour rendre tout simplement hommage aux hommes de Camerone et à tous ceux qui leur ont succédé pour la gloire de notre si belle Légion.
Joyeux Camerone, et vive la Légion étrangère par le témoignage de ses anciens et de leurs familles dans nos cités !